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August 27 Après le semi Dol-Combourg le trail de Plougastel ... De retour en terres bretonnes il faut achever de rêver, faire un petit bilan du chemin parcouru et redéfinir les objectifs ! Je ne parlerai que de trail bien sûr ! Un mois à crapahuter ce n'est pas un mois à courir et pourtant... J'ai bossé l'endurance et ça se voit : ma fréquence cardiaque de repos a encore baissé ! Il me restait à faire le point sur ma forme physique en participant à une compétition. J'ai d'abord voulu faire un 10km route avant le trail de Plougastel. La mode étant aux courses nature, la course du pardon est devint une... J'ai profité d'une opportunité d'hébergement sur Rennes pour m'inscrire sur le semi Dol-Combourg. Il est 20h, la décision est prise, demain je cours un semi ! J'enfourche ma moto pour filer sur Rennes et ne pas trop rouler de nuit. Aborder un semi-marathon sans préparation spécifique, Je n'ai couru que 2 semi dans ma petite "carrière" de course à pied. J'avais fait 1h39' sur le Saint Pol-Morlaix en 2007 à l'issue d'une grosse saison de trails et on m'avait dit que j'étais capable de mieux. Pour ma part n'ayant pas chômé je me disais qu'on devait se tromper sur mes qualités... Il me fallait trouver une allure de course. On table sur 4'15" au km. J'enregistre la valeur sur ma suunto qui bipera ainsi à intervalles réguliers. Coté alimentation rien ne vaut un bon verre de jus de raisin et un grand verre d'eau pour l'hydratation nocturne (complétée d'ailleurs après être allée aux toilettes dans la nuit). Je remets la même chose au réveil et je me prépare un bidon de "boisson d'attente" perso (1/3 de jus de raisin-2/3 d'eau plate) J'avale une barre de fruits secs 1h avant le départ : c'est mon petit rituel ! Pour la course je prévois un gel XL (nel : on peut le refermer en cours d'usage.. Mais attention à ôter la languette de protection avant la course... Le départ de la course est donné... L'échauffement perso est complété par un tour de chauffe proposé par l'organisation. Cela fait drôle de trottiner au milieu d'autres coureurs. On arrive avec quelques minutes d'avance sur la ligne de départ. Je me place près de la ligne de départ et je me lance à ... Moins de 4' au km ! Mais comme je me sens bien je maintiens cette allure sur les 7 premiers km (5ekm en moins de 19') . Arrive le 1e ravito et là je m'ensource avec un verre d'eau : et oui les traileurs ont plus l'habitude des bidons ou des pipettes... Alors c'est décidé, tant pis mais je m'arrêterai aux ravito pour avaler l'eau correctement (je pousse le vis à poser ma bouteille plutôt qu'à la lancer ! J'aime pas cette pratique qu'ont les coureurs sur route à tout bazarder dans les fossés !...) Le bip de ma montre reste en avance sur les indications kilométriques jusqu'au 10e km que je passe en moins de 41'. Au 13ekm, à un ravitaillement je perds à nouveau de précieuses secondes. Mon bip et mes km sont maintenant simultanés. Je sais que je n'ai pas le droit de ralentir l'allure si je veux passer sous les 1h30. Entre le 13e et le 18e km j'entre dans une période difficile. J'ai tendance à m'endormir malgré le parcours que les habitués trouvent vallonné et donc difficile... Je me réveille par à coups et relance la machine. C'est surtout musculairement que je souffre. Maintenir la cadence, je ne m'y suis pas entrainée ! Est-ce la belle pelouse en cote proposée à l'entrée sur Combourg qui me remotive ? Mais voilà que je trouve un nouveau souffle. Après le 18e mes jambes sont plus solides (est-ce ma tête ???) je retrouve une foulée plus aérienne et efficace. Je termine à bon rythme me permettant mes petits sauts "à la Bourvil" lors du passage de la ligne d'arrivée aux pieds du château, ancienne résidence de Chateaubriand ! 1h31'26'', 73e/406 arrivants et 2e féminine, ce n'est pas si mal. Il parait qu'on peut enlever 4' sur ce chrono compte tenu du dénivelé. Bon je manque de pratique mais ça m'a bien plu. C'est très différent du trail mais de temps à autre ça a le mérite de nous aider à mieux nous connaitre et de décrasser le moteur ! Une semaine de bidouillage avant le trail de Plougastel (28km et ~850m D+)
Samedi le trail de Plougastel et dimanche repos bien mérité ! Ci-dessous un article du télégramme qui montre que le trail est une activité bénéfique à l'environnement et aux autres usagers de dame Nature ! Pour plus d'infos sur le trail de Plougastel : cliquer sur ce lien. Un grand merci à Philippe Propage pour la confiance qu'il a eu en moi dès le début, pour son écoute, sa disponibilité et sa devise désormais devenue mienne : "Mieux vaut une sortie de moins qu'une sortie de trop". Moralité sachez être à l'écoute de vous-même et de votre corps, il vous le rendra au centuple ! ... Et merci à vous tous amis de trail, d'entrainement et de crapahu, famille, médecins ou kiné... Après une année difficile où ma patience a été mise à rude épreuve je crois que la sortie du tunnel est là !August 25 Ma "Pire est Née" 2009
Le 20 juillet sonne le lancement de « La pire est née ». 5 jours au sud de Bagnère de Luchon s’enchainent à un rythme
soutenu. Au programme grimpe, trek ou trail avec des dénivelés variables et
ajustables. Arrivée sur le parking des Granges d’Astau le lundi 20 juillet au petit matin, je vide les sacoches de ma moto. Elles contiennent le matériel nécessaire à un mois de crapahus entre les Pyrénées et les Alpes en passant par le Massif Central. Manipulations faites dans la précipitation et je me charge démesurément…
Le GR est interrompu par un éboulement. Contournement par un chemin plus court mais… Droit dans la pente ! Forcément mon chargement ne me rend pas la chose facile. Au fil du dénivelé mes genoux souffrent. C’est à la descente que cela devient délicat puisqu’il faut forcément faire un choix entre accepter la douleur ou tenter un appui risqué … Massage aux anti-inflammatoires dès le premier soir ! Cela ne me rassure pas mais le gros atout de la formule « by GIPS Aventure » est de permettre à chacun de réajuster ses ambitions chaque jour, de pouvoir intégrer un groupe ! Anecdote du jour : la plus petite du groupe porte le sac le plus lourd... Ci-dessous la photo de la vue sur la porte des WC à Maupas... J2 : Virée trail autour du refuge de Maupas, Je choisi de revoir mes ambitions premières pour cause d’inflammation dans les genoux : ils ont gonflé cette nuit ! Nous partons au petit matin faire une rando glaciaire avec crampons et piolet. L’ascension du pic de Boom est facile. Marcher sur la neige n’est pas traumatisant d’autant que nous partons léger. De retour pour déjeuner nous repartons pour un petit trail qui doit nous faire découvrir les lacs : le lac bleu, le lac Charles, le lac Célinda et le lac vert. La neige nous empêche de passer coté espagnol. C’est l’occasion d’apprendre à manipuler le GPS et la radio qui nous permet de rester en contact avec le QG du refuge. Comme les manip’ de GPS ne sont pas notre fort, cette
première journée de trail se termine en « hors-piste » ! Un œil
vigilant sur la qualité des flancs de montagnes nous évite un passage sur une
terrasse occupée par une loupe de glissement … Ouf… On remonte ici et… Oups, la
crête offre une belle vue sur le refuge mais entre lui et nous il y a le
vide ! Contournement obligatoire ! Aujourd’hui j’en sourit. Cela nous
a fait faire des efforts, du dénivelé, le tout dans la bonne humeur ! Que
de souvenirs ! Anecdote : 4 zigotos ont l'autorisation de dormir dans la pièce réservée à la gérante du refuge de Maupas. Yvette leurs a fait gouter l'after shock et ils ont donné un coup de mains pour la vaisselle ! Les gentlemen existent toujours ! J3 : Rando glaciaire fort ventée… 2 guides de montagne nous ont rejoint à Maupas. Une journée de trek en randonnée glaciaire est proposée aux uns pendant que d’autres peuvent s’adonner au franchissement de crêtes qui mènent au pic de Maupas. L’objectif est de rejoindre le refuge du Portillon : On déménage ! Le vent vient jouer les trouble-fête. Le groupe partit pour les crêtes doit faire demi-tour. Je choisis la rando glaciaire. Je suis trop chargée pour les passages scabreux et pour ménager mes rotules… A quelques longues minutes de l’arrivée le vent bouscule les derniers marcheurs. Le groupe déplore 2 blessés. C’est ainsi que j’entrevois la possibilité de participer au championnat du Canigou usant d’un dossard désormais vacant ! Anecdote : Les bourrasques de vent ressenties jusque dans la vallée ont pu atteindre 160 à 180 km/h ! J4 : Journée de trail autour du refuge du Portillon. Je ne pourrai terminer ma journée trail. Je pourrais
supporter la douleur mais j’ai peur d’hypothéquer mes trails de fin d’année.
Après l’ascension des Spijeoles je rentre avec un p’tit
groupe de trekeurs. Les crises de fou rire sont autorisées. Je me
régale tout autant même si je ne gravis pas le Gourdon ou le Seil de
la Baque. Anecdote : Il y a de la soupe aux lentilles au menu !
![]() C’est une journée de détente pour moi ! Redescendre le
« barda » dans la vallée est l’occasion d’un pique-nique au bord du
torrent qui nourri le lac d’Espingo. Une petite sieste et un bain vivifiant
sont improvisés. Une partie du groupe est allée faire le Perdiguère et/ou le
Quayrat. La soirée de clôture au restaurant des Granges d’Astau restera
dans les annales du GIPS Aventure ! Voir la carte de la 5e étape sur le site web du GIPS.
Anecdote : Jean-Claude bluffe Michel avec son nouveau soutien-gorge ! ;o) Pour conclure ce diplôme :
… Et un grand merci aux gérants des Granges d’Astau forts aimables et qui me permettent de garer ma moto pendant les quelques jours d’ascensions pyrénéennes qui suivent… ******* Les ascensions du Mont Perdu et du Pic d’Aneto, Invitée par Jacques Salaun de Yanoo.net je poursuis mon périple pyrénéen auprès d’un petit groupe de 6 bretons gonflés à bloc par les ascensions multiples, les grimpettes de cheminées à mains nues, les crapahus sur glacier et les glissades joviales… J6 : Repos… Et applaudissement pour les coureurs de la Montée du Plat d’Adet à St Lary Soulan, Le samedi suivant la Pire est Née 4 d’entre eux vont
participer à la Montée du Plat d’Adet. Je privilégie le petit déjeuner
d’Adieux aux granges d’Astau… C’est après avoir profité du copieux buffet de la
course que nous décidons de filer vers Bielsa. Dès le lendemain nous projetons
l’ascension du Mont Perdu et celle du Pic d’Aneto. J7 et J8 : Ascension du Mont Perdu, 1e étape, 1390mD+ : Le balcon de Pineta, face à l’imposant massif du Mont Perdu, Je crois que désormais mes genoux sont prêts à tout encaisser ! Nous dormirons sur le balcon. Je veux tester mon sac de
couchage « -40°c » à la belle étoile. J’ai connu de beaux orages en
dormant au refuge de Tuquerouye et, à peine endormie, quelques gouttes de
pluie, quelques rafales de vent et de beaux éclairs me poussent à me réfugier
dans une de nos tentes… J’aurais pu rester dehors ! lol Anecdote : Gérard est chargé comme une mule... Il apporte de quoi fêter dignement son anniversaire là-haut mais ne fait pas l'effort de transvaser le contenu de la bouteille en verre dans une autre en plastique !... Ce même soir Ramond veille sur nous ! (ne comprendront que les intimes ;o) 2e étape, 800mD+ et 2200mD- : Ascension du Mont Perdu (Alt.3355m) et retour à Bielsa. Nous cramponnons pour traverser les différents névés et glaciers. L’ascension de pierriers ou les descentes rapides en glisse sur névé ou sur bloc de pierres ne nous effraient plus. La bascule sur l’autre flanc de la montagne nous laisse entrevoir de somptueux horizons ! La chaleur s’ajoute à la monotonie d’une redescente dans la vallée. Après l’excitation d’une ascension cela semble long mais ce n’est rien face à la surprise de trouver à la sortie du tunnel de Bielsa la bruine et la fraicheur de la vallée coté français ! Anecdote : Chantal a perdu son panaché !... Qu'est-ce qu'on a bien ri ! Pour voir le trajet approximatif : cliquer sur ce lien ! J9 et J10 : Ascension du Pic d’Aneto, 1e étape, 1400 D+ : Ascension vers le refuge de la Rencluse, Les véhicules sont garés à l’Hospice de France (Alt. 1385m). Nous sommes face à un cirque superbe et particulièrement vertical. Plus rien nous effraie mais je commence à accuser la fatigue. J’aurais presque déclaré forfait mais, tout de même, on ne refuse pas une ascension DU Sommet des Pyrénées ! L’accès au refuge de la Rencluse (2140m) se fait en 2 étapes. La 2ième
étape n’était pas prévue mentalement. Cela fait drôle d’entrapercevoir le
refuge sur le flanc de montagne situé de l'autre coté de la vallée qui se dévoile à nous après avoir déjà avalé plus
de 1000m D+ ! … Mais avec un brin de volonté tout se fait ! Il faut
dire que cette fois on ne porte pas de tente donc, légers, nous volons presque jusqu'à la rencluse. Hummm…. Oui j'ai trainer les pieds sur les derniers mêtres... Finalement 5 joyeux lurons viennent animer ce refuge
espagnol ! Comme toujours dès que les sacs sont au sol tous les efforts
et toutes les douleurs sont oubliés ! … Anecdote : Nous grimpons sur les mules du refuge, un peu grisés par quelques bières avalées trop rapidement après la fin de l'effort 2e étape, 2100m D+ et 2700m D- : Ascension du pic d’Aneto et retour l’Hospice de France, Au petit matin, allégés de nos tentes l’ascension en devient presque trop facile : Nous sommes au sommet en moins de 4h malgré les hésitations quant au chemin à emprunter, à la dangerosité des crevasses du glacier...(les guides nous avaient annoncé 5 à 7h !) Après une bonne heure passée au sommet, parfois dissimulés derrière l’abri de blocs de pierre, à prendre des photos, grignoter ou que sais-je encore… Nous redescendons. Une pause déjeuner s’impose à la rencluse puis, après le passage du Port de Vénasque, quelques 10h d'efforts dans les guiboles et le sac vissé sur le dos, nous terminons les 6 derniers km en courant comme des fous jusqu’à l’Hospice de France. Anecdote : Partis à 7h du mat' soit près d'1h30 après sur les premiers alpinistes nous doublons 54 personnes avant de toucher le sommet ! les 2 derniers hésitaient à traverser le pas de Mahomet mais notre allant les a motivés ! ici une vidéo un peu longuette du passage plutôt vertigineux du Pas de Mahomet (heureusement qu'il y a de la musique ! lol) mais nous avons été plus rapide. Nous avions de l'expérience Pour voir le trajet approximatif : cliquer sur ce lien ! ******* Si 3 d’entre nous doivent rentrer en Bretagne pour reprendre le boulot je tente de récupérer le dossard de Gemma....Il est vendredi : je téléphone à M. Capella, organisateur du championnat du Canigou. Rendez-vous est pris à 15h sur la place de Vernet-les-bains, à l’occasion de la remise des dossards. Très gentiment je me vois offrir le dossard en l’échange d’une bise sur le podium… Sans vraiment pouvoir anticiper de mon état de fraicheur et surtout de la solidité de mes genoux j’accepte joyeusement ! August 16 4810,90m + la hauteur de la miss...****** Lieu de départ et d’arrivée : Le Fayet (alt. 580m) Étapes : J1, Le fayet vers la gare du Nid d’Aigle (Alt.2380m) avant l’ascension jusqu’au refuge de l’Aiguille du Goûter (Alt.3817m). J2, bivouac au dessus du refuge de l’Aiguille du Goûter (Alt.3830m) vers le sommet du Mont Blanc via le Dôme du Goûter (Alt.4304m) Dénivelé positif : 1800m en train et ~ 2430m à pied. ******* Le tramway du Mont Blanc ou comment gagner quelques précieuses heures de marche et toute la fraîcheur associée, Le tramway du Mont Blanc avale le dénivelé assez rapidement, à flanc de montagne, ce qui permet de découvrir de somptueux paysages, les alpages, les croupes herbeuses qui font face au col de Voza (bien connu par ceux qui se frottent de près ou de loin à l’UTMB) puis les premiers séracs du glacier de Bionnassay. La gare du Nid d’Aigle se limite à 2 petits chalets en bois déposés un peu maladroitement aux abords d’une voie ferrée que nul attendrait à cet endroit. Chaque matin estival, dès 8 ou 9h, elle reçoit une coulée de marcheurs venus pour des ascensions familiales ou plus sportives. En fin de journée elle approvisionne le tramway qui déborde rapidement de touristes parfumés et bruyants jetant un contraste saisissant aux cotés des alpinistes poussiéreux et souvent fatigués. ****** L’ascension jusqu’au refuge du Goûter ou le passage de tous les dangers, L’ascension vers le refuge du Goûter n’est pas la portion la plus facile contrairement à ce que l’on pourrait penser. Il s’agit de gravir un pierrier de plus en plus délicat à traverser et qui se verticalise à l’approche du sommet. L’ambiance est donnée par la couleur rouille dominante des blocs de pierre que le soleil chauffe facilement et rapidement à mesure que les aiguilles font le tour de l’horloge. Nous commençons notre ascension à 10h15. Le ballet de l’hélicoptère venant assurer le ravitaillement des refuges de Tête Rousse et du Goûter nous occupe un temps. Il est courant de rencontrer des chamois qui se laissent approcher tout près. Bientôt la vue qui se dégage sur la vallée de Chamonix et sur les massifs : les Grandes Jorasses (Alt.4208m), l’Aiguille du Midi (Alt.3842m) ou encore l’Aiguille Verte (Alt.4121m) alors recouverte de la neige fraîche déposée par les 3 journées de précipitations qui ont rythmé le week-end, forment un relief saisissant ! A mon altimètre l’altitude de 3300m annonce l’arrivée au médiatique « Couloir du Goûter » appelé aussi « Couloir de la Mort » en raison des multiples chutes de pierres qui y ont lieu. Le couloir est équipé d’un câble mais il est délicat de s’y assurer si on ne prévoit pas une corde assez longue. Une longe individuelle de 2 m est insuffisante et d’ailleurs interdite, et il est conseillé de s’encorder à 2. Nous n’y serons pas retardés car les chutes sont alors assez rares à notre passage. Nous avons tout de même l’occasion de voir quelques belles balles ! Mieux vaut tendre l’oreille et s’équiper d’un casque même si Jacques suggérait l’idée de s’aplatir sur le sentier au passage d’un bloc. Facile à dire mais compte-tenu du dévers qui encadre ce sentier à flan de montagne et du poids du sac hébergeant corde, baudrier, tente … Bref je n’aurai pas eu à tester ! Après cet épisode à la « roulette russe » vient celui de la partie d’escalade. La roche est complètement brisée (mais solide et fiable !) ménageant de multiples points d’appuis pour les mains et les pieds. De nombreux passages sont équipés à la manière des via ferrata donc, si le vertige n’est pas votre souci, il n’y a aucune raison d’appréhender ce passage. Armé(e) de patience et de détermination vous accèderez au refuge sans encombre ! Il faut toutefois se méfier des pointes d’acier dépassant des câbles malmenés par le rocher et les tractions des alpinistes. Avoir quelques pansements à portée de la main peut s’avérer utile pour éviter de souiller une plaie avec les gravelles à moins que vous n’optiez pour le port de gants en cuir… Il est bientôt 15h : Nous arrivons au refuge de l’Aiguille du Goûter ! Il fait chaud malgré l’altitude et le petit vent qui vient refroidir les portions de vêtement imprégnées de sueur. La nappe de nuages vous donne une impression d’immensité inégalable. Le refuge tout recouvert de métal, les miroitements du glacier de Bionnassay ou encore le bleu du ciel vous explosent au visage ! L’ivresse est à son comble ! On s’offre un petit rafraichissement ?! A cette heure certains alpinistes s’apprêtent à redescendre dans la vallée. L’un d’entre eux était effondré dans l’escalier qui donne sur la salle des repas. Beaucoup d’entre nous venons d’arriver et gravirons le Mont Blanc dans la nuit. Certains ne sont montés que pour s’acclimater. Entrer dans le refuge c’est plonger brutalement dans l’obscurité avant que vos yeux s’acclimatent et c’est aussi accepter de se trouver bousculer par une multitude de personnes qui souvent ne parlent pas français. Les gérants sont dynamiques. J’ai beaucoup apprécié l’accueil qui nous a été fait ! Nous ne tardons pas à ressortir pour aller rejoindre l’emplacement de bivouac. Les places y sont chères même si cela est interdit. J’ai compté 34 tentes. A cette époque il y a beaucoup trop de monde pour que le refuge puisse tous nous héberger. Faute de nous empêcher de monter… Les agents ne font pas trop de vérif’. Ils seraient passer en juin. Il paraît qu’il vaut mieux ne pas être verbalisé !… En personnes respectueuses de l’environnement nous redescendrons tous nos déchets. Là haut, même s’il a neigé récemment, cette attitude semble respectée de tous ! Nous installons nos 2 tentes. Un voisin de bivouac est monté avec une pelle. Cela est bien pratique pour préparer l’emplacement. Le ballet lent et discret des nuages est à l’origine d’une partie de cache-cache improvisée entre la montagne et ceux qui la vivent. L’ensemble est mis en relief par le soleil qui glisse délicatement vers la ligne de l’horizon à mesure que la journée se consume. C’est un rêve magnifique qui se prolonge, les minutes s’écoulent lentement. Mes pas s’enfoncent dans la neige qui durci alors que mon visage commence à vouloir fuir la puissance des UV. Je ne résiste pas à vouloir m’isoler pour mieux contempler. La neige fraiche qui s’est accumulée sur la montagne forme des courbes délicieuses. J’emprunte la trace qui nous mènera au sommet du Mont Blanc. Je prends conscience de ma chance. J’en tremble encore à rédiger ces quelques lignes … Cette fois je mesure la force de cette phrase de St Exupéry qui me tient tant à cœur : « Fais de ta vie un rêve et de ce rêve une réalité » J’exulte ! De l’Ascension Finale : une aube magique pour un rêve devenu réalité !
Karine, Jacques et Yann dormiront ensemble pour se tenir chaud. Avec mon duvet des cimes (confortable jusqu’à –40°c) je dormirai seule ou plutôt en compagnie des sacs de chacun. Il est 19h30. Nous décidons de dîner. Les appétits diffèrent. J’avale goulûment mon lyophal, des biscuits et une compote avant de m’enfermer dans ma tente à 20h30. Je n’ai pas besoin de comprimé pour les maux de tête ou d’estomac. Tout se passe pour le mieux. Il parait que le mal des montagnes peut s'exprimer au fil de la nuit. Sauf cette discrète inquiétude je m’endors doucement n’ayant pas omis de prendre mes bouchons d’oreille et me dissimulant sous le rabat épais de mon sac de couchage : le soleil mais du temps à disparaitre sous les nuages à cette altitude ! Je mets mon réveil à 1h30 du matin. Je dois réveiller le petit groupe. Finalement nous ne serons plus que 3 à monter au sommet. Bien emmitouflée dans mon sac de couchage, la chaleur de mon corps vient maintenir l’eau du camelbag à l’état liquide et réchauffe mes vêtements. Ma montre est fixée à un scratch située à la hauteur de mes oreilles. Il ne faudrait pas manquer l’heure du réveil !!! Sauf un réveil nocturne dicté par ma vessie (certains auraient perdu la vie en allant se soulager la vessie la nuit : glissade sur le sol gelé…) je dors à poings fermés 4 bonnes heures avant d’entendre les premiers alpinistes s’affairer. Je n’attends donc pas que mon réveil s’anime pour m’habiller et chausser mes souliers que j’avais équipés de crampons avant le coucher. Nous avons prévu 2 barres de repas minceur hyperprotéinés pour démarrer la journée. C’est plutôt pas mal ! Nous déjeunerons au retour. Les tentes seront démontées au retour également. Il fait nuit. Les lumières de la vallée sont nombreuses. On peut suivre celle de Chamonix avec une telle précision qu’on mesure à tel point l’éclairage public est une pollution… Les étoiles brillent de tous les feux. Nous sommes le 12 août, c’est l’anniversaire de Karine et c’est aussi une nuit riche en étoiles filantes : D’autres seraient comblés pour moins que cela ! Je prends la tête de la cordée. Je marche d’un pas de métronome posant un pied à chaque seconde qui passe. A ce rythme nous dépassons une quinzaine de personnes. La nuit ne nous permet pas d’anticiper réellement même si les croupes ondulantes de la montagne sont surlignées discrètement par la lune. L’air est d’abord léger. Notre souffle régulier et le bruit des crampons s’enfonçant dans la neige rythment notre progression. Il faut gravir 500m pour passer le Dome du Goûter et encore 500m pour atteindre le sommet. Nous passons le refuge Vallot (Alt.4362m) sans vraiment le reconnaître. Nous l’apprécierons mieux lorsqu’il fera jour, en redescendant. Nous mettrons 3h45 pour y arriver. Le sentier monte parfois droit dans la pente. D’autres fois il grimpe en lacets nous permettant de cramponner latéralement ce qui soulage les articulations. A mesure que nous dépassons les cordées, le sentier est de moins en moins marqué ! Il a pas mal neigé les jours précédents. La trace est moins nette. Je parviens cependant à suivre les traces discrètes des dents des crampons de la cordée précédente qui nous précède de plusieurs minutes, des minutes qui ne nous permet pas de l’avoir à vue.
Je n’avais jamais
pris le temps d’apprécier les jeux de lumière qui accompagnent le crépuscule. C’est
chose faite. Alors que nous approchons du sommet, juste après le refuge Vallot,
un homme descend : Il ne parle pas français. Il redescend car il ne peut
plus continuer. Quel dommage ! Une dernière bosse à passer et d’autres
alpinistes, illars, apparaissent : Ils lèvent le pouce. On se serre les
mains. On est heureux comme des gosses. Ca y est, nous y sommes ! C’est
majestueux ! malgré les – 6°C qui règnent là haut, les aiguilles de
glace soulevées par le vent et portées jusqu’à nos joues sont insignifiantes ! Alors vient le
temps de la séance photo qui immortalise le moment. Karine sort un Gwen A Du
de la taille d’un drap de bain et voilà qui fait une splendide griotte sur son
gâteau d’anniversaire ! Le temps de la contemplation est vite écourté. Les
cordées s’amoncellent venant du Goûter ou du Mont Maudit. Il y bientôt trop de
monde là-haut. Par courtoisie nous prenons en photo quelques alpinistes et
vient le temps du retour… Sur Terre ! La descente est facile. A 8h je suis déjà en train de dessouder les sardines de ma tente, figées dans la glace. Nous déjeunerons au refuge avant de redescendre dans la vallée par le même chemin que la veille, la fatigue en plus. Il faut accepter le monde, les touristes, la chaleur… cela n’est finalement pas si difficile puisque je suis comme droguée par un film infiniment magique qui tourne en boucle dans mon esprit. Nous prendrons le tramway pour Le Fayet à 16H50…… Mes mots ne peuvent pas être à la hauteur de mes émotions... Puissent-ils vous donner envie de vivre ce challenge accessible à toute personne volontaire et en bonne condition physique ! Attention, cela reste une course d’alpinisme qu’il ne faut pas sous-estimer. Outre le mal des montagnes, chaque année la montagne brise la vie de quelques familles … August 08 En attendant la fenetre meteo... Hello ! Me voici chez les chamoniards depuis jeudi soir. La Pire est Née fut un régal sauf quelques grincements rotuliens apparemment nécessaires pour la suite.... J'ai retrouvé le Mont Perdu avec délice et l'Aneto dans la foulée ça donne ceci : Les guides annonçaient 5 a 7 heures d'ascension et notre petite équipe de bretons l'avons dévoré en 3h45 ! Un dossard gentiment attribué à la dernière minute suite au désistement d'une amie et je fais le Canigou beaucoup plus aisément que je l'avais pensé. On va dire que cet été je fais le plein de sensations comme voila longtemps que j'en avais vécues ! Après quelques nuits de récup' dans un lit douillet au dessus de Clermont Ferrand j'ai enfourche ma kawette pour joindre Cham'. La cerise m'attend au sommet d'un gros gros gâteau haut de 4810m et des broutilles July 14 Serre Che' ou le championnnat du monde de trail 2009Juste pour signaler le lien vers le site de la course et le beau CR de Vincent Delebarre ! Je n'en sais pas plus à l'heure de la chute de Maud Giraud (qui termine malgré tout à une belle 5ième place !) ou de l'abandon de David Pasquio. Je mesure leur déception et souhaite que ce ne soit qu'un bobo sans conséquence... Quoi qu'il en soit les français ont sacrément bien tourné ! FÉLICITATION !!! Chapeau à toutes et tous ! Le CR de Thomas LORBLANCHET ici. ...Et pendant ce temps-là, au bout du monde, il faisait beau et les copains couraient joyeusement : voir le beau diaporama de Marie ici ! ... Et le CR de Pilou de l'asso Dunes d'espoir ici !!! La pire est née 2009 by GIPSAventureJ-7 le temps de la présentation est venu en attendant un compte-rendu détaillé de l'expé "la Pire est Née" dans la 3ième semaine d'aout. Pour limiter les erreurs voici un extrait de la présentation de ce projet monté notamment par Pascal JUGIE, organisateur du trail de Grand Brassac, petit village du Périgord où chaque année Jacques SALAUN (webmaster de YaNoo.net) amène un car de joyeux coureurs bretons : " La PIRE EST NÉE 2009, une épreuve d'altitude à la carte ( dans tous les sens du terme ), technique, exigeante et également sur plusieurs jours. Un coktail de Trek, de Trail, de Course de crête et de Grimpe. Dans les Pyrénées : L'édition "1" aura lieu en Haute Garonne, au sud-ouest de Bagnères de Luchon, dans la région du lac d'OÔ, du lundi 20 au vendredi 24 juillet 2009. En 2010, l'épreuve changera obligatoirement de secteur, ceci pour garder son caractère "expédition". Nous serons dans le secteur de Gavarnie. Distance et dénivelé positif : Distance minimum de 55 km, D+ 6250 m, 2 sommets "3000" Distance maximum de 83 km, D+ 9350 m, 6 sommets "3000". Peu importe les options choisies, le dénivelé positif sera conséquent et il faudra progresser sur des sentiers très techniques de haute-montagne. L'option "Grimpe" ajoutera de la verticalité à l'épreuve. 5 étapes : Des étapes à la carte, variées, difficiles, mais "abordables" avec du temps en fin de journée pour se poser et récupérer. Des options à prendre ou à laisser pour tenir compte des ambitions, des aptitudes, du niveau physique et technique de chacun..." Mon programme : ... Accompagné de liens ici ou là vous permettant de découvrir les paysages et éventuellement des idées de rando... *Étape 1 : Journée de trek -> Il s'agit de quitter le lieu dit "les Granges d'Astau", notre point de départ situé au Sud de Bagnère de Luchon à l'extrémité de la D76. 16 km nous mèneront aux abords du lac d'OÔ puis à celui d'Espingo à 1967m d'altitude (voir la description du parcours faite par un triathlète ici). Nous continuons sur le GR10 vers la Hourquette des Hounts Secs au nord du cap du même nom puis vers la Coume de Bourg (Alt.2272m) où nous laissons le GR10 pour filer vers le Sud. Nous passons au pied du pic Sarnès (Alt.2600m) en direction de la cabane du même nom pour nous engager dans le cirque des crabioules avant de joindre le refuge du Maupas (Alt.2400m) notre point d'arrivée. ![]() *Étape 2 : Journée de trail -> Départ de nuit du refuge de Maupas pour 26km et 2800m de dénivelé positif. Nous partons vers l'est pour passer aux abords du lac bleu, du lac Charles puis du lac du port vieil. On continue tout droit pour grimper au col de Port Vieil (Alt.2684m) aux pieds du pic du même nom, puis redescendre coté espagnol jusqu'à l'altitude 2100m et remonter sur 250m vers un lac (Alt.2211m) en contrebas du pic de la montagnette. Le retour se fait vers le NO pour passer aux abords du lac des Gourgoutes (Alt.2318m) et traverser le col "Port de la Glère" (Alt.2367m) pour basculer dans le luchonnais. Nous n'empruntons pas le chemin de l'impératrice qui mène à l' Hospice de France mais, à 1828m d'altitude nous faisons route vers le col de Sacroux (Alt.2034m). La progression tranquille dans les alpages mène au col de Pinata (Alt.2152m) puis on plonge sur un sentier en lacets vers la cabane de la Coume (Alt.1714m). Il faut longer le ruisseau de Houradade en terrains parfois ombragés jusqu'à la prairie de l'Artigue pour bifurquer en direction du gouffre d'Enfer (Alt.1375m) à travers les bois de Suberlenc. Il faut maintenant reprendre de l'altitude pour joindre l'arrivée, au refuge de Maupas (Alt.2430m). Le chemin nous mène sur les pentes de la coume des crabioules en direction de la cabane de Sarnès pour une grosse virgule ascensionnelle qui donne fin à la 2ième étape de l'expé et annonce la 3ième étape ! NB : La Coume en catalan désigne une vallée avec une seule issue vers l'aval. *Étape 3
: Journée de course de crête -> Nous devons joindre le refuge du Portillon (Alt.2571m) L'étape comprend plusieurs passages de neige/glace : Nous allons chausser les crampons
!!! (Yes ! *Étape 4
: Journée de trail "Défi des 3 sommets GOURDON / SPIJOLES / SEIL de
la BAQUE" -> Départ du refuge du portillon à 8h en direction du Pic du Seil de la Baque (Alt. 3110m) : il faut commencer par 300m d'ascension de la Tusse de Montarqué qui domine le lac glacé pour virer vers le SW en direction de Port d'Oô. A ce niveau il parait que le point de vue sur tous les 3000m de la vallée est incomparable ! Vers 2900m d'altitude le glacier résiduel du Seil de la Baque nous donne accès au pic du même nom. *Étape 5
: Journée de trek via le Pic Perdiguère (Alt.3222m) -> Nous partons à 8h du matin plein sud pour 550m de dénivelé positif : la description de l'ascension est donnée ici. Une fois l'ascension consommée nous redescendons vers le refuge pour emprunter le sentier qui nous ramène aux Granges d'Astau... Il faut bien une fin pour mieux se remémorer, apprécier et projeter !!! Vous pouvez visualiser la carto, la géologie, les vues aériennes(...) sur un site totalement gratuit et pratique d'utilisation : le site géoportail ! J'ai d'abord voulu apprendre à insérer ces cartes sur mon blog (comme ici par exemple ou encore ici. Les liens 1 ou 2 vous aideront peut-être à progresser sur un terrain où je ne veux pas m'engager aujoud'hui) puis j'ai compris que cela allait me demander de rester encore assis devant mon ordinateur alors.... En attendant vous pouvez utiliser ce portail qui offre la possibilité de disposer des fonds de cartes IGN aux 1:25000 dont la précision est sans commune mesure avec ce qu'offre google sur le territoire français (google dont l'ambition hégémonique me semble dangereuse à terme...) July 13 Les voyages sont propices à la réflexionVoici 3 jours que je suis chez moi, c'est à dire quelque part en Bourgogne, dans la France profonde, à Corvol l'Orgueilleux. "Rentrer chez soi", redevenir pour un temps "le petit de quelqu'un" est une chance que je veux apprécier à sa juste valeur. Ce matin, pendant mon footing en forêt, je pénétrais dans la profondeur de questions existentielles mais à l'instant je veux jeter sur la toile ces photos de papillons, d'insectes butinant les lavandes de la maison familiale. Malgré la pollution que l'Homme impose à l'environnement, on trouve encore ça et là de petits coins de paradis pour les insectes ! "La vie est un papillon éphémère arborant les ailes du paradoxe" Benoît Gagnon. "L'amour c'est comme un papillon; il est hors de portée quand on le chasse; mais si on le laisse tranquille, il peut très bien venir se poser sur notre épaule." Anonyme July 07 Petit soubresaut avant ma virée en montagne Quelques déboires gastro-intestinaux pour m'apprendre à gérer l'imprévu lol et après les 100% de réussite au bac au lycée naval avec un p'tit 20/20 en SVT qu'une de mes élèves vient de m'offrir (c'est trop gentil !) je peux enfin terminer mes préparatifs pour enfin (!) un été montagnard comme je les aime ! Coté matos il faut s'équiper pour "La pire est née" du 20 eu 24/07, pour la course de Saint Lary : la montée du Plat d'Adet le 25/07, l'ascension du Mont Perdu et de l'Aneto dans la foulée puis, si les conditions sont optimales pour l'ascension du Mont Blanc en aout. Le hic : je roule à moto !... Liste du matériel,
June 28 Conseils en nutrition by Bran GO2store.frL'aubrac a été pour moi l'occasion de confronter mes habitudes de nutrition avec celles de l'équipe du team GO2. Le week-end a été plus qu'enrichissant : Bran nous a fait partager son expérience de terrain.... Ne manquez pas les conseils de Bran en cliquant sur l'onglet "conseils" puis sur "préparation sportive" ici ! Menus "déstokage" et période de meilleure assimilation des antioxydants Printemps et été sont propices aux compétitions. Vous vous "encrassez" lors des entrainements, lors des compèt', et peut-être lors d'apéro ou autres barbecues,... Vous savez que le sportif met son corps en état de stress, que son corps demande des suppléments en vitamines et minéraux mais vous vous demander ce qu'il vous faut manger et quand. Des chercheurs ont trouvé quelques réponses. Nous allons d'abord vous proposer quelques menus de "décrassage" puis je vous résumerai les résultats des dernières études sur l'assimilation optimale des vitamines et minéraux chez le sportif d'endurance.
June 25 Aubrac by Adidas : petit CR de we du 21 juin 09![]() Vous trouverez le CR du we à ce lien. J'ai quelques commentaires "pratiques" à ajouter d'ici peu. @mitiés ! June 19 Pour éviter les frustrations voire ...Il faut éviter le surentraînement et la reprise prématurée de l’activité après une interruption ! Je vous propose mon programme de reprise, programme dont je récolterai les fruits à l'automne. Il faut savoir être patient. Reprise prématurée de l'activité après interruption :
Reprendre tout à zéro :
--> BILAN n°2 : Il n'est jamais trop tard pour bien faire, le corps est une fabuleuse machine pour qui sait le respecter ! ... Enfin rien ne remplace un corps en bonne santé et la joie de vivre sa passion avec délectation et entouré(e) de ses amis ! Premier test : Après 3 semaines d'entrainement suivi d'une semaine de récup' (pendant laquelle les douleurs aux genoux s'atténuent : rien est perdu !!!) je vais participer au trail "la capucine" de l'Aubrac by Adidas, 11km, 260m de dénivelé positif, réservé aux féminines ! ca va faire drôle ! ;o) Pour conclure : "Mieux vaut une séance de moins qu'une séance de trop" (Philippe Propage)
June 06 Tenue Tri Running Passion Brest : un modèle tout confort !Premiers clichés à l'entrainement avec la nouvelle tenue du team ! La classe ! ... Et franchement très confortable ! June 01 En aparté... La p'tite virée (... Parce que l'amitié se marque ainsi pour un mil'killeur ! JB Jaouen, grand maître de la Trans Gaulle, au centre ci-dessous, Trail de Guerlédan 2009 : une onzième édition réussie ! C'est en spectatrice que j'ai découvert Guerlédan cette année, reprise progressive oblige. Arrivée en moto samedi soir vers 21h j'ai d'abord découvert l'univers de réserve, de calme et sérénité apparents des parkings inhabituellement couverts de camping-cars, tentes ou véhicules de fortune aménagés pour les traileurs, pour les familles et amis partageant ce sport-passion qui se raconte, se vit, s'imprègne de la sueur, des échecs et des victoires sur la nature et sur eux-mêmes des corps et des esprits de ceux qui se nourrissent du trail ! A cette heure où la pénombre invite au repos il reste beaucoup de places sur l'immense champs étagé qui fera office de parking. L'après-midi a été animé par les trails de 10km et 20km. Certains sont venus en spectateurs et attendent l'épreuve reine, d'autres oseront le défi de courir également le 55km enfin certains ont probablement quitté les lieux après leur course et ne reviendront pas... Je suis attendue au camping de Mur de Bretagne. Parcourir les 10km qui séparent le "village sport" du camping sera pour moi l'occasion de dominer l'immensité boisée percée à l'emporte-pièce par le majestueux lac de Guerlédan autour desquels les coureurs forceront leurs articulations et sueront généreusement sous un ciel bleu-azur merveilleusement inondé de soleil. En spectatrice j'observe calmement l'effervescence qui anime les sportifs. On annonce 3km et 150m de dénivelé de plus. Voilà qui ne rassure pas ceux qui connaissent Guerlédan, ceux qui l'ont forcément vécu "mi-humide mi-étouffant" comme ces 2 dernières années et qui savent qu'aujourd'hui le soleil ne sera pas leur allié. Courir sur des pierres grasses rend les derniers kilomètres difficiles mais le coureur sait que la fraicheur l'aidera à supporter l'épreuve alors que courir sous le cagna, quand on est breton, c'est dur et plus ça dure plus... Plus les crampes risquent de se déclencher ! Et il y en a eu des crampes, parole de spectatrice ! ![]() Les amis sont tous là ! Les coureurs, en repos ou d'activ' Aller, Jacques, on y va ? Le départ a été donné à 9h précises. Nous sommes 4, short et baskets aux pieds, à aller retrouver les coureurs à quelques points stratégiques du parcours. Après une boucle de 6 ou 7 km les traileurs repassent sur le lieu du départ, une difficulté ayant permis d'étirer le peloton. Une petite demi-heure s'est écoulée lorsque la tête de course passe devant nous. Il fait déjà chaud. Quelques photos et nous filons alors vers le chemin de halage où les premières calèches promènent déjà les curieux. ![]() Régine (1ereF) ![]() Sylvie Lassue de Plaintel, une habituée des longues distances ici en 4e position C'est la fête au village du trail. Le temps s'écoule, les minutes, les heures défilent. Il fait chaud sur le site. La pause déjeuner a dû paraître brève pour les responsables des stands. Assez régulièrement le speaker donne des informations sur la course. Il y a du chamboulement dans la tête de course. David Pasquio aurait pris 7 minutes d'avance sur ses poursuivants et l'ordre de ces derniers a changé. Pascal Giguet du team salomon ou encore Eric Clavery du team Asics bien partis seraient maintenant en difficulté... On annonce David dans 30 minutes et ... En avance sur les pronostics son arrivée après 4:36' surprend tout le monde : je manque son arrivée. Voici quelques photos, ![]() Forcément éprouvé par une épreuve qui n'a rien d'une balade dominicale, d'autant qu'il n'est pas du genre à faire les choses à moitié, à l'arrivée David est d'un calme impressionnant. Petit débriefing à chaud avec JM puis avec les journalistes... Les 20 premiers arriveront dans l'heure qui suit ! Le podium sera 100% bretonnant. Ci-dessous Olivier Le Guern (2e en 4:50') et Thierry Gallou (3e en 4:52') Olivier LG. Thierry G. Pour finir voici quelques photos de féminines à l'arrivée (j'ai également manqué la 1e Régine Tuarze, en 6:22' en photo ci-dessus au niveau de l'écluse) : ![]() ![]() ![]() Tout cela donne envie d'y retourner ! ... Y retourner en spectateur et prendre le temps de profiter des amitiés nées de ce petit monde du trail fort de personnalités entières et généreuses à souhait ; Y retourner pour courir et pour vivre un autre défi ! Patience, patience Virginie. La nature a besoin de temps. Construire des bases solides et ....... May 27 Du coté de la montagne : découverte des championnats de courses de montagne Comment rester insensible à la course de montagne ?! Voir ici un beau récit et plus si affinité... "L'athlète est un homme qui a décidé de reculer les murs de sa prison" May 24 Reprise mais avec sagesse... Et oui, 5 semaines pour faire le point, se soigner, se reposer et reprendre confiance en soi ! Une inscription de dernière minute, un dossard enfilé dans la sérénité et un départ en queue de peloton afin de ne pas se laisser emporter par l'élan général des premiers. L'idée est simple : faire un footing avec les amis, revoir les traileurs costarmoricains et sortir des sentiers battus ! Le CFA de Pommerit-Jaudy organise chaque année une fête grandiose et le ciel s'annonce clément. Tous les ingrédients étaient réunis pour une journée de festivités ! Je suis donc partie d'une foulée légère et la langue déliée ! J'ai appuyé un peu dans les cotes et j'ai bien profité des ravitos pour me rafraichir. Je remontais la file de coureurs lorsqu'à moins de 2 kilomètres de la fin, un podium semblait envisageable. Depuis 3 semaines je terminais mes footing de 45min par 5-6 lignes droites : Il était temps d'allonger la foulée ! Bien fraîche et motivée ma foulée s'est allongée facilement : j'ai abandonné les 3 premières dames ayant ouvert la voie pour terminer 1e féminine à ma grande joie ! ![]() Cette issue positive et inattendue me permet de refaire le point : Je décide donc de reprendre l'entrainement dès la semaine prochaine ! May 13 Désentrainement...Une étude scientifique relativement récente (N.Olivier, R.Legrand, J.Rogez, S.Berthoin and T.Weissland, Arrêt de l’entraînement et déconditionnement à l’effort aérobie, Science & Sports,
June-August 2008,
Pages 136-144) a montré qu'une période d'inactivité sportive engendre une réelle désadaptation
à l’effort. De nombreux paramètres physiologiques varient : Dès 14 jours d'inactivité puis progressivement pendant les huit premières semaines de cessation de l'activité sportive il a été observé une diminution
significative de la consommation maximale d’oxygène (VO2max). Voici les explications qu'on peut proposer :
Le déconditionnement à l’effort après une période de désentraînement affecte l'ensemble cardio-respiratoire ainsi que les fonctionnement musculaire. On peut imaginer que des transformations s'opèrent également au niveau articulaire, surtout en cas de blessure, mais également au niveau des commandes nerveuses. Il ne doit pas être pris à la légère ! Même si on a tendance à oublier la blessure, boosté par le repos qui permet de refaire du jus, le corps n'est pas prèt à encaisser la charge d'entrainement qu'on pouvait s'imposer à l'époque de la blessure ! Il faut reprendre les choses très progressivement, le corps réagissant mal à la contrainte trop brutale : douleurs, blessures, blocages psychologiques lié au surentrainement ! C'est ainsi qu'après une période de frustrations associées à une reprise trop rapide, épuisante physiquement et moralement par les blessures et les remises en cause incessantes du plan d'entraienement, des objectifs... nécessairement associés : je choisis de tout reprendre à zéro et de laisser le temps à dame Nature de me reconstruire un corps et un esprit combattifs !
Un plan de reprise après arrêt (cause gros trail par exemple) est proposé ici ! |
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