|
|
November 08 Néophyte de la course à pied, il faut que je mette un pied dans la FFA pour découvrir un mode riche et passionnant. Ce week-end se déroulait les 24h d'Aulnat. Après 22 heures de course rien est joué ... Chapeau bas !
"A deux heures de l'arrivée, (Stéphane Collard)
progressait encore sur des bases de 254 km, lorsque pris par un
malaise, comme bloqué et dans l'incapacité de rejoindre son stand, il a
été contraint de s'arrêter 45' sur le parcours. Philippe Propage, son entraîneur,
apporte cette explication : « Il a sans doute eu un petit malaise
vagal. Il avait envie de vomir, mais il n'y parvenait pas et il
ressentait des fourmillements dans tous ses membres. Ce problème est
sans doute lié à la digestion. Si ces athlètes mangent peu, ils mangent
souvent. L'organisme n'est pas habitué à un tel régime et la fatigue
aidant, plus des conditions météos délicates, ça peut amener à ça. Le
plus terrible, c'est que 15' avant que Stéphane sombre, jamais je
n'aurais pu imaginer cela » Mais monstre de volonté qu'est, Stéphane Collard réussira à repartir « Sans ça j'aurais perdu la course » : commente-t-il. Et Stéphane de poursuivre : « Je
suis reparti à la volonté, parce que je savais que pour espérer
décrocher un ticket pour le mondial de Brives, gagner était une
condition sine qua non. Aussi, il y a eu les mots de ma famille et de
mon entraîneur. Je me disais aussi que je n'avais pas forcé autant,
pour lâcher à la 22ième heure. Je m'en serais voulu. Au
final, je suis satisfait. Je porte mon record à 245,512 km et je suis
en position d'être sélectionné. Mais je suis horriblement fatigué. La
nuit, il a fait 0° et il a plu souvent. Egalement, ce parcours n'était
pas si facile. Il présentait beaucoup de virages et comportait une
descente et une montée." Le week-end prochain je bascule de pratiquante à bénévole pour les 92km "Sur Les Traces du Loup aux pieds verts". Dès 3h15 je serai place de la Mairie à Sizun avec l'ensemble des bénévoles pour soutenir la petite équipe de 45 farfelus dont 3 femmes (désolée de vous abandonner les copines ... Je serai là pour vous soutenir !!! ) . Nous prendrons la direction de Saint- Thégonnec (vestiges du Château Penhoat) pour un départ à 4h. Nous passerons aux PK 69 (lac du Drennec), PK 46 (Botmeur) et PK 23 (La Croix) pour y déposer de l'eau et du ravitaillement. On peut voir les coureurs au col Trédudon, au roc Trévezel, sur la montagne Saint Michel ou encore Ménez Kador. Les détails ici !
Comptez sur moi pour vous faire un p'tit reportage de cette fabuleuse aventure ! November 04 Cheminée clamecycoise (58) survolées par un vol de grues cendrées (Grus grus), le samedi 31 octobre 2009 à 17h.
Ce balai dure plusieurs jours. Il peut être répété à quelques jours d'intervalles. Au combien j'aimais observer cette gracieuse migration chaque automne et chaque printemps en Bourgogne, région sur la route des voies migratoires des grues cendrées. Soit vous repérez le "V" caractéristique de leur parade, soit c'est votre oreille qui perçoit leurs cris caractéristiques ! C'était excitant de savoir que ces oies allaient passer la nuit dans le champs "d'en face". Elles se mettaient alors à virevolter des heures au-dessus de ce dernier avant de disparaitre dans une cuvette, cuvette abritée par le petit bois privé d'une belle propriété dans laquelle un château... Un site 100% montagnes tout en images et vidéos : TV Mountain. Romu qui a bien connu l'Aconcagua (plus haut sommet d'Amérique du Sud) m'a alléché en me proposant les liens suivants : - La 1e expé française en 1958, - Une ascension en 2008 par le glacier des polonais, Régalez-vous ! November 02 Retour sur Terre et à d'autres passions. Ci-joint un communiqué de presse qui pourrait en intéresser plus d'un : cliquer ici ! Le Roc nantais, vu par mon supporter favori !  November 01 Cette année 2009 est la dernière année où le festival des templiers se déroulera à Nant. Compte-rendu de mon week-end...
Je pars avec Alain
Abjean, passionné de tennis de table et membre de l'association des
Cavaleurs de Brest, que j'ai rencontré sur le forum YaNoo.net. Mes
parents m'avaient pourtant prévenue de ne jamais monter dans la
voiture d'inconnus... Nous faisons connaissance à l'occasion
d'une rencontre furtive quelques jours avant le départ : Ouf !
Vendredi 23 octobre,
il est tout juste 7h. Alain est en avance et moi pas tout à fait à
l'heure. Dire que je l'ai pressé pour qu'on ne parte pas trop tard …
Nous roulons
tranquillement de Brest vers Nantes pour joindre Nant dans l'Aveyron
avant la nuit... Quand Alain bavarde il ralentit... Zut ! On ne va
pas gagner beaucoup de temps avec ça.. et puis moi qui n'aie pas non
plus ma langue dans ma poche... Sauf une pause éclair pour déjeuner
et une pause photo du pont de Millau (Alain est un fan de la gâchette
!) nous arrivons avant la tombée de la nuit.
Profitant ainsi d'une
belle vue sur la descente du Roc nantais je rassure Philippe Propage
au téléphone. Il renforce mon sentiment. Par rapport à l'effet que
m'avait fait le domaine de La Plagne lors de mon arrivée sur le lieu
de la 6000D en 2008, celui de la vision des falaises qui bordent
Nants est carrément encourageant ! Les causses vont être un superbe
terrain de jeux !
Vendredi soir
: immersion !  Photo : Guillaume Moreau
Endurance trail,
A notre arrivée nous
allons bavarder avec notre voisin de camping Pascal Leray, qui termine
7e (!) de EUT. l est surprenant de fraicheur ! Il nous annonce les conditions difficiles vécues par nos
compères au sommet de l'Aigoual. Malgré les pluies
diluviennes de la veille, l'organisation a maintenu l'Endurance Ultra
Trail bien que contrainte à amputer le parcours de quelques
kilomètres. Patrick Lucas et Guillaume Moreau sont arrivés depuis
mercredi soir pour y participer. La région occupée par le parc
naturel régional des grandes causses n'est pas très bien dotée
coté réseau télécom : Nous apprenons trop tard que Patrick est passé à Revens au moment où nous y étions...
Nous avons la chance
d'être hébergés à Revens, point de ravitaillement de l'EUT comme
du marathon. Voilà une belle occasion d'éviter les bouchons. Car oui,
il peut y avoir des bouchons dans ce coin reculé de France, surtout
le dernier week-end du mois d'octobre et ce depuis 15 ans maintenant
!
Retrait des
dossards au salon du trail,
Pendant que nos ultra
traileurs bretons s'apprêtent à dévaler les
derniers kilomètres qui les mènent à Cantobre puis au Roc nantais de nuit, nous pénétrons dans le salon du trail. L'endroit est calme
comparé à ce que nous vivrons le lendemain. C'est bien agréable !
On retrouve avec joie Pascal et Magali Jugie de l'extrême trail de
Grand Brassac et de « la pire est née » avec lesquels il
est doux de prendre des nouvelles du Périgord. Nous croisons la
bretagne à tous les coins du salon. Les bretons sont venus en nombre
encore une fois. Je reconnais Samuel et 2 de ses amis venus faire la
promotion du trail Glazig (lequel je vous recommande tout comme le
Grand Brassac ou encore La pire est née où j'ai déjà réservé
une place pour l'été 2010!)
Nous trouvons bientôt
le poste de retrait des dossards où il est possible de participer à
un tirage au sort. J'y gagne une bouteille Camelbag et une paire de
chaussettes. Si j'allais chausser des bottes de 7 lieues ce week-end,
on ne m'appelle pas pour autant « Berthe aux grands pieds »,
de taille 42-44, ces chaussettes ont fait un heureux !
Samedi
: Marathon des templiers, 18km, templière, trophée Vanoni et
semi-raid de la diagonale des fous,
Réveil
musculaire...
Il est 8h.
Discrètement je me glisse dans mes vêtements, enfilant mon camel
déjà équipé pour la course du lendemain. Patrick et Guillaume
sont rentrés aux alentours de minuit. Ils ont tous les deux terminés
le EUT malgré quelques pépins sans gravité mais un peu gênants : Échauffements pour le premier et inflammation au genou pour le
deuxième.
Je pars pour mon
dernier footing. Il fait frais au dehors. Le brouillard donne à
cette matinée une belle ambiance automnale. Un chasseur dont le
fusil est cassé scrute l'horizon. On entend ses chiens aboyer en
contrebas. La ligne de l'horizon est brisée par une végétation
rase et clairsemée. Le plateau karstique sur lequel est installé
Revens, a été modelé par des siècles d'agropastoralisme. J'aime
ce charme bien particulier. Que la France est belle ! Et vive le
trail !
Photo : Guillaume Moreau
De retour au
mobile-home les gars ont disparu. Ils sont partis se doucher. J'ai dû
les réveiller... Je les rejoins vite. Une petite toilette, petit dèj' entre copains et bavardages.. Et c'est
avec une certaine impatience que je rejoins le salon du trail ! Le
soleil a percé l'épaisseur des nuages. De belles couleurs
flamboyantes se reflètent dans le miroir qu'est devenu le revêtement
de la route qui rejoint la vallée. Revens est placé sur un
promontoire.
Au
salon du trail,
L'entrée du village
de Nant est bloquée par des barrières où des bénévoles
organisent le parking. Le salon est situé à l'opposé de notre lieu
d'arrivée ce qui nous permet de visiter le village. Le patrimoine
architectural a fait l’objet d’attentions particulières : les
ruelles étroites abritent de petites boutiques traditionnelles. J'ai
du mal à contenir ma curiosité. De mes mains je caresse furtivement
cette superbe porte en bois ou ce mur tortueux qui a été témoin
d'une si riche histoire ! Au Xe siècle les moines bénédictins ont
asséché le marécage et créé un réseau de canaux. Nants avait
été appelé le « jardin de l'Aveyron » car à l'époque
cette irrigation a permis la plantation de vergers et de vignes.
Certains se souviendront de ces canaux qui serpentent le village :
je pense à un photographe qui a fait les frais de son inattention au
départ de la grande course !...
Les bretons ne passent jamais inaperçus. Guillaume, Patrick ou Alain rencontrent des amis. Ca
papote bon train. Nous finissons par arriver sous les chapiteaux.
Notre groupe éclate. Je file à la rencontre de Philippe. Je sais
que je n'aurai pas de mal à le retrouver... Je bouillonne
intérieurement. Je discute un peu avec Mireille et ses amis
rencontrés au trail de « Courir pour des pommes » de
Génilac pendant que Philippe discute avec David Laget. Ce dernier
tient un stand d'équipement pour le trail. Après quelques mots
échangés, Philippe exige que je quitte cette ambiance et encourage
David à en faire de même malgré ses obligations. Il ne faut pas
griller ses cartouches inutilement. Un p'tit coucou à Pascal et
Magali du Grand Brassac et aux bretons du Glazig et nous remontons
sur notre rocher pour déjeuner.
Pause déjeuner
et sieste,
Après le déjeuner je
dois réaliser une dernière séance de sophrologie
recommandée par Cédric Lagrange. Je crois que toute cette excitation
m'a épuisé. Je devrai m'y reprendre à 2 fois pour terminer la
séance !!! J'arrive à l'état sophronique et le dépasse dans la
foulée basculant de la veille au sommeil sans transition.. Je
m'endors ! Je devais me projeter sur le lendemain de course et avoir
un regard détaché et positif sur la course et bien ce sera pour une
autre occasion ! Pour le moins je suis bien détendue et ce petit
aparté m'a fait le plus grand bien !
Ambiance
compétition,
Il est 15h30. Le
marathon passe à 500m du camping ! Les premiers sont annoncés. Nous filons prendre l'air et participer à la fête. Tant pis pour la
reconnaissance du parcours. Nous verrons passer les premiers et
j'attends le passage de Nicolas situé dans le groupe de tête avant
de rejoindre Cantobre. Dans un lacet de la route se trouve un pont.
Le sentier emprunté par les coureurs passe en dessous et remonte au
niveau de la route avant de se redresser pour enjamber le Roc nantais
qui déverse ensuite les coureurs sur Nant. Les spectateurs sont
nombreux et pas avares d'encouragements : Une bien belle fête !
Quelques longues
minutes plus tard nous reprenons la voiture. Nous assistons aux
arrivées simultanées de la templière, du 18km et du marathon, un
peu en contrebas du village. Stéphane Madec et les amis de Courir à l'infini sont présents. Ils ont couru l'endurance trail et
s'engagent le lendemain sur la grande course des templiers. Ils
termineront tout cela dans la plus grande discrétion... ! Voilà le genre d'exploits que les
médias ne devraient pas oublier de citer... Combien de personnes
d'exception restent dans l'ombre. Tout est histoire de modes, de
mouvances, de … enfin bref : Ne sommes-nous pas tous uniques et par
là tous un peu exceptionnels ! La richesse est en chacun d'entre
nous et dans les propriétés qui naissent de nos associations !
Nicolas sera victime
d'un souci de hanche (en fait il fait semblant histoire de racourcir l'épreuve ). Je ne le reverrai pas. Philippe termine les 18km de sa
course aux cotés du médecin de l'équipe de France. Mireille part les rejoindre dans la foulée, à leur passage devant nous. . Je rejoins
Alain, Patrick et Guillaume. Nous décidons de rentrer. Éclats de
rires lorsqu'à la croisée d'une rue Philippe me commande de vite rentrer me reposer. Il est
déjà 18h30 et le réveil, malgré le changement d'horaire sera très
matinal donc...
Au diner j'apprends
que Julien Rancon a battu son record personnel arrivant premier au
trophée Vanoni et que leur équipe finit 2e (Course de montagne.
Résultats sur: http://www.gscsimorbegno.org/)
. Sur l'île de la Réunion si notre Gérard Gauthier « national »
est victime d'un souci qui l'empêche de boucler la Diagonale des
fous, Gérard Racinne, notre rennais insatiable qui a couru le
semi-raid « en marron » faute de dossard, termine avec le
9e et 2e V1 en 11h38 !!! Une victoire au goût amer mais qui ne
l'arrêtera pas, soyez-en certains !
Aller, je mets des
boules Quiès, m'allonge sur la banquette et sombre finalement très
vite dans le sommeil. Je m'offre alors 6 heures d'un bon sommeil.
Dimanche
: la grande course des templiers,
Arrivée au
village, ambiance...
Il est 3h du matin.
L'appétit n'est pas vraiment là mais ce n'est pas franchement lié
au stress. J'avale la charge de glucides calculée pour deux bonnes
heures d'attente avant le départ. J'ai glissé une barre de fruits
secs à consommer dans l'heure qui précède le départ. Dans la
précipitation j'ai oublié ma boisson d'attente... Je suis surprise
de la manière dont je vis ce manquement. C'est avec un réel
détachement que j'ignore ce grain de sable...
Je m'attendais à
trouver un monde fou dans le village. Finalement je trouve la petite
place plutôt dégagée. Il faut dire que nous avons une bonne heure
d'avance sur l'heure du départ de la course. Ma pipette fuit.. Il
n'y a pas grand chose à faire me semble-t il. Je m'approche de
l'arche marquant la ligne de départ. Je bénéficie d'un dossard qui
m'offre un placement préférentiel à l'avant de la colonne de
coureurs, tout près du départ.  Photo : Alain Abjean (ici)
Sans réveil
musculaire, les aiguilles de l'horloge ralentissent soudain leur
ronde... Le temps semble faire une pause pendant que l'on assiste aux
interviews des favoris puis au discours de Gilles Bertrand,
organisateur du week-end des templiers et du marathon des burons . Je
suis derrière Maud Giraud et David Pasquio. Ça me fait du bien
d'échanger quelques mots.
Un
départ rapide...
Soudain la
musique d'Era s'élève, le décompte du temps et …. Je ne sais pas
qui de mes jambes ou de mon cœur précède l'autre. Je suis déjà
emportée dans cet élan magique porté par plus de 2880 coureurs. Un
coup d'œil sur ma montre : 16,5 km/h ! Je lève progressivement le
pied. Maud et les favorites doivent être loin devant. Je cours
quelques mètres aux cotés d'Aurélia Truel qui disparaît à son
tour à mesure que je trouve ma vitesse de croisière. A quoi cela
sert-il de partir si vite ? Mes quelques connaissances en physiologie
m'amènent à privilégier l'économie du carburant face à une bonne
place en tête de peloton.
La traversée de Nant
est rapide. Je n'y vois pas plus que les spectateurs doivent nous
reconnaître face à la puissance de centaines de frontales. Je
n'entends rien, je ne vois rien dans ce brouhaha de piétinements et
de cris. De toute façon je n'attends rien. J'ai un vrai souci de
camel. J'arrive à le retirer tout en courant et à resserrer le
bouchon mais il me posera problème tout le long de la course... Je
me recentre sur moi tentant de calmer l'excitation soudaine d'un
départ explosif et d'effacer l'inquiétude générée par ce petit
souci (là encore je me surprends de ma prise de distance).
En route vers
Sauclières,
La route monte
doucement. Bientôt nous nous engageons sur un chemin. Deux coureurs
parlent de Karine Herry qui serait derrière moi. Je doute toujours
un peu : j'y croirai quand je la verrai. De toute façon j'ai décidé
de faire la course « en footing » puisque la vitesse
moyenne des meilleures nanas l'an passé était inférieure à 10
km/h. Cette vitesse sera pour moi une allure de confort même avec le
dénivelé. Ce confort deviendra tout relatif avec la distance
puisque c'est la première fois que je dépasse 55km de course mais
j'aurai le temps de gérer cela plus tard, quand le jour sera levé.
Le sentier s'avère
très roulant jusqu'à Sauclières (15ième km) . Vers le
7e km me voici aux cotés de Karine ! Super ! Je la salue et lui
glisse que je vais tenter de la suivre. Je pensais courir à une
moyenne de 11km/h jusqu'au sommet du St Guiral. Nous sommes un peu en
dessous mais je me sens si bien que je me laisse porter. Ils sont
bien aises ceux qui reconnaissent l'ancienne voie ferrée s'ils ne sont pas allés reconnaitre le terrain. Avant de plonger sur Sauclières le parcours
devient plat voire ne faux plat descendant : je suis en roue libre.
Soudain des éclats de voix : c'est Cathy Dubois qui nous doublent.
Je suis toujours aux cotés de Karine. Il fait toujours nuit. Sur le
coup, malgré ma maigre expérience, je me dis qu'elle risque de
payer cher son excitation... Je la doublerai quelque part en descente
sur les pentes du St Guiral. La descente j'adore et je sais que je
n'y brule aucune cartouche !
J'arrive à
Sauclières. Le crépuscule est timide. Je fais mon premier arrêt,
1h28 après le départ : un sachet de GO2 HydraMax pour recharger mon
camel et c'est reparti. C'est avec calme que j'ouvre mon sac et j'en
suis très efficace ! Grâce à mon dossard on m'acclame par mon
prénom. Ça c'est sympa ! C'est un super remontant, c'est vraiment
chaleureux !!!
L'ascension
du mont St Guiral et la descente sur Dourbies,
Le soleil est plus
rapide que moi dans l'ascension du St Guiral. Les ombres portées
rendent l'horizon magnifique. Les collines d'abord, les forêts
ensuite, puis les blocs sur lesquels nous posons les pieds, prennent
toute leur importance à mes yeux. Le sommet est dans le brouillard.
Le vent forci à mesure qu'on s'élève. On me dit 10e. J'ai
quitté Karine depuis Sauclières. Bientôt le sentier débouche sur
la lande clairsemée de blocs de calcaires parfois recouverts par
les buis et les genévriers : Attention aux orteils ! Je gagne 2
places en haut de la montée dépassant Caroline Xsay dont
j'ai fait l'agréable connaissance à l'Aubrac lors d'un déplacement
organisé par Bran Héry manager du team GO2 store,bien connu
de tous et alors présent sur la Diagonale des fous qu'il réussi à
boucler dignement. L'ascension du sommet se fait par étapes. 2 ou 3
bosses suivies de belles descentes sur de larges sentiers me
permettent de doubler bon nombre de coureurs qui, parfois, me
reprendront du terrain en montée (faut que je travaille cet aspect
!) Bientôt je rejoins Nicole Volard-Gilet et Anne Valero
(qui devra abandonner pour cause de blessure) Une descente un peu
plus raide me permet de déposer Cathy Dubois. Me voici en
6e position ! La descente du St Guiral ne me pose aucun souci. Je
m'attendais à bien pire.  Photo : Guillaume Moreau,
A Dourbies
je grimpe les quelques marches d'escaliers menant au ravitaillement
en trottinant. L'enthousiasme des spectateurs me motive. Je
recharge à nouveau mon camel : Patrick et Guillaume m'ont apporté
mon jus de raisin. J'y ajoute un sachet de GO2 CarboMax.
Une petite tape dans la main d'un bénévole qui m'a aidé à
recharger mon camel. J'aime ces moments de partage ! Il me dit que la
sainte Vierge située en haut du Suquet veillera sur moi !
Je sors du
village. Philippe est là ! Son visage s'illumine,
probablement tout autant que le mien. Il est trop heureux de me
rappeler ma position dans le peloton de tête des féminines. Une
petite tape amicale que je ne vous détaillerai pas et je
saute sur le sentier qui me porte vers la crête du Suquet. Nous
sommes au 39e km, la mi-course. Je cours depuis 3h47. Malgré son
enthousiasme je souhaite garder les pieds sur terre... « Qué
va piano, va sano (mais pas trop lantano tout de même ! 
De
Dourbies à Trèves,
L'ascension
du Suquet est assez raide. Je n'y perds pas trop de temps car je suis
bien. C'est sur la crête du Suquet que je rejoins Aurélia Truel.
Je l'avais rencontrée au marathon de l'Aubrac où elle est arrivée
première. Il me semble être mieux qu'elle : Secrètement cela me
rassure. Nous bavardons un peu. Elle n'a jamais participé aux
templiers non plus. Nous faisons un bout de chemin ensemble
choisissant alors de conserver nos forces pour courir plutôt que
pour bavarder. La descente sur Trêves est assez raide, parfois
glissante. Devant moi Aurélia chute. Je tente maladroitement de
l'aider à se relever mais elle refuse. Je file... Après une longue
série de lacets en pleine forêt, nous retrouvons la route qui, nous
emmène à Trêves : J'aperçois le pont et le chapiteau blanc dressé
pour l'occasion. Avant-dernier ravitaillement : ce sera un sachet de
GO2 HydraMax pour le camel et un verre de coca et un
morceau de banane par ailleurs. Le village est superbe mais je n'ai
pas le temps de m'attarder à la contemplation... Il y a toujours
autant de spectateurs, tous plus enthousiastes les uns que les autres !
De
Trèves à Cantobre en passant par le Causse-Bégeon, 
Je m'engage
sur le chemin qui monte d'abord en pente douce sur le Causse. Un
ami de Maud me dit qu'elle est en tête et semble en pleine forme.
J'en étais sûre ! J'en suis ravie ! Cela ne m'empêche pas
d'appréhender un peu le parcours sur le causse. A cet endroit les
descentes sont trop courtes pour m'aider à récupérer. Il faut
relancer et je crains de ne pas avoir assez de kilomètres dans les
jambes. Je n'ai jamais couru plus de 55km. J'ai 4 courses de plus de
50 km à mon actif : la Chevreuse en 2008, Guerlédan en 2007 et 2008
et ma dernière épreuve longue : la 6000D en juillet 2008 ! Ensuite
je me suis blessée... J'emboite le pas de coureurs et me cale
sur leur foulée pendant quelques kilomètres. Le paysage est
superbe. Le regard peut balayer l'horizon. Au loin on devine le roc nantais
et la vallée où Nants, encore invisible, doit siéger.  Photo : YMQuemener
Arrive une belle
descente assez technique. Elle nous conduit à un raidillon qui
remonte au dessus de St Sulpice. Mon voisin pensait que nous filions
en descente sur Cantobre. C'était sans compter sur ce fameux coups
de cul. C'est la première fois qu'une montée me gène vraiment ce
pourquoi je relativise assez vite blaguant joyeusement. Il fallait
bien qu'à un moment les organisateurs nous taquinent un peu ! La
descente sur Cantobre est, effectivement, assez casse-pattes. Il est
impossible de dérouler. Il faut sauter des dalles de calcaire,
s'accrocher à quelques buissons, virer sec à droite et puis à
gauche, éviter une racine, … Bref un beau p'tit terrain de jeux
qui, avec la fatigue, nous fait prendre quelques risques pour qui
veut ne pas trop entamer sa vitesse de croisière.
J'arrive à
Cantobre. Je n'ai plus de recharge de poudre GO2. Je vais recharger
avec la boisson énergétique de l'épreuve. L'excès de zèle d'un
bénévole me fait oublier mon dernier gel sur la table... C'est en
bavardant avec Patrick et Guillaume qui m'escortent jusqu'au sentier
qui remonte sur le roc nantais que je m'en aperçois. Ils veulent que
je fasse demi-tour... Il n'en est pas question ! Je ferai sans.. mais
c'était sans compter sur un camel mal rempli d'une solution sucrée
trop diluée... , Je ne me cherche pas d'excuses...
Ascension
du Roc nantais et arrivée à Nant,
A
mi-distance du sommet Karine Herry me double. Je revois le
film se dérouler sous mes yeux. Elle avance plus vite que moi. Je
suis comme scotchée au sol sur un sentier pourtant bien tracé et
sans aspérités. Elle disparaît derrière les arbres..... Il me
faut quelques longues minutes pour retrouver mes jambes. Voyons le
coté positif : elles répondent « présent » pour la
descente. Je bondis entre les blocs, j'accroche avec agilité les
cordes qui m'assurent en cas de dérapage, ne craignant pas de les
serrer fort grâce à mes gants en cuir. Bientôt un chemin de galets
encadré d'un muret dont Patrick m'avait parlé m'annonce l'arrivée.
Je reconnais le passage où j'attendais les coureurs la veille. J'ai
les guiboles en compote. Un autre coup de mou : le carburant manque.
Je suis sur la réserve... Il faut pourtant garder la tête
haute : il y a du monde dans le village et je n'aime pas faire la
tête à l'arrivée d'une course. Les spectateurs viennent aussi pour
le spectacle donc il n'est pas question de faire la tête ! Je serre
les dents un instant puis la force revient... Je passe sur le pont,
je vire à droite dans l'ombre d 'une ruelle qui se termine par un
petit coups de cul. Tout va très vite mais je repasse ce film en
boucle dans ma tête depuis maintenant 8 jours ! On ne prend pas
assez conscience de ces instants qui passent toujours trop vite !
Photo : Bruno Tomozick
Ça y est,
la ligne arrive est devant moi, c'est énorme ! Je balaie l'arrivée
du regard. J'avais promis à Philippe une arrivée en fanfare ! Je
l'aperçois.

Je me rappelle fermer les yeux pour réaliser le premier
saut puis, comme mes jambes sont finalement assez légères, en voici
1 autre puis 2 et puis le speaker qui me dit de faire attention aux
crampes alors forcément j'en rajoute un 3ième ! C'est trop bon. Je
m'allonge au sol. Je lève les pouces pour rassurer les spectateurs.
J'avais juste besoin de me détendre et fermer les yeux. J'avais
besoin de respirer fort et de m'imprégner de l'instant, de toute
cette ambiance... J'ai le derrière trempé de mélange sucré qui
n'a cessé de dégouliner de mon sac depuis le départ. Un dispositif
bricolé que je ne réutiliserai plus ! Quelle soupe dans mon sac
depuis que l'eau a détrempé un des sachets de sucré ! C'est pas très joli pour grimper sur le podium mais
bon... Je suis sur un ENORME nuage de légèreté et de joie !
Je
termine donc 6ième féminine à 4' derrière Karine Herry qui a gagné 9 fois les templiers. Outre Karine, devant moi que de championnes : Maud Giraud sacrée championne de France de trails après avoir réalisé une superbe saison, Laurence Klein (ex- vice-championne du monde et d'Europe des 100km et cette année championne de France de marathon), Isabelle Jaussaud (ex internationale de course en montagne reconvertie au trail depuis 2008) ou encore Corinne Raux (ex-championne du monde de duathlon et championne de France de marathon). Je
suis 64ème en 8h03 sur ce magnifique parcours ! C'est une course
magique et somptueuse qui trouve sa richesse dans un milieu naturel
riche et préservé et dans la multitude des coureurs, des familles,
des amis, des sentiments, des ....... Au fait, l'aligot était savoureux tout comme ces rencontres amicales ! Une autre pensée toute particulière à Yannick Cornanguer et Jean-Jacques Guillou du Challenge de la Solidarité que j'ai eu grand plaisir à croiser sur le parcours et rencontrer plus longuement ensuite
Pour quelques photos : voir la galerie picasa de Alain Abjean ici, la galerie de Guillaume Moreau ici, et une vidéo du JT ici ! Enfin un billet super bien fait et complété de belles vidéo ici. Ne manquez pas non plus le billet de Thierry Breuil : on y apprend tout plein de choses !

Remerciements,
Toutes mes
félicitations aux vainqueurs, à Thierry qui, après lecture de son billet, semble avoir parfaitement bien géré son we et à Maud qui réalise une
belle performance ! Le team GO2 store a sacrément assuré ce
week-end ! (voir le détail sur le site web, billet rédigé par Bran dans le menu "news") Hé, une alimentation haute performance bien utilisée
voilà ce que ça donne !Félicitation à toutes et tous pour l'audace de participer aux Templiers !
Toute ma
reconnaissance envers les organisateurs qui nous permettent de vivre
notre passion en toute sécurité, envers les bénévoles prêts à
veiller sur nous et à nous adresser le moindre petit mot gentil pour nous détendre (attention
aux excès de zèle tout de même...) et enfin envers mes sponsors, Hervé de Running Conseil chez lequel j'ai pu avoir rapidement le matos dont j'avais besoin à la dernière minute et Bran de GO2 qui n'a pas oublié d'encourager le team avant son départ à la Réunion, joignant à son mail quelques précieux conseils d'alimentation.
Un grand Merci à
tous, amis ou collègues, aux bretons qui m'ont chouchoutée de près
comme de loin (n'est-ce pas Alain, n'est-ce pas Cédric ? ), aux habitués du trail ou non.
Toutes mes pensées vers ma famille qui ne comprend pas grand chose à
mes motivations et qui doit se satisfaire de
m'entre-apercevoir entre deux week-end de trail...
Enfin je ne saurai
jamais remercier Philippe Propage d'avoir cru en moi dès notre
rencontre en avril dernier, de m'avoir demandé de m'inscrire sur les
templiers malgré mon passif ! Aujourd'hui je lui dédie ma victoire
personnelle ! « Mieux vaut une séance de moins qu'une séance de
trop » : je ne l'ai pas inscrite sur le plafond au dessus de
mon lit mais ... Avec ménagement nous avons su atteindre et même dépasser notre objectif !
Aller... On remet ça
?!
(et oui, il y a aura une bien belle suite à cette histoire.. voir le prochain billet !)
 De gauche à droite : Alain Abjean, Patrick Lucas, ma pomme et Guillaume Moreau, une équipée efficace et bien agréable ma foi !
Sans oublier...La vidéo bien sûr !
October 21 Et
Galilée détrôna la Terre de sa place au centre de l'Univers... Et
Descartes montra que les certitudes engendrent des erreurs de
jugement... Le doute cartésien devient l'attitude systématique du scientifique ! On peut jeter des pronostics sur la grande course des templiers mais la part du hasard, de l'impondérable est grande !Je me surprends alors à oublier le quotidien, à me focaliser sur cet objectif auquel je donne une importance démesurée.Je bascule dans le doute métaphysique ! J'attends et je doute. Qui un jour n'a pas douté ???  La sophrologie et la PNL (Programmation Neuro-linguistique) sont là pour s'approprier un mental fort, tout au service du physique ! Depuis un dizaine de jours Cédric LAGRANGE, ami et collègue professeur d'EPS, me propose de m'approprier quelques outils de préparation mentale.
Aujourd'hui je me vois déjà faire un bilan festif d'une année 2009 riche et réussie ! Alors, rendez-vous pour le débriefing ?!
En attendant, merci à toutes et tous pour votre soutien ! Je vais maintenant essayer de faire rentrer dans mon sac la liste des affaires encore simplement jetée sur le papier. Des affaires qui vont, une fois de plus, faire le tour de la France en voiture, en train ou encore en métro... October 18 L'air était léger, l'horizon était limpide. Le chant tonitruant d'un merle s'oppose soudain au silence automnal... Ma journée s'est achevée avec une petite balade en vélo apaisante, pour apprécier à sa juste valeur les quelques pépites de la pointe Finistère. En cette saison, la région bénéficie parfois de délicieuses soirées alors que le reste de la France commence à frissonner, essuyant ces premiers frimas...

Lieu de départ et d’arrivée : Village de Nant (alt.
~500m) les 24 et 25 octobre 2009
Distance : 72 km, Dénivelé : ~3500m (positif idem en négatif) fractionnés en
environ 5 cotes majeures et 4 grosses descentes, qualifiées de techniques.
Ma préparation :
Elle se résume à de "crapahus" en montagne entre
mi-juillet et mi-aout suivi d’un entrainement bien structuré de la fin aout à
aujourd’hui (après 2 courses test : un semi-marathon et un trail de 28km)
C’est donc une saison très allégée qui doit me
permettre de sauver les meubles sur cette course mythique ! Certes je manque de distance et de dénivelé mais... Pas d’envie alors…
Mon entrainement est allégé depuis quelques jours et ma régénération se prolonge encore durant une petite semaine. Je
veille également à avoir une alimentation saine qui n’entrave pas ma
récupération et à la qualité de mon sommeil afin de ne rien regretter sur ces 3
aspects. Je vais également préparer mes pieds en les pommadant tous
les soirs.
J’ai bien appris la leçon suite à la
6000D : Ma blessure en fin de course pouvait s’expliquer par la fatigue
neuro-musculaire. La fatigue accumulée sur les trails longs affecte les
qualités des adaptations nerveuses et musculaires nécessaires au rattrapage
d'une dérobade ! Bilan : Surtout veiller à s’engager frais et
reposé(e) sur un trail de cette ampleur !!!
Alimentation des derniers jours :
je respecte ma préparation alimentaire
(notamment pas d’alcool et de plats gras contenant des graisses saturées, des
charcuteries, des viennoiseries, …) durant les 10 jours précédant l’épreuve et
recherche d’aliments peu acides ou alcalins lors des 4 derniers jours. L’hydratation
a été maintenue satisfaisante autant que possible.
|
|
Entrainements
|
Consignes alimentaires
|
Dimanche
|
1h15 footing cool
|
Jusqu’à
mardi midi : * Diminuer
un peu les glucides par rapport à la période d’entrainement
« classique » Limiter la consommation de riz blanc, pates, pois
chiches… * Protéines :
Poissons, viandes blanches, œufs et soja midi et soir, * Lipides :
noix, noisettes, amandes et chocolat 70% (NB ; amandes et noix du Brésil
sont des aliments basiques) * Consommer
fruits et légumes verts à chaque repas pour restaurer l’équilibre
acido-basique (éviter les aliments acides : quelques exemples à fruits pas
assez mûrs, vinaigre, tomates, moutarde, graisses hydrogénées, café, thé,
sucre raffiné…)
|
|
Lundi
|
Repos
|
|
Mardi
|
40’ footing cool + 5LD
|
|
Mercredi
|
Repo
|
* Augmenter la part des
glucides : pâtes, salades de riz… * Continuer
à consommer des légumes verts, * 1
source de protéines animales, * 1
source de lipides (huile, puré d’amande…) * Possibilité
de collation : fruits, fruits secs, oléagineux, jus de fruits… * Éviter
les viandes rouges et les aliments acidifiants ( ! céréales très
acidifiantes) * Bien
s’hydrater !
|
|
Jeudi
|
30’ footing cool + 5LD
|
|
Vendredi
|
Repos
|
|
Samedi
|
30’ cool + 5 LD
|
* Éviter le lait
(acidifant, peu digeste) * Arrêter
la consommation de fibres (poireau, laitue, chou…) * Éviter les crudités : légumes cuits et compotes, * Éviter légumes secs et charcuterie * Consommer
œuf, poisson et viande blanches. * Retrouver
des portions alimentaires « normales » : risques de troubles
digestifs ( ! féculents) * Préférer
le riz ou les pommes de terre aux pâtes trop acidifiantes.
|
|
Dimanche
|
La Grande Course des Templiers
|
* Bonne hydratation : 2
fioles d’eau plate + 600mL boisson énergétique * (boire >1/2L par
heure) : eau plate d’abord puis alternance avec boisson sucrée. 1
sporténine /heure * Ravito : 1 verre de coca,
2 verres d’eau + ¼ banane (si bien mûre)
|
Matériel emporté :
|
Toilette/pharmacie
|
Alimentation
|
Vêtements
|
Equipement
|
|
Bain douche,
Serviette (2)
Brosse à dents/dentifrice
PQ/Kleenex
Crème Nok (podo)
Aspirine,
Vitamine C,
Huile de massage,
|
Eau (notamment préparation de la boisson
énergétique)
Jus de raisin,
Alimentation pour le we (notamment pour
éviter les plats en sauce qui anéantissent tous les efforts escomptés)
Bidon « boisson d’attente »
Barre de céréale (glycogène hépatique)
Gateau au chocolat GO2
|
Chaussures légères,
3 paires de chaussette,
3 tee-shirt ou chemises,
Sweet,
Gore-tex,
Veste polaire,
Pantalon de rando,
Short (massage ou après course)
Sous-vêtements.
Bas de contention
(pré et post -compétition)
|
Sac XT Wings veste de chez Salomon +
Ceinture porte bidons (réserve d’eau
« pure »)
Montre Garmin 310 XT, Gants de cycliste pour
les passages délicats.
|
|
Couchage
Sac de couchage Lampe de poche, Boules Quiès
(très utiles !)
|
Alimentation de course :
4 gels + 1 gel XL GO2
Boisson One (stock
dans une fiole)
Alimentation de récup’: Récup pro GO2,
Jus de carotte bio,
Herbe verte Green
magma,
|
Conditions météo défavorables :
Chaussures de trail : Wings Gore-tex de chez salomon,
Tee-shirt manche longue Skins
Collant long Skins
|
Equipement obligatoire :
Couverture de survie, Lampe frontale et piles de rechange, Gants, Bonnet, Veste technique, Alimentation de compétition, Pas de bâtons : je n’y suis pas habituée
|
|
Conditions météo favorables : Chaussures de trail : Supernova Riot de chez Adidas Tee-shirt adizero Adidas, Short tight adizero Gants, Manchons Skins
|
Ben 'y a plus qu'à !... Je me suis procurée la montre au magasin Running Conseil/Tri running passion Brest. Il parait qu'elle se vend comme des p'tits pains alors attention à la rupture de stock !!!
Pourquoi
il m’intéresse ? J’utilise la suunto T3c depuis avril 2008.Cette montre m’offre entière satisfaction. Très
fiable j’apprécie notamment la qualité de l’écran, sa lisibilité pendant l’effort
ainsi le journal d’entrainement qu’elle propose avec la mesure du
Training-effect (niveau d’entrainement atteint). Tout ceci permet de faire des
séances de qualité. Sur une compétition comme les templiers il faut
gérer sa course. Je ne me connais pas très bien. Je ne sais pas encore à partir
de quel moment je suis dans le rouge au point de mettre en péril la fin de ma
course. J’ai donc eu envie de savoir à quelle vitesse de croisière je cours.
L’objectif étant de maintenir une vitesse qui permette d’entrer dans les temps
de la 1e féminine de l’année précédente.
Et oui, c’est bien pour connaitre ma vitesse de
course que j’ai choisi la Garmin. En trail il est nécessaires de s'entrainer "tous terrains". cette montre permet de caler de multiples types d'entrainements fractionnés (la montre vous indique la distance parcourue) en dehors de la piste ! Fans de la sur-enchère, vous pourrez aussi mesurer le dénivelé cumulé, notamment sur plusieurs entrainements, sur un mois ou une saison.
Petite présentation complétée de ce que j’ai pu
lire ou entendre au sujet de cette montre par ailleurs, *******
Contenu de la boite l’achat : - La montre (Sic !) - La ceinture souple (émetteur FC) - Clip de chargement (la pince avec port USB)
- Chargeur secteur avec 3 embouts suivant les pays visités
- La clé USB « ANT Stick » permettant le
transfert sans fil entre montre et ordinateur (La vedette ANT +
technologie permet d’envoyer les deux dispositifs d’entraînement de données de
l’utilisateur PC ou Mac via le transfert de données sans fil automatique. Cela
permet aux utilisateurs de connecter leur entraînement, le suivi en total,
fixer des objectifs, de partager l’entraînement avec les entraîneurs, les amis
et la famille et de participer à une communauté en ligne de remise en forme à Garmin
ConnectSM)
- Le manuel de démarrage rapide (très succinct)
- Le guide des conseils de sécurité
- Les remarques avant connexion
- Un CDrom avec guide utilisateur.
******* Quelques caractéristiques remarquables :
* Esthétique : j’suis pas trop attirée par l’orange mais bon, il me semble que
c’est un détail ! Coté encombrement, à mes petits poignets je n’ai pas été
gênée !
* Poids : 74g (je ne la sens pas en courant)
* Fonction vibreur : dès la mise en route couplé
avec alerte sonore. Fonction qui peut être désactivée. Il paraît que c’est
sympa lorsqu’il y a du bruit.
* Accroche satellite : 1° accroche 52 secondes à Je la trouve très rapide et très efficace
même dans une maison ou en sous-bois (haute sensibilité du récepteur GPS avec
HotFix ™ qui acquiert et maintient la réception par satellite)
* Le menu général : pour y accéder il faut toujours
appuyer sur la touche mode. Il est très instinctif. Les touches sont très
faciles à utiliser. * Le système de synchro
avec le PC est plutôt facile à mettre en œuvre. Une fois les logiciels
installés il suffit d’allumer la montre et l’ordinateur et tout se fait tout
seul ! * Autonomie de 20h00 : A
confirmer car je n’ai pas encore fait suffisamment de charges. En tous cas
c’est un gros plus pour l’ultra ! * Fiabilité : il paraît que les Garmin
posait parfois problème. A voir. J’ai eu un bug lors de ma sortie aujourd’hui.
Plus aucun bouton ne réagissait et le chrono s’était arrêté… Puis il est
reparti !!! A surveiller ! * Récupération des waypoints : Il n’est pas possible de récuperer ou
d'échanger ses waypoint (points remarquables sur un parcours enregistré à
l’avance ou réalisé) alors que ça l’était avec la 305. Avec la 405 on pouvait
seulement les envoyer de montre en montre avec la 310 tout est fermé… * Pour l'utilisation en natation,
le GPS fonctionne. Il ne craint pas l'eau ! Comme ce
n’est pas ma spécialité …
******* Mesures GPS (puce dernière génération
Sirf III) : les pièges à éviter,
La
montre GPS est un capteur de signaux envoyés par 31 satellites
NAVSTAR de l'armée Américaine en orbite autour de notre belle planète. La
montre GPS calcule alors notre position sur terre par triangularisation en
captant les signaux de 4 satellites minimum. Le signal destiné
aux applications civiles est précis à +/- 5 mètres sachant que
cette précision peut être ramenée à +/-200m à tout moment. Nos capteurs GPS
utilisent ensuite des algorithmes plus ou moins sophistiqués pour réduire au
minimum l'imprécision, mais ça reste une technologie imprécise
à savoir amadouer.
Je reprends l’expérience proposée par un internaute
sur un forum. Qu’en retenir ? à Que lorsqu’on court en
ligne droite sur un terrain bien dégagé, la précision du GSP
est bluffante. L'imprécision se fait sentir quand on prend des
virages, car la mesure du tracé a
tendance à toujours partir sur l'extérieur du virage. La
conséquence mathématique est que cette erreur rallonge artificiellement la distance
parcourue dans le virage, et par conséquence sur-estime
notre vitesse (puisque le GPS croit qu'en un temps donné nous avons
parcouru plus de distance que la réalité).
Du coup sur une piste d'athlétisme
la précision du GPS est totalement farfelue et non fiable et
ce n'est pas à cause du mouvement des bras .... Notre internaute précise que
son GPS lui donne une allure moyenne de 3'34/km alors que je
suis à 3'42/km… 40m d'erreur sur 1000m : Imaginez celui
ou celle qui se cale sur une piste à 3'42/km de moyenne du GPS sans mesurer ses
vrais temps de passage: hé bé la surprise sera de taille le jour J en
compétition !
Enfin en compétition si le terrain est bien dégagé, loin de grands
immeubles et sans tunnel, la mesure est assez fiable. Admettons 0,5% d'erreur en moyenne, cela signifie une
erreur de 50m sur 10km, 100m sur semi-marathon et 200m sur marathon. Avec 1%
d'erreur on arrive à 100m sur 10km, 200m sur semi-marathon et 400m sur
marathon. Voir les conseils d’utilisation proposés par l’internaute :
Intéressant pour les coureurs sur route ! Sur un TRAIL c'est
l'eldorado: on se moque bien
de contrôler ses temps de passage et le km n'est pas marqué au sol, alors même
avec 0,5% d'erreur c'est très agréable de savoir où on est, de savoir à quelle
altitude on est sur une montagne. Comme il s’agit d’un GPS satellite et non
barométrique, il ne faut pas attendre à avoir le dénivelé instantané ni la
vitesse ascensionnelle. Montagnards, vous risquez d’être déçus ! Par
contre en tant que traileur la mesure de l’altitude est très fiable et la
mesure de distance très correcte donc … Le calcul des dénivelés étant
fantaisiste je retrace mon parcours sur géorando. Notre internaute propose de
l’importer son parcours GPS via des logiciels comme sportTracks dans Openrunner qui va recalculer le
dénivelé en matchant le tracé sur des cartes officielles, et là ça va beaucoup
mieux.
******* Exemple d’utilisation
du Garmin,
|

|
♦ Émetteur de FC ♦
Clé USB pour le
transfert de données ♦
Montre GPS
|
|
Menu apparaissant en
appuyant sur la touche « Mode »
|
|

|
Le menu
« Historique » donne accès à un autre menu où il est possible de
retrouver les données principales des anciennes activités, de découvrir la
totalité de ce qui a été réalisé (tant que rien a été effacé), de fixer des
objectifs d’entrainement. Il est possible ici de supprimer des fichiers, de
les transférer.
|
|
Le menu
« Entrainement
|
|

|
Dans ce menu de
nombreuses possibilités sont offertes : Différentes alarmes vous
permettent de respecter des objectifs de temps, distance, FC voire
dépenses énergétiques. Vous pouvez programmer
des entrainements par intervalles ou des entrainements très
personnalisés où vous fixez vous-même vos étapes de travail définies
en temps (ou ouverte : vous appuyez sur la touche « lap »),
ciblées par mesure de FC, vitesse voire cadence ou puissance si vous disposez
des capteurs nécessaires (triathlon). La montre numérote chaque étape et les
enchaînera quand vous lui indiquerez le début de votre séance. Cette montre permet
d’enchaîner diverses activités (CAP, vélo,…)
|
|
Le sous- menu
« Alarmes de parcours »
|
|

|
Pour les templiers je fixerai une limite de FC max pour
éviter d’aller dans le rouge.
|
|
Je peux demander
vibrations et/ou alarme sonore. J’ai testé. Ce n’est pas désagréable et
insistant. La montre s’arrête après quelques rappels lorsque vous persistez
malgré le dépassement !
|
|
Le sous-menu
« Entrainement »
|
|

|
 Intervalles définis en
temps ou en distance. Il est possible de fixer le nombre de répétitions et la
durée ou la distance des périodes de repos. Définir la période d’échauffement
et celle des étirements !
|
|
Le sous-menu
« Parcours » : Tous
vos parcours y sont enregistrés. Je n’ai pas étudié ce menu.
|
|
Le menu
« GPS » : Vous y
connaissez l’état du système, le nombre de satellites en liaison avec
l’appareil. Comme tout bon GPS vous pouvez enregistrer des waypoints (points
remarquables de votre trajet), soit en enregistrant la position où vous êtes
soit en les enregistrant au préalable. Vous pouvez bien sûr joindre un WP
pré-enregistré. Je n’ai pas encore testé ce menu.
|
|
Le menu
« Paramètres »
|
|

|
Vous allez préciser
quelles données que vous souhaitez suivre et sur quelle durée ou
distance (lap). J’ai apprécié la
fonction « pause ». En
activant cette fonction, la montre se met en pause automatiquement dès
qu’elle me détecte à l’arrêt et reprend comme si de rien était dès que je me
remets à courir (ça évite les enregistrements inutiles pendant une pause
bavardage ou l’oubli du redémarrage après une pause pipi… La fonction « défilement
automatique » permet de faire défiler automatiquement ou « à la
demande » les différents écrans de données…
|
Le sous-menu « Champs de données »
|
|

|
Il est possible
d’afficher un maximum de 4 données par écran alors que la montre vous
permet d’en suivre 41 différentes !!! (allures, altitude, cadences,
calories, cap, circuits, distances, FC, heures, pente, précisons du GPS,
puissance, temps, vitesses,…) Ainsi vous choisissez
quelles données vous voulez suivre par écran. Pour les
templiers j’ai retenu : Ecran 1 : vitesse
instantanée, heure et durée de course, Ecran 2 : FC et
vitesse moyenne, Écran 3 : Distance
parcourue et altitude. Un 4e écran
est utilisé pour le "Virtual-partner"…
|
Le sous-menu « Virtual Partner »
|
|

|
Choisissez une
vitesse repère. La montre vous
indique si vous êtes en avance ou en retard par rapport à celle-ci…Par
rapport à un partenaire virtuel qui courrait à cette vitesse !
Imaginons que je veuille
courir à 10km/h de moyenne sur les templiers, je pourrai voir si je suis en
avance ou en retard et de combien de temps et sur quelle distance…
|

|
|
|
|
|
Ensuite soit vous
activez votre montre pour effectuer un entrainement pré-enregistré et vous
appuyez sur « Start ou bien, sans rien avoir anticipé, vous appuyer sur
« Start » et … De retour devant votre
ordinateur, vous trouverez sur le site Garmin connect les détails (FC, vitesse,
dénivelé cumulé…) des intervalles, pas celui des alarmes.
Exemple : Pour un footing de
régénération j’ai programmé une alarme se déclenchant pour des valeurs de FC
m’indiquant un début de travail en résistance. Il m’a été impossible de
retrouver, a posteriori, les périodes pendant lesquelles j’ai dépassé cette FC
(a vous de prendre votre règle et de faire le calcul ;o) Par contre le bip
qui résonnait pendant la séance est bien fait. 3 bip suffisamment audibles et
pas trop rapprochés suivi d’un temps de silence avant une nouvelle salve de bip
lorsque je poursuivait ma tendance à l’excès. Ces alarmes sont bien faites.
J’aurais pu demander en même temps ou à la place, une alarme sous forme de
vibrations.
Ci-dessous des enregistrements réalisés lors d'un petit footing terminé par 5 lignes droites :

Et lors d'une séance de seuil "en pleine nature",
October 16 Je suis venue au trail un peu par hasard. J'y trouve de quoi assouvir mes besoins de grands espaces, mon gout pour la nature, l'immensité et les voyages. La grande famille du trail a le goût du partage ce qui me convient parfaitement. Enfin j'aime bien faire un peu d'exercice alors... 
Aujourd'hui me voici embarquée dans une belle aventure où, à tous ces ingrédients, je découvre le gout de la compète.
Dans 8 jours je serai témoin d'une belle rencontre entre les meilleures nanas du trail et de la course à pied en France ! Cela va faire drôle de courir au coude à coude (enfin je l'espère ) avec une dizaine de nanas dans un mouchoir de poche ! Question stress ce n'est pas la même chose de savoir que celle qui est devant où à mes trousses est à 4 ou 6 minutes que de ressentir son souffle venir rythmer ma foulée... Hé, j'ai pas l'habitude des courses sur route moi !
Pour une fois dans les mag' ou sur les blogs, nos récits pourront rivaliser avec ceux des mecs : ce n'est pas Christophe qui laisse filer David puis qui revient quelques kilo plus tard, ce sera peut-être...
... Et bien je vous laisse à vos pronostics ! Moi j'file au lit !
Pour vous faire patienter, voici quelques clichés "géorando" de ma reco virtuelle :
- Une vue d'ensemble du parcours (Dénivelé... x1,3)
Et maintenant quelques passages clés : (x1,7)
- Départ de Nant (il fera nuit ! ) : une quinzaine de kilomètres sans grande difficulté passant de l'altitude 490m à l'altitude 730m via un point coté 815m,
- Sauclières (Alt.730m) et ascension du St Guiral (Alt.1322m) :

NB : modif' de parcours (extrait du site officiel) Deux petites modifications de dernières heures
sont intervenues lors du traçage des Templiers.
Au km 6, lors de la sortie du part feu, après le Frayssinet Bas, la
course ne prend plus à gauche à travers causse en hors piste mais à
droite pour prendre 100 m plus loin une belle piste. C'est plus long de
700 mètres et 30 m de déniv. en plus.
Dans la montée sur la Guérite, lorsque l'on quitte la forêt pour
prendre pleine pente les alpages, au km 19, la course monte directe par
une piste à très fort pourcentage. Il faudra pousser sur les jambes
pour avaler cette difficulté. C'est 300 mètres de moins mais la bosse
est bien plus sévère. - Descente du St Guiral : Petit ressaut avant d'accéder à Dourbies (Alt.~890m) et ascension du Suquet (1340m),
- De Trèves (Alt.570m) à Cantobre (Alt.~450m) : parcours vallonné entre 900 et 850m d'altitude sur le Causse Bégon (les mythiques 42,195km du marathon sont bien loin derrière nous...)
- Entre Cantobre (460m au plus bas) et Nant (Alt.~490m), la dernière grosse bosse : le Roc Nantais (Alt.~851m),
"Que ton œil acéré précède toujours ton pied...." JCP October 13
Cela fait 2 semaines que Runinlive annonce la couleur dans la lettre électronique du festival des Templiers : Après les détails portant sur la course elle-même (parcours, dénivelé, ravitaillements et matériel obligatoire) hier on annonçait l'aligot-saucisse au repas proposé à l'arrivée. Ca changera de la crêpe-saucisse 
De mon coté j'avance tranquilement mais surement vers mon objectif : * Je crois avoir vaincu
les virus de la rhino-pharyngite et de la grippe H1N1 du
lycée... J'ajoute quelques gouttes d'extraits de pépins de pamplemousse 3 fois par jour à mon alimentation. L'air ambiant de la maison profite des propriétés antiseptiques de quelques d'huiles essentielles... * Mon déplacement et mon hébergement sont maintenant organisés, * J'essaie de mieux connaitre la course malgré les centaines de kilomètres qui me séparent de Nant. * La qualité de mon
alimentation, de mon sommeil, de mes dernières séances d'entrainement
focaliseront mon attention jusqu'au jour J,* Je me vois durant cette épreuve où calme intérieur, confiance en moi, courage et combattivité seront mes plus solides alliés ! Je me crée quelqus "points d'ancrage" pour les passages difficiles car forcément il y en aura...
Il reste une grosse part d'inattendu mais c'est ce qui donne toute sa grandeur à l'évènement !D'ici le week-end je détaillerai quelques aspects de ma préparation. Hé, j'ai droit a un dossard "Elite" alors, mazette, faut se mettre à la hauteur ! ;o)
Ca va déchirer !
October 03 Il est dommage de courir en Bretagne sans profiter de l'immensité des paysages et des horizons ! A 3 semaines des templiers je m'offre ma dernière grosse sortie, l'occasion de manger du kilo et de tester un peu mon alimentation sur une longue durée... Que la météo annoncée pour ce dimanche ne soit pas des plus favorables n'est pas gênant. Stéphane Madec nous propose un bel itinéraire ...
Toutes les infos sur le site de "Courir à l'infini" ici !
Vue aérienne :

Profil :
October 01 Toutes les infos sur le site de la FFA : ici ! September 28 C'est un samedi, il est 19h41. Je saute sur le quai de la gare de St Étienne. Voilà près de onze heures que j'ai quitté Brest. Philippe Propage m'attend à l'entrée de la gare. La nuit
tombe d'autant plus vite que le ciel est couvert. Le soleil m'avait
pourtant suivie toute la journée.
Après près de 9 mois d'attente (Serait-ce un signe ? ) je dispose enfin des moyens nécessaires pour disputer honorablement une épreuve du challenge TTN 2009 de la FFA. 5 mois se sont écoulés depuis le trail de la Drôme. J'y
avais implosé physiquement et surtout mentalement. Depuis je me suis
reposée, reconstruite, guidée avec sagesse et rassurée. L'expérience
heureuse et fort enrichissante de la montagne a précédé 2 épreuves
tests et un vrai mois d'entrainement. Me voilà prête pour disputer ma
dernière compétition avant les Templiers.
"RE-Connaissance", Je trouve enfin l'occasion de rencontrer Philippe, de faire sa connaissance depuis que je l'ai sollicité pour ma participation au TTN 2009 et
qu'il m'a gentiment proposé de prendre en charge mon entrainement. Le diner est forcément l'occasion de discuter "trails et course à pied". Je dépose quelques spécialités bretonnes en cuisine, préparation des sacs, une petite douche et... 23h30, le temps de parcourir quelques lignes de "Conquérant de l'impossible" de Mike Horn et d'écraser sans pitié un moustique (beaucoup moins vif que la variété bretonne...) : j'éteins la lumière pour 6 bonnes heures de sommeil.
Il fait grand beau : les étoiles sont nombreuses dans le ciel. 6h30 nous filons vers Génilac. Je suis étrangement calme ce matin. Hier j'ai senti Philippe un peu frustré de ne pas pouvoir me décrire le paysage faute d'une lumière suffisante. Ce matin il profite de la belle vue que propose Génilac sur le massif du Pilat pour me présenter un des trails du TTN 2010 : le pilatrail des 3 dents.
A l'heure de retirer le dossard je ne retrouve pas mon nom sur la liste. C'est qu'on m'a annoncé comme une "graine de championne" : j'ai l'honneur de porter un dossard de début de liste, le dossard 6 ! Il va falloir assurer !  Je cherche du regard Céline Lafaye, une sérieuse concurrente. Elle ne sera finalement pas de la partie. Les templiers approchant, Maud Giraud ayant décidé de courir le trail des Aiguilles Rouges (près de Chamonix : et elle gagne sans se tirer dessus avec un temps plus qu'honorable : Chapeau !) je n'aurai pas de grosse concurrence. Bah, de toute façon en trail on court avec soi-même. Cette compétition sera l'occasion pour moi d'affiner quelques réglages... Et j'en ai encore bien besoin !
La course est lancée... La course est lancée à 8h30. Il y a du beau monde chez les messieurs : Julien Rancon, Thomas Lorblanchet, Emmanuel Meyssat ou encore Eric Clavery sont au départ ! Je pars un peu vite sur cette portion en descente. Je réajuste ma vitesse 3 ou 4 km plus loin. Je n'ai pas pris le temps de préparer correctement mon "protocole alimentaire" ce qui me vaut une hypoglycémie réactionnelle une bonne heure après le départ. Je cours une bonne dizaine de minutes avec la vision floutée et les jambes un peu molles avant de retrouver mes capacités. Je conserverai l'estomac sensible aux soubresauts et accélérations pendant tout le reste de la course. J'ai dû trop charger en glucides mon camel par rapport à ce que j'ai absorbé en gels par ailleurs. Ca ne pardonne pas ! C'est dommage de ne pas avoir pu profiter de cette portion "roulante" avant les 6-7 km un peu plus pentus.
Les 10 premiers kilomètres nous font emprunter des sentiers roulants sur un parcours vallonné qui traverse deux beaux villages du pays du Giers, à flancs de coteaux : Saint Martin-la-plaine et Saint Joseph. Nous sommes à découvert mais à cette heure le soleil ne chauffe pas encore. Les autochtones trouvent d'ailleurs qu'il fait frais ce matin. Venant de l'Ouest je suis plutôt à mon aise ! 
Bientôt le chemin se met à grimper. Un coureur me dit qu'il y en a pour une bonne demi-heure de grimpette, LA difficulté de la course. Elle est tout de même entrecoupée par quelques brefs passages à plat ou en descente. Sur les hauteurs nous allons rejoindre le GR qu'emprunte la SaintELyon. La pelouse laisse place à des sentiers plus rocailleux mais aussi plus ombragés. Si ici les blocs roulent sous les pieds, plus loin il est possible de prendre appui sur du rocher bien stable. La prof de SVT qui sommeille en moi ne résiste pas à préciser que la région a conservé les témoins de la fermeture à cet endroit d'un très vieil océan il y a 450 millions d'année ! Il y a de nombreux bénévoles afin d'assurer les croisements de chemins. Les ravitaillements sont riches et toujours bien situés pour profiter des mines réjouies de chacun éclairées par le soleil lumineux !
Cela fera bientôt deux heures que le départ a été donné. J'ai parcouru 21km, il ne reste plus qu'à dérouler... de là-haut le point de vue est magnifique même si l'horizon est maintenant un peu voilé. Il y a beaucoup de blocs dans les chemins ce qui me laisse sur ma réserve : je pense aux conditions de ma chute sur la 6000D. Un coureur me distance vite fait bien fait : il va falloir que j'améliore ce point ! Je crois que j'étais meilleure sur la descente du Canigou cet été ! Même sur le bitume, la pente parfois assez forte empêche d'être bien souple : les jambes souffrent un peu. Oh, la difficulté ne dure pas bien longtemps, entrecoupée par des virages ou des changement de type de sols qui entrainent un changement de rythme. La descente reste longue... Un village : St Romain en Jarez approche !
Un coureur entâme avec moi une petite grimpette à l'entrée du village : C'est une chance d'habiter ici dit-il ironiquement. Il se met à marcher. Je le laisse derrière moi. Il y a un beau point ravitaillement pour les marcheurs où se sont regroupés les musiciens invités pour l'occasion. Quelques centaines de mètres plus loin j'attrape un verre de coca au ravito qui nous ai réservé. Une grosse gorgée et c'est reparti. Nous nous engageons dans une ruelle pavée à l'ancienne. celle-ci avait été photographiée lors d'une édition précédente. Les photos étaient exposées dans la salle polyvalente où nous avions récupéré les dossards et où sera donné le repas de fin de course. C'est chouette ce coin : il y a un beau patrimoine architectural ici ! Il va falloir que je revienne prendre le temps de visiter ces contrées ! Je ne me souviens plus bien du parcours jusqu'à Chagnon. Je l'attends avec impatience car je doute de ma capacité de relance après cette longue descente. Nous filons vers la Durèze. Nous la longeons un bon moment avant de grimper sur un parcours assez vertical.
Génilac en vue, Il reste 3-4 bons km à parcourir, vallonnés nous dit-on. Je ne sais pas pourquoi je ne cours pas plus vite car, une fois Génilac en vue, le boudin d'arrivée un peu en contre bas derrière les barrières de sécurité... Je trouve la force de faire mes p'tits sauts de coté ! Forcément ça me ralentit un peu : On me dit que l'arrivée est un peu plus bas... et là j'déboule comme une balle, mes jambes se mettent à pédaler avec vigueur, j'écarte les bras comme pour mieux atterrir avec mes ailes déployées...
Mes premières pensées vont à Philippe... Et oui, j'en avais encore sous la semelle ! Le podium des pommes !
En gagnant cette course, j'honore mon invitation et l'accueil chaleureux qui m'a été fait. Je discute joyeusement avant d'aller prendre ma douche. Nous nous retrouvons tous dans la salle polyvalente où les pâtes à la bolognaise sont servies avant la remise des prix. Je baigne dans une ambiance bien chaleureuse où je me fonds sans difficulté aucune.
Je profite des différents podium féminins. L'organisation aux p'tits oignons récompense généreusement chacun ! Les lauréats reçoivent tous une superbe poterie en forme de pomme. Voilà une course qui vaut le détour ! Ca c'est le trail : il y a la course et l'après-course !
15h, départ en gare de La Part-Dieu 14h... Il est temps pour moi de quitter la Loire, de filer vers Lyon pour que le TGV m'arrache à cette région comme il m'y avait déposée quelques heures plus tôt...
September 23 Sécurité en montagne exige, hier j'ai fait ma 1e séance d'escalade ... J'pourrais bien signer !
Le mur :
 
Et mon rêve... September 20 ... Ah si, Hervé a ouvert son nouveau magasin, toujours rue de l'Aiguillon mais de l'autre coté de la rue, sous la place Wilson, plus proche de la rue de Siam : Allez, un p'tit effort amis traileurs, sautez les tranchées, enjambez les balustres, évitez les pelleteuses et contournez les panneaux de travaux : Vous y êtes  Une fois entrés dans le magasins vous apprécierez le calme, la luminosité du tout nuvel éclairage, la musique d'ambiance... Il y a de l'espace et William et Hervé auront toujours un mot sympa ou un sourire pour vous ! Ok, les mecs, il manque une nana... Ca peut s'arranger !  September 09 Avant toute chose : renseigner vous sur les nanotechnologies... 4
ans après un article déjà alarmant que j'avais eu l'occasion de lire
dans la revue National Geographic (Kahn, Jennifer. Nano's Big Future. June 2006) la France réagit.........(vidéo ici, site pour une traduction efficace et rapide de l'anglais)
La Commission nationale du débat public (Cndp) a approuvé le 2
septembre les modalités du débat public national sur le développement
et la régulation des nanotechnologies. Le débat
débutera par une première réunion publique à Strasbourg le 15 octobre,
se poursuivra par 17 réunions thématiques dans 17 villes (Toulouse,
Bordeaux, Marseille, Lille, Lyon, etc.) et se terminera le 23 février
2010 à Paris (Communiqué de presse de la Cndp du 7 septembre) La
création d’un site internet dédié et une démarche d’information au plan
national, régional et local sont également prévues. Les modalités
d’organisation du débat et les outils mis à la disposition du public
seront précisés fin septembre.Plus d'infos ici : CNDP. ************* Juste un coup de projo sur 2 ou 3 polluants de notre environnement... L’agence européenne des produits chimiques a mis en ligne
hier une nouvelle liste de 15 substances potentiellement très préoccupantes
proposées par les Etats membres et la Commission européenne pour consultation
publique jusqu’au 15 octobre.
Voici quelques exemples choisis…
|
Substances citées
|
Conséquences sanitaires citées
|
Principales sources d’exposition
|
|
Phosphate de tris(2-chloroéthyle), ou PTCE
|
Altération de la fécondité. Les effets cancérogènes
relevés … Mais on ne peut écarter la possibilité que le PTCE provoque la
formation de tumeurs (In Santé Canada)
|
PTCE est utilisé comme plastifiant et régulateur de
viscosité conférant des propriétés ignifugeantes dans les polyuréthanes, les
résines de polyester, les polyacrylates et d’autres polymères. Ces polymères
peuvent être utilisés dans les industries du meuble, de la construction
(p. ex. pour l'isolation de toitures) et du textile (p. ex. pour
l'endos de tapis et les tissus d'ameublement), dans certains appareils
électroniques et pour la fabrication d'automobiles.
Le PTCE a été détecté dans l’air intérieur et extérieur,
la poussière, l’eau potable, les eaux de surface et souterraines et divers
produits alimentaires. Il a aussi été décelé dans la mousse de
polyuréthane parfois présente dans les meubles et les matelas
|
|
Di-isobutyl phthalate (DIBP)
|
Altération de la fécondité
|
Le DIBP est un phtalate et un additif utilisé pour
accroître la flexibilité et la souplesse des plastiques (plastifiant),
souvent en combinaison avec d’autres phtalates.
Le DIBP est utilisé dans les plastiques en nitrocellulose,
les vernis à ongles, les matériaux explosifs ou encore dans la
fabrication de laque.
Dans la mesure où le DIBP a des propriétés d’application
très similaires au DBP, qui est interdit dans les
jouets et les articles de puériculture ainsi que dans les cosmétiques, il
peut servir de substitut, par exemple dans les PVC, les peintures, les
encres d’imprimerie et les adhésifs.
|
|
Acrylamide (plus d’infos sur futura-santé)
|
Mutagène et cancérigène
|
Appelé aussi 2-propenamide, ce produit chimique industriel
peut aussi se former à partir d’ingrédients naturels de certains aliments
(chips, café toréfié…) cuits à haute température.
La majeure partie de l’acrylamide est utilisée pour
fabriquer divers polymères qui servent ensuite comme liants, épaississants ou
floculants dans le ciment, le traitement des eaux usées, la préparation de
pesticides et de cosmétiques, la fabrication du sucre et la
prévention de l’érosion du sol, pour le traitement du minerai, les emballages
alimentaires, les produits de plastiques et les applications de
laboratoire en biologie moléculaire.
|
|
Huile d’anthracène
|
Persistant, bioaccumulation et toxiques
|
Les principales
sources anthropiques d’exposition sont :
- · les échappements
des moteurs d’automobiles (0,02 à 6,45 mg/m3
- · la cokéfaction
et la gazéification du charbon et plus généralement les émissions des fours à
charbon et des fours à fioul ;
- · le raffinage du
pétrole ;
- · l’utilisation
des huiles d’imprégnation pour le traitement du bois ;
- · la préparation
de l’asphalte pour les revêtements routiers ;
- · la fumée de
charbon de bois ;
- · la combustion de
déchets de pneumatiques (caoutchouc).
|
September 08 Plutôt que de les jeter aux ordures (Pas bien !!!) j'accumule les cartouches d'encre vides dans un tiroir.
Oui je devais aller les faire remplir dans un magasin mais je voulais acheter de l'encre HP pour mon imprimante encore très récente. Je ne suis pas une fan du lèche-vitrine alors je ne suis pas allée à la recherche du magasin "miracle" et puis, ce n'était pas ma priorité. Il restait de la place dans mon tiroir 
Je viens de découvrir ... et de participer à un programme HP qui s'engage envers
l'environnement en proposant l'envoi gratuit d'enveloppes dans lesquelles on peut glisser ses cartouches d'encres vides et les renvoyer à la source. Biren sûr c'est une stratégie qui leurs permet de conserver des clients mais ca va dans la bonne direction !
Pour obtenir de plus amples informations sur les programmes HP de
recyclage et les autres programmes de protection de l'environnement,
visitez : http://www.hp.com/recycle ou http://www.hp.com/environment ! Ce week-en avait lieu les 25e championnats du monde de course de montagnes en Italie : Infos ici !
La sélection française était composée de six séniors hommes dont Julien Rancon récemment bien (et justement) médiatisé dans les revues de CAP-trails, et d'une sénior femme Marie-Laure Dumergues.
Ne connaissant pas grand chose à ce type de courses (et n'ayant pas le temps ici de regarder les résultats des années précédentes...) je jette ici quelques données en grande observatrice et curieuse d'en savoir un peu plus......
Voici le dénivelé et le type de parcours imposés :L'équipe de France termine 5e par équipe. Les chronos restent serrés : voir ci dessous (ou sur le site officiel) Toutes nos félicitations à tous pour cette représentation !  August 30 Le problème du balisage sapé par des "ptits rigolo" est vite oublié face aux superbes photos mises en ligne par les organisateurs du trail de Plougastel : voir ici ! Encore un grand merci à eux !... ****
Quel plaisir que de courir un beau trail breton à deux pas de chez soi !
Un peu d'organisation pour préparer les bagages de ma kawette (j'en profite encore un peu avant que la pluie m'oblige à remiser ma moto au garage) : matériel de course, les indispensables pour la douche improvisée, le rechange et mon jus de carotte bio post-trail A chacun ses rituels !
Il fait grand beau temps. La météo nous offre même un petit vent douceureux qui atténuera la chaleur des rayons du soleil bien présents pour l'occasion.
 Vivien roule les mécaniques  Comme je retrouve les copains, Romu qui a quitté sa planche de surf, Vivien et son "double" Stéphane qui jouera les cameramen mais aussi Patrik Lucas qui était à "La Pire est née" avec moi cet été, et tous ceux que je nomment pas... L'échauffement est un peu écourté. Bon je trouve 15' pour dégripper mes genoux (Se faire plaisir en trail demande de se connaître un peu !) et 14h30 annonce le début de la course. Les organisateurs nous font patienter un peu et... C'est parti !
Les 5 premiers km sont très roulants ce qui me fait partir un peu vite. Ça tombe bien puisque je veux me tester .
Mes axes de travail sur ce trail :
- "S'économiser" en montée,
- Gagner du terrain à plat sans se cramer : là était mon plus gros travail du jour. Il ne faut pas prétexter d'un sentier semé d'embûches pour roupiller coté rythme de course ! J'ai donc veillé au grain pour ne pas "m'endormir sur mes lauriers" et appuyer sur les guiboles : C'est moi qui dirige non mais !
 - Et avaler du terrain en descente en tentant de ne pas faire baisser le cardio tout restant détendue.
Les organisateurs ont parfaitement bien balisé le parcours. Je pourrai donc travailler sans inquiétudes même en étant seule. J'ai dû abandonner 2 charmants coureurs qui m'escortaient car ils bavardaient "Grand Raid de la Réunion". Hé, les gars, faut apprendre à bavarder sans réduire le rythme hein ! 
Entre le 5e et le 10e km on rencontre 2 petits "coups de culs" séparés d'un long passage en dévers et quelques passages scabreux en forêt où ils faut sauter par dessus ou passer par dessous des branchages dans un paysage de végétation dense. C'est sympa de jouer un peu ! Entre couvert végétal dense et parcours aérien avec vue sur la rade, je me régale ! Au 10e km un point de ravitaillement en eau me permet d'économiser l'eau de mon camel : Merci ! Des bénévoles tout sourire nous tendent les bouteilles d'eau. Un salut et hop, c'est reparti : Ça descend. C'est plutôt sympa pour se relancer !... En cours de rédaction...

|