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    November 08

    Courir à l'infini... Les 24h d'Aulnat etc...

    Néophyte de la course à pied, il faut que je mette un pied dans la FFA pour découvrir un mode riche et passionnant.
    Ce week-end se déroulait les 24h d'Aulnat. Après 22 heures de course rien est joué ... Chapeau bas !

    "A deux heures de l'arrivée, (Stéphane Collard) progressait encore sur des bases de 254 km, lorsque pris par un malaise, comme bloqué et dans l'incapacité de rejoindre son stand, il a été contraint de s'arrêter 45' sur le parcours. Philippe Propage, son entraîneur, apporte cette explication : « Il a sans doute eu un petit malaise vagal. Il avait envie de vomir, mais il n'y parvenait pas et il ressentait des fourmillements dans tous ses membres. Ce problème est sans doute lié à la digestion. Si ces athlètes mangent peu, ils mangent souvent. L'organisme n'est pas habitué à un tel régime et la fatigue aidant, plus des conditions météos délicates, ça peut amener à ça.  Le plus terrible, c'est que 15' avant que Stéphane sombre, jamais je n'aurais pu imaginer cela » Mais monstre de volonté qu'est, Stéphane Collard réussira à repartir « Sans ça j'aurais perdu la course » : commente-t-il. Et Stéphane de poursuivre : « Je suis reparti à la volonté, parce que je savais que pour espérer décrocher un ticket pour le mondial de Brives, gagner était une condition sine qua non. Aussi, il y a eu les mots de ma famille et de mon entraîneur. Je me disais aussi que je n'avais pas forcé autant, pour lâcher à la 22ième heure. Je m'en serais voulu. Au final, je suis satisfait. Je porte mon record à 245,512 km et je suis en position d'être sélectionné. Mais je suis horriblement fatigué. La nuit, il a fait 0° et il a plu souvent. Egalement, ce parcours n'était pas si facile. Il présentait beaucoup de virages et comportait une descente et une montée."


    Le week-end prochain je bascule de pratiquante à bénévole pour les 92km "Sur Les Traces du Loup aux pieds verts". Dès 3h15 je serai place de la Mairie à Sizun avec l'ensemble des bénévoles pour soutenir la petite équipe de 45 farfelus dont 3 femmes (désolée de vous abandonner les copines ... Je serai là pour vous soutenir !!! ) .
    Nous prendrons la direction de Saint- Thégonnec (vestiges du Château Penhoat)
    pour un départ à 4h. Nous passerons aux PK 69 (lac du Drennec), PK 46 (Botmeur) et PK 23 (La Croix)  pour y déposer de l'eau et du ravitaillement. On peut voir les coureurs au col Trédudon, au roc Trévezel, sur la montagne Saint Michel ou encore Ménez Kador. Les détails ici !

    Comptez sur moi pour vous faire un p'tit reportage de cette fabuleuse aventure !

    November 01

    Ma course des templiers 09 : 6e féminine et 3e sénior en 8h03

    Cette année 2009 est la dernière année où le festival des templiers se déroulera à Nant. Compte-rendu de mon week-end...

    Je pars avec Alain Abjean, passionné de tennis de table et membre de l'association des Cavaleurs de Brest, que j'ai rencontré sur le forum YaNoo.net. Mes parents m'avaient pourtant prévenue de ne jamais monter dans la voiture d'inconnus... Clin d'oeil Nous faisons connaissance à l'occasion d'une rencontre furtive quelques jours avant le départ : Ouf !

    Vendredi 23 octobre, il est tout juste 7h. Alain est en avance et moi pas tout à fait à l'heure. Dire que je l'ai pressé pour qu'on ne parte pas trop tard …

    Nous roulons tranquillement de Brest vers Nantes pour joindre Nant dans l'Aveyron avant la nuit... Quand Alain bavarde il ralentit... Zut ! On ne va pas gagner beaucoup de temps avec ça.. et puis moi qui n'aie pas non plus ma langue dans ma poche... Sauf une pause éclair pour déjeuner et une pause photo du pont de Millau (Alain est un fan de la gâchette !) nous arrivons avant la tombée de la nuit.

    Profitant ainsi d'une belle vue sur la descente du Roc nantais je rassure Philippe Propage au téléphone. Il renforce mon sentiment. Par rapport à l'effet que m'avait fait le domaine de La Plagne lors de mon arrivée sur le lieu de la 6000D en 2008, celui de la vision des falaises qui bordent Nants est carrément encourageant ! Les causses vont être un superbe terrain de jeux !

    Vendredi soir : immersion !


    Photo : Guillaume Moreau

    Endurance trail,

    A notre arrivée nous allons bavarder avec notre voisin de camping Pascal Leray, qui termine 7e (!) de EUT. l est surprenant de fraicheur ! Il nous annonce les conditions difficiles vécues par nos compères au sommet de l'Aigoual. Malgré les pluies diluviennes de la veille, l'organisation a maintenu l'Endurance Ultra Trail bien que contrainte à amputer le parcours de quelques kilomètres. Patrick Lucas et Guillaume Moreau sont arrivés depuis mercredi soir pour y participer. La région occupée par le parc naturel régional des grandes causses n'est pas très bien dotée coté réseau télécom : Nous apprenons trop tard que Patrick est passé à Revens au moment où nous y étions...

    Nous avons la chance d'être hébergés à Revens, point de ravitaillement de l'EUT comme du marathon. Voilà une belle occasion d'éviter les bouchons. Car oui, il peut y avoir des bouchons dans ce coin reculé de France, surtout le dernier week-end du mois d'octobre et ce depuis 15 ans maintenant !

    Retrait des dossards au salon du trail,

    Pendant que nos ultra traileurs bretons s'apprêtent à dévaler les derniers kilomètres qui les mènent à Cantobre puis au Roc nantais de nuit, nous pénétrons dans le salon du trail. L'endroit est calme comparé à ce que nous vivrons le lendemain. C'est bien agréable ! On retrouve avec joie Pascal et Magali Jugie de l'extrême trail de Grand Brassac et de « la pire est née » avec lesquels il est doux de prendre des nouvelles du Périgord. Nous croisons la bretagne à tous les coins du salon. Les bretons sont venus en nombre encore une fois. Je reconnais Samuel et 2 de ses amis venus faire la promotion du trail Glazig (lequel je vous recommande tout comme le Grand Brassac ou encore La pire est née où j'ai déjà réservé une place pour l'été 2010!)

    Nous trouvons bientôt le poste de retrait des dossards où il est possible de participer à un tirage au sort. J'y gagne une bouteille Camelbag et une paire de chaussettes. Si j'allais chausser des bottes de 7 lieues ce week-end, on ne m'appelle pas pour autant « Berthe aux grands pieds », de taille 42-44, ces chaussettes ont fait un heureux !

    Samedi : Marathon des templiers, 18km, templière, trophée Vanoni et semi-raid de la diagonale des fous,

    Réveil musculaire...

    Il est 8h. Discrètement je me glisse dans mes vêtements, enfilant mon camel déjà équipé pour la course du lendemain. Patrick et Guillaume sont rentrés aux alentours de minuit. Ils ont tous les deux terminés le EUT malgré quelques pépins sans gravité mais un peu gênants : Échauffements pour le premier et inflammation au genou pour le deuxième.

    Je pars pour mon dernier footing. Il fait frais au dehors. Le brouillard donne à cette matinée une belle ambiance automnale. Un chasseur dont le fusil est cassé scrute l'horizon. On entend ses chiens aboyer en contrebas. La ligne de l'horizon est brisée par une végétation rase et clairsemée. Le plateau karstique sur lequel est installé Revens, a été modelé par des siècles d'agropastoralisme. J'aime ce charme bien particulier. Que la France est belle ! Et vive le trail !


    Photo : Guillaume Moreau

    De retour au mobile-home les gars ont disparu. Ils sont partis se doucher. J'ai dû les réveiller... Je les rejoins vite. Une petite toilette, petit dèj' entre copains et bavardages.. Et c'est avec une certaine impatience que je rejoins le salon du trail ! Le soleil a percé l'épaisseur des nuages. De belles couleurs flamboyantes se reflètent dans le miroir qu'est devenu le revêtement de la route qui rejoint la vallée. Revens est placé sur un promontoire.

    Au salon du trail,

    L'entrée du village de Nant est bloquée par des barrières où des bénévoles organisent le parking. Le salon est situé à l'opposé de notre lieu d'arrivée ce qui nous permet de visiter le village. Le patrimoine architectural a fait l’objet d’attentions particulières : les ruelles étroites abritent de petites boutiques traditionnelles. J'ai du mal à contenir ma curiosité. De mes mains je caresse furtivement cette superbe porte en bois ou ce mur tortueux qui a été témoin d'une si riche histoire ! Au Xe siècle les moines bénédictins ont asséché le marécage et créé un réseau de canaux. Nants avait été appelé le « jardin de l'Aveyron » car à l'époque cette irrigation a permis la plantation de vergers et de vignes. Certains se souviendront de ces canaux qui serpentent le village : je pense à un photographe qui a fait les frais de son inattention au départ de la grande course !...

    Les bretons ne passent jamais inaperçus. Guillaume, Patrick ou Alain rencontrent des amis. Ca papote bon train. Nous finissons par arriver sous les chapiteaux. Notre groupe éclate. Je file à la rencontre de Philippe. Je sais que je n'aurai pas de mal à le retrouver... Je bouillonne intérieurement. Je discute un peu avec Mireille et ses amis rencontrés au trail de « Courir pour des pommes » de Génilac pendant que Philippe discute avec David Laget. Ce dernier tient un stand d'équipement pour le trail. Après quelques mots échangés, Philippe exige que je quitte cette ambiance et encourage David à en faire de même malgré ses obligations. Il ne faut pas griller ses cartouches inutilement. Un p'tit coucou à Pascal et Magali du Grand Brassac et aux bretons du Glazig et nous remontons sur notre rocher pour déjeuner.

    Pause déjeuner et sieste,

    Après le déjeuner je dois réaliser une dernière séance de sophrologie recommandée par Cédric Lagrange. Je crois que toute cette excitation m'a épuisé. Je devrai m'y reprendre à 2 fois pour terminer la séance !!! J'arrive à l'état sophronique et le dépasse dans la foulée basculant de la veille au sommeil sans transition.. Je m'endors ! Je devais me projeter sur le lendemain de course et avoir un regard détaché et positif sur la course et bien ce sera pour une autre occasion ! Pour le moins je suis bien détendue et ce petit aparté m'a fait le plus grand bien !

    Ambiance compétition,

    Il est 15h30. Le marathon passe à 500m du camping ! Les premiers sont annoncés. Nous filons prendre l'air et participer à la fête. Tant pis pour la reconnaissance du parcours. Nous verrons passer les premiers et j'attends le passage de Nicolas situé dans le groupe de tête avant de rejoindre Cantobre. Dans un lacet de la route se trouve un pont. Le sentier emprunté par les coureurs passe en dessous et remonte au niveau de la route avant de se redresser pour enjamber le Roc nantais qui déverse ensuite les coureurs sur Nant. Les spectateurs sont nombreux et pas avares d'encouragements : Une bien belle fête !

    Quelques longues minutes plus tard nous reprenons la voiture. Nous assistons aux arrivées simultanées de la templière, du 18km et du marathon, un peu en contrebas du village. Stéphane Madec et les amis de Courir à l'infini sont présents. Ils ont couru l'endurance trail et s'engagent le lendemain sur la grande course des templiers. Ils termineront tout cela dans la plus grande discrétion... ! Voilà le genre d'exploits que les médias ne devraient pas oublier de citer... Combien de personnes d'exception restent dans l'ombre. Tout est histoire de modes, de mouvances, de … enfin bref : Ne sommes-nous pas tous uniques et par là tous un peu exceptionnels ! La richesse est en chacun d'entre nous et dans les propriétés qui naissent de nos associations !

    Nicolas sera victime d'un souci de hanche (en fait il fait semblant histoire de racourcir l'épreuve Clin d'oeil). Je ne le reverrai pas. Philippe termine les 18km de sa course aux cotés du médecin de l'équipe de France. Mireille part les rejoindre dans la foulée, à leur passage devant nous. . Je rejoins Alain, Patrick et Guillaume. Nous décidons de rentrer. Éclats de rires lorsqu'à la croisée d'une rue Philippe me commande de vite rentrer me reposer. Il est déjà 18h30 et le réveil, malgré le changement d'horaire sera très matinal donc...

    Au diner j'apprends que Julien Rancon a battu son record personnel arrivant premier au trophée Vanoni et que leur équipe finit 2e (Course de montagne. Résultats sur: http://www.gscsimorbegno.org/) . Sur l'île de la Réunion si notre Gérard Gauthier « national » est victime d'un souci qui l'empêche de boucler la Diagonale des fous, Gérard Racinne, notre rennais insatiable qui a couru le semi-raid « en marron » faute de dossard, termine avec le 9e et 2e V1 en 11h38 !!! Une victoire au goût amer mais qui ne l'arrêtera pas, soyez-en certains !

    Aller, je mets des boules Quiès, m'allonge sur la banquette et sombre finalement très vite dans le sommeil. Je m'offre alors 6 heures d'un bon sommeil.

    Dimanche : la grande course des templiers,

    Arrivée au village, ambiance...

    Il est 3h du matin. L'appétit n'est pas vraiment là mais ce n'est pas franchement lié au stress. J'avale la charge de glucides calculée pour deux bonnes heures d'attente avant le départ. J'ai glissé une barre de fruits secs à consommer dans l'heure qui précède le départ. Dans la précipitation j'ai oublié ma boisson d'attente... Je suis surprise de la manière dont je vis ce manquement. C'est avec un réel détachement que j'ignore ce grain de sable...

    Je m'attendais à trouver un monde fou dans le village. Finalement je trouve la petite place plutôt dégagée. Il faut dire que nous avons une bonne heure d'avance sur l'heure du départ de la course. Ma pipette fuit.. Il n'y a pas grand chose à faire me semble-t il. Je m'approche de l'arche marquant la ligne de départ. Je bénéficie d'un dossard qui m'offre un placement préférentiel à l'avant de la colonne de coureurs, tout près du départ.


    Photo : Alain Abjean (ici)

    Sans réveil musculaire, les aiguilles de l'horloge ralentissent soudain leur ronde... Le temps semble faire une pause pendant que l'on assiste aux interviews des favoris puis au discours de Gilles Bertrand, organisateur du week-end des templiers et du marathon des burons . Je suis derrière Maud Giraud et David Pasquio. Ça me fait du bien d'échanger quelques mots.

    Un départ rapide...

    Soudain la musique d'Era s'élève, le décompte du temps et …. Je ne sais pas qui de mes jambes ou de mon cœur précède l'autre. Je suis déjà emportée dans cet élan magique porté par plus de 2880 coureurs. Un coup d'œil sur ma montre : 16,5 km/h ! Je lève progressivement le pied. Maud et les favorites doivent être loin devant. Je cours quelques mètres aux cotés d'Aurélia Truel qui disparaît à son tour à mesure que je trouve ma vitesse de croisière. A quoi cela sert-il de partir si vite ? Mes quelques connaissances en physiologie m'amènent à privilégier l'économie du carburant face à une bonne place en tête de peloton.

    La traversée de Nant est rapide. Je n'y vois pas plus que les spectateurs doivent nous reconnaître face à la puissance de centaines de frontales. Je n'entends rien, je ne vois rien dans ce brouhaha de piétinements et de cris. De toute façon je n'attends rien. J'ai un vrai souci de camel. J'arrive à le retirer tout en courant et à resserrer le bouchon mais il me posera problème tout le long de la course... Je me recentre sur moi tentant de calmer l'excitation soudaine d'un départ explosif et d'effacer l'inquiétude générée par ce petit souci (là encore je me surprends de ma prise de distance).

    En route vers Sauclières,

    La route monte doucement. Bientôt nous nous engageons sur un chemin. Deux coureurs parlent de Karine Herry qui serait derrière moi. Je doute toujours un peu : j'y croirai quand je la verrai. De toute façon j'ai décidé de faire la course « en footing » puisque la vitesse moyenne des meilleures nanas l'an passé était inférieure à 10 km/h. Cette vitesse sera pour moi une allure de confort même avec le dénivelé. Ce confort deviendra tout relatif avec la distance puisque c'est la première fois que je dépasse 55km de course mais j'aurai le temps de gérer cela plus tard, quand le jour sera levé.

    Le sentier s'avère très roulant jusqu'à Sauclières (15ième km) . Vers le 7e km me voici aux cotés de Karine ! Super ! Je la salue et lui glisse que je vais tenter de la suivre. Je pensais courir à une moyenne de 11km/h jusqu'au sommet du St Guiral. Nous sommes un peu en dessous mais je me sens si bien que je me laisse porter. Ils sont bien aises ceux qui reconnaissent l'ancienne voie ferrée s'ils ne sont pas allés reconnaitre le terrain. Avant de plonger sur Sauclières le parcours devient plat voire ne faux plat descendant : je suis en roue libre. Soudain des éclats de voix : c'est Cathy Dubois qui nous doublent. Je suis toujours aux cotés de Karine. Il fait toujours nuit. Sur le coup, malgré ma maigre expérience, je me dis qu'elle risque de payer cher son excitation... Je la doublerai quelque part en descente sur les pentes du St Guiral. La descente j'adore et je sais que je n'y brule aucune cartouche !

    J'arrive à Sauclières. Le crépuscule est timide. Je fais mon premier arrêt, 1h28 après le départ : un sachet de GO2 HydraMax pour recharger mon camel et c'est reparti. C'est avec calme que j'ouvre mon sac et j'en suis très efficace ! Grâce à mon dossard on m'acclame par mon prénom. Ça c'est sympa ! C'est un super remontant, c'est vraiment chaleureux !!!

    L'ascension du mont St Guiral et la descente sur Dourbies,

    Le soleil est plus rapide que moi dans l'ascension du St Guiral. Les ombres portées rendent l'horizon magnifique. Les collines d'abord, les forêts ensuite, puis les blocs sur lesquels nous posons les pieds, prennent toute leur importance à mes yeux. Le sommet est dans le brouillard. Le vent forci à mesure qu'on s'élève. On me dit 10e. J'ai quitté Karine depuis Sauclières. Bientôt le sentier débouche sur la lande clairsemée de blocs de calcaires parfois recouverts par les buis et les genévriers : Attention aux orteils ! Je gagne 2 places en haut de la montée dépassant Caroline Xsay dont j'ai fait l'agréable connaissance à l'Aubrac lors d'un déplacement organisé par Bran Héry manager du team GO2 store,bien connu de tous et alors présent sur la Diagonale des fous qu'il réussi à boucler dignement. L'ascension du sommet se fait par étapes. 2 ou 3 bosses suivies de belles descentes sur de larges sentiers me permettent de doubler bon nombre de coureurs qui, parfois, me reprendront du terrain en montée (faut que je travaille cet aspect !) Bientôt je rejoins Nicole Volard-Gilet et Anne Valero (qui devra abandonner pour cause de blessure) Une descente un peu plus raide me permet de déposer Cathy Dubois. Me voici en 6e position ! La descente du St Guiral ne me pose aucun souci. Je m'attendais à bien pire.


    Photo : Guillaume Moreau,

    A Dourbies je grimpe les quelques marches d'escaliers menant au ravitaillement en trottinant. L'enthousiasme des spectateurs me motive. Je recharge à nouveau mon camel : Patrick et Guillaume m'ont apporté mon jus de raisin. J'y ajoute un sachet de GO2 CarboMax. Une petite tape dans la main d'un bénévole qui m'a aidé à recharger mon camel. J'aime ces moments de partage ! Il me dit que la sainte Vierge située en haut du Suquet veillera sur moi !

    Je sors du village. Philippe est là ! Son visage s'illumine, probablement tout autant que le mien. Il est trop heureux de me rappeler ma position dans le peloton de tête des féminines. Une petite tape amicale que je ne vous détaillerai pas Clin d'oeil et je saute sur le sentier qui me porte vers la crête du Suquet. Nous sommes au 39e km, la mi-course. Je cours depuis 3h47. Malgré son enthousiasme je souhaite garder les pieds sur terre... « Qué va piano, va sano (mais pas trop lantano tout de même ! Tire la langue

    De Dourbies à Trèves,

    L'ascension du Suquet est assez raide. Je n'y perds pas trop de temps car je suis bien. C'est sur la crête du Suquet que je rejoins Aurélia Truel. Je l'avais rencontrée au marathon de l'Aubrac où elle est arrivée première. Il me semble être mieux qu'elle : Secrètement cela me rassure. Nous bavardons un peu. Elle n'a jamais participé aux templiers non plus. Nous faisons un bout de chemin ensemble choisissant alors de conserver nos forces pour courir plutôt que pour bavarder. La descente sur Trêves est assez raide, parfois glissante. Devant moi Aurélia chute. Je tente maladroitement de l'aider à se relever mais elle refuse. Je file... Après une longue série de lacets en pleine forêt, nous retrouvons la route qui, nous emmène à Trêves : J'aperçois le pont et le chapiteau blanc dressé pour l'occasion. Avant-dernier ravitaillement : ce sera un sachet de GO2 HydraMax pour le camel et un verre de coca et un morceau de banane par ailleurs. Le village est superbe mais je n'ai pas le temps de m'attarder à la contemplation... Il y a toujours autant de spectateurs, tous plus enthousiastes les uns que les autres !

    De Trèves à Cantobre en passant par le Causse-Bégeon,


    Je m'engage sur le chemin qui monte d'abord en pente douce sur le Causse. Un ami de Maud me dit qu'elle est en tête et semble en pleine forme. J'en étais sûre ! J'en suis ravie ! Cela ne m'empêche pas d'appréhender un peu le parcours sur le causse. A cet endroit les descentes sont trop courtes pour m'aider à récupérer. Il faut relancer et je crains de ne pas avoir assez de kilomètres dans les jambes. Je n'ai jamais couru plus de 55km. J'ai 4 courses de plus de 50 km à mon actif : la Chevreuse en 2008, Guerlédan en 2007 et 2008 et ma dernière épreuve longue : la 6000D en juillet 2008 ! Ensuite je me suis blessée... J'emboite le pas de coureurs et me cale sur leur foulée pendant quelques kilomètres. Le paysage est superbe. Le regard peut balayer l'horizon. Au loin on devine le roc nantais et la vallée où Nants, encore invisible, doit siéger.


    Photo : YMQuemener

    Arrive une belle descente assez technique. Elle nous conduit à un raidillon qui remonte au dessus de St Sulpice. Mon voisin pensait que nous filions en descente sur Cantobre. C'était sans compter sur ce fameux coups de cul. C'est la première fois qu'une montée me gène vraiment ce pourquoi je relativise assez vite blaguant joyeusement. Il fallait bien qu'à un moment les organisateurs nous taquinent un peu ! La descente sur Cantobre est, effectivement, assez casse-pattes. Il est impossible de dérouler. Il faut sauter des dalles de calcaire, s'accrocher à quelques buissons, virer sec à droite et puis à gauche, éviter une racine, … Bref un beau p'tit terrain de jeux qui, avec la fatigue, nous fait prendre quelques risques pour qui veut ne pas trop entamer sa vitesse de croisière.

    J'arrive à Cantobre. Je n'ai plus de recharge de poudre GO2. Je vais recharger avec la boisson énergétique de l'épreuve. L'excès de zèle d'un bénévole me fait oublier mon dernier gel sur la table... C'est en bavardant avec Patrick et Guillaume qui m'escortent jusqu'au sentier qui remonte sur le roc nantais que je m'en aperçois. Ils veulent que je fasse demi-tour... Il n'en est pas question ! Je ferai sans.. mais c'était sans compter sur un camel mal rempli d'une solution sucrée trop diluée... , Je ne me cherche pas d'excuses...

    Ascension du Roc nantais et arrivée à Nant,

    A mi-distance du sommet Karine Herry me double. Je revois le film se dérouler sous mes yeux. Elle avance plus vite que moi. Je suis comme scotchée au sol sur un sentier pourtant bien tracé et sans aspérités. Elle disparaît derrière les arbres..... Il me faut quelques longues minutes pour retrouver mes jambes. Voyons le coté positif : elles répondent « présent » pour la descente. Je bondis entre les blocs, j'accroche avec agilité les cordes qui m'assurent en cas de dérapage, ne craignant pas de les serrer fort grâce à mes gants en cuir. Bientôt un chemin de galets encadré d'un muret dont Patrick m'avait parlé m'annonce l'arrivée. Je reconnais le passage où j'attendais les coureurs la veille. J'ai les guiboles en compote. Un autre coup de mou : le carburant manque. Je suis sur la réserve... Il faut pourtant garder la tête haute : il y a du monde dans le village et je n'aime pas faire la tête à l'arrivée d'une course. Les spectateurs viennent aussi pour le spectacle donc il n'est pas question de faire la tête ! Je serre les dents un instant puis la force revient... Je passe sur le pont, je vire à droite dans l'ombre d 'une ruelle qui se termine par un petit coups de cul. Tout va très vite mais je repasse ce film en boucle dans ma tête depuis maintenant 8 jours ! On ne prend pas assez conscience de ces instants qui passent toujours trop vite !


    Photo : Bruno Tomozick

    Ça y est, la ligne arrive est devant moi, c'est énorme ! Je balaie l'arrivée du regard. J'avais promis à Philippe une arrivée en fanfare ! Je l'aperçois.


    Je me rappelle fermer les yeux pour réaliser le premier saut puis, comme mes jambes sont finalement assez légères, en voici 1 autre puis 2 et puis le speaker qui me dit de faire attention aux crampes alors forcément j'en rajoute un 3ième ! C'est trop bon. Je m'allonge au sol. Je lève les pouces pour rassurer les spectateurs. J'avais juste besoin de me détendre et fermer les yeux. J'avais besoin de respirer fort et de m'imprégner de l'instant, de toute cette ambiance... J'ai le derrière trempé de mélange sucré qui n'a cessé de dégouliner de mon sac depuis le départ. Un dispositif bricolé que je ne réutiliserai plus ! Quelle soupe dans mon sac depuis que l'eau a détrempé un des sachets de sucré ! C'est pas très joli pour grimper sur le podium mais bon... Je suis sur un ENORME nuage de légèreté et de joie !


    Je termine donc 6ième féminine à 4' derrière Karine Herry qui a gagné 9 fois les templiers. Outre Karine, devant moi que de championnes : Maud Giraud sacrée championne de France de trails après avoir réalisé une superbe saison, Laurence Klein (
    ex- vice-championne du monde et d'Europe des 100km et cette année championne de France de marathon), Isabelle Jaussaud (ex internationale de course en montagne reconvertie au trail depuis 2008) ou encore Corinne Raux (ex-championne du monde de duathlon et championne de France de marathon). Je suis 64ème en 8h03 sur ce magnifique parcours ! C'est une course magique et somptueuse qui trouve sa richesse dans un milieu naturel riche et préservé et dans la multitude des coureurs, des familles, des amis, des sentiments, des ....... Au fait, l'aligot était savoureux Rire tout comme ces rencontres amicales ! Une autre pensée toute particulière à Yannick Cornanguer et Jean-Jacques Guillou du Challenge de la Solidarité que j'ai eu grand plaisir à croiser sur le parcours et rencontrer plus longuement ensuite

    Pour quelques photos : voir la galerie picasa de Alain Abjean ici, la galerie de Guillaume Moreau ici, et une vidéo du JT ici ! Enfin un billet super bien fait et complété de belles vidéo ici.
    Ne manquez pas non plus le billet de Thierry Breuil : on y apprend tout plein de choses !


    Remerciements,

    Toutes mes félicitations aux vainqueurs, à Thierry qui, après lecture de son billet, semble avoir parfaitement bien géré son we et à Maud qui réalise une belle performance ! Le team GO2 store a sacrément assuré ce week-end ! (voir le détail sur le site web, billet rédigé par Bran dans le menu "news")  Hé, une alimentation haute performance bien utilisée voilà ce que ça donne !Félicitation à toutes et tous pour l'audace de participer aux Templiers !

    Toute ma reconnaissance envers les organisateurs qui nous permettent de vivre notre passion en toute sécurité, envers les bénévoles prêts à veiller sur nous et à nous adresser le moindre petit mot gentil pour nous détendre (attention aux excès de zèle tout de même...) et enfin envers mes sponsors, Hervé de Running Conseil chez lequel j'ai pu avoir rapidement le matos dont j'avais besoin à la dernière minute et Bran de GO2 qui n'a pas oublié d'encourager le team avant son départ à la Réunion, joignant à son mail quelques précieux conseils d'alimentation.

    Un grand Merci à tous, amis ou collègues, aux bretons qui m'ont chouchoutée de près comme de loin (n'est-ce pas Alain, n'est-ce pas Cédric ?Clin d'oeil), aux habitués du trail ou non. Toutes mes pensées vers ma famille qui ne comprend pas grand chose à mes motivations et qui doit se satisfaire de m'entre-apercevoir entre deux week-end de trail...

    Enfin je ne saurai jamais remercier Philippe Propage d'avoir cru en moi dès notre rencontre en avril dernier, de m'avoir demandé de m'inscrire sur les templiers malgré mon passif ! Aujourd'hui je lui dédie ma victoire personnelle ! « Mieux vaut une séance de moins qu'une séance de trop » : je ne l'ai pas inscrite sur le plafond au dessus de mon lit mais ... Avec ménagement nous avons su atteindre et même dépasser notre objectif !

    Aller... On remet ça ?! Chaud

    (et oui, il y a aura une bien belle suite à cette histoire.. voir le prochain billet !)


    De gauche à droite : Alain Abjean, Patrick Lucas, ma pomme et Guillaume Moreau, une équipée efficace et bien agréable ma foi !

    Sans oublier...La vidéo bien sûr !

     
    La grande Course des Templiers 2009
    par arnaudvo2
    October 16

    Les templiers : Reco virtuelle...

    Je suis venue au trail un peu par hasard. J'y trouve de quoi assouvir mes besoins de grands espaces, mon gout pour la nature, l'immensité et les voyages. La grande famille du trail a le goût du partage ce qui me convient parfaitement. Enfin j'aime bien faire un peu d'exercice alors... Tire la langue

    Aujourd'hui me voici embarquée dans une belle aventure où, à tous ces ingrédients, je découvre le gout de la compète.

    Dans 8 jours je serai témoin d'une belle rencontre entre les meilleures nanas du trail et de la course à pied en France ! Cela va faire drôle de courir au coude à coude (enfin je l'espère Embarrassé) avec une dizaine de nanas dans un mouchoir de poche ! Question stress ce n'est pas la même chose de savoir que celle qui est devant où à mes trousses est à 4 ou 6 minutes que de ressentir son souffle venir rythmer ma foulée... Hé, j'ai pas l'habitude des courses sur route moi !

    Pour une fois dans les mag' ou sur les blogs, nos récits pourront rivaliser avec ceux des mecs : ce n'est pas Christophe qui laisse filer David puis qui revient quelques kilo plus tard, ce sera peut-être...

    ... Et bien je vous laisse à vos pronostics ! Moi j'file au lit !

    Pour vous faire patienter, voici quelques clichés "géorando" de ma reco virtuelle :
    • Une vue d'ensemble du parcours (Dénivelé... x1,3)

    Et maintenant quelques passages clés : (x1,7)
    • Départ de Nant (il fera nuit ! ) : une quinzaine de kilomètres sans grande difficulté passant de l'altitude 490m à l'altitude 730m via un point coté 815m,
    • Sauclières (Alt.730m) et ascension du St Guiral (Alt.1322m) :


    NB
    : modif' de parcours
    (extrait du site officiel)
    Deux petites modifications de dernières heures sont intervenues lors du traçage des Templiers.
    Au km 6, lors de la sortie du part feu, après le Frayssinet Bas, la course ne prend plus à gauche à travers causse en hors piste mais à droite pour prendre 100 m plus loin une belle piste. C'est plus long de 700 mètres et 30 m de déniv. en plus.
    Dans la montée sur la Guérite, lorsque l'on quitte la forêt pour prendre pleine pente les alpages, au km 19, la course monte directe par une piste à très fort pourcentage. Il faudra pousser sur les jambes pour avaler cette difficulté. C'est 300 mètres de moins mais la bosse est bien plus sévère.

    • Descente du St Guiral : Petit ressaut avant d'accéder à Dourbies (Alt.~890m) et ascension du Suquet (1340m),

    • De Trèves (Alt.570m) à Cantobre (Alt.~450m) : parcours vallonné entre 900 et 850m d'altitude sur le Causse Bégon (les mythiques 42,195km du marathon sont bien loin derrière nous...)

    • Entre Cantobre (460m au plus bas) et Nant (Alt.~490m), la dernière grosse bosse : le Roc Nantais (Alt.~851m),



     
    "Que ton œil acéré  précède toujours ton pied...." JCP Clin d'oeil
    September 28

    Courir pour des Pommes, 27sept09 : Victoire !

    C'est un samedi, il est 19h41. Je saute sur le quai de la gare de St Étienne. Voilà près de onze heures que j'ai quitté Brest.
    Philippe Propage m'attend à l'entrée de la gare. La nuit tombe d'autant plus vite que le ciel est couvert. Le soleil m'avait pourtant suivie toute la journée.

    Après près de 9 mois d'attente (Serait-ce un signe ? Surpris) je dispose enfin des moyens nécessaires pour disputer honorablement une épreuve du challenge TTN 2009 de la FFA. 5 mois se sont écoulés depuis le trail de la Drôme. J'y avais implosé physiquement et surtout mentalement. Depuis je me suis reposée, reconstruite, guidée avec sagesse et rassurée. L'expérience heureuse et fort enrichissante de la montagne a précédé 2 épreuves tests et un vrai mois d'entrainement. Me voilà prête pour disputer ma dernière compétition avant les Templiers.

    "RE-Connaissance",
    Je trouve enfin l'occasion de rencontrer Philippe, de faire sa connaissance depuis que je l'ai sollicité pour ma participation au TTN 2009 et qu'il m'a gentiment proposé de prendre en charge mon entrainement. Le diner est forcément l'occasion de discuter "trails et course à pied". Je dépose quelques spécialités bretonnes en cuisine, préparation des sacs, une petite douche et... 23h30, le temps de parcourir quelques lignes de "Conquérant de l'impossible" de Mike Horn et d'écraser sans pitié un moustique (beaucoup moins vif que la variété bretonne...) : j'éteins la lumière pour 6 bonnes heures de sommeil.

    Il fait grand beau : les étoiles sont nombreuses dans le ciel. 6h30 nous filons vers Génilac. Je suis étrangement calme ce matin.
    Hier j'ai senti Philippe un peu frustré de ne pas pouvoir me décrire le paysage faute d'une lumière suffisante. Ce matin il profite de la belle vue que propose Génilac sur le massif du Pilat pour me présenter un des trails du TTN 2010 : le pilatrail des 3 dents.

    A l'heure de retirer le dossard je ne retrouve pas mon nom sur la liste. C'est qu'on m'a annoncé comme une "graine de championne" : j'ai l'honneur de porter un dossard de début de liste, le dossard 6 ! Il va falloir assurer ! Clin d'oeil
    Je cherche du regard Céline Lafaye, une sérieuse concurrente. Elle ne sera finalement pas de la partie. Les templiers approchant, Maud Giraud ayant décidé de courir le trail des Aiguilles Rouges (près de Chamonix : et elle gagne sans se tirer dessus avec un temps plus qu'honorable : Chapeau !) je n'aurai pas de grosse concurrence. Bah, de toute façon en trail on court avec soi-même. Cette compétition sera l'occasion pour moi d'affiner quelques réglages... Et j'en ai encore bien besoin !

    La course est lancée...
    La course est lancée à 8h30. Il y a du beau monde chez les messieurs : Julien Rancon, Thomas Lorblanchet, Emmanuel Meyssat ou encore Eric Clavery sont au départ !
    Je pars un peu vite sur cette portion en descente. Je réajuste ma vitesse 3 ou 4 km plus loin.
    Je n'ai pas pris le temps de préparer correctement mon "protocole alimentaire" ce qui me vaut une hypoglycémie réactionnelle une bonne heure après le départ. Je cours une bonne dizaine de minutes avec la vision floutée et les jambes un peu molles avant de retrouver mes capacités. Je conserverai l'estomac sensible aux soubresauts et accélérations pendant tout le reste de la course. J'ai dû trop charger en glucides mon camel par rapport à ce que j'ai absorbé en gels par ailleurs. Ca ne pardonne pas ! C'est dommage de ne pas avoir pu profiter de cette portion "roulante" avant les 6-7 km un peu plus pentus.

    Les 10 premiers kilomètres nous font emprunter des sentiers roulants sur un parcours vallonné qui traverse deux beaux villages du pays du Giers, à flancs de coteaux : Saint Martin-la-plaine et Saint Joseph. Nous sommes à découvert mais à cette heure le soleil ne chauffe pas encore. Les autochtones trouvent d'ailleurs qu'il fait frais ce matin. Venant de l'Ouest je suis plutôt à mon aise ! Clin d'oeil

    Bientôt le chemin se met à grimper. Un coureur me dit qu'il y en a pour une bonne demi-heure de grimpette, LA difficulté de la course. Elle est tout de même
    entrecoupée par quelques brefs passages à plat ou en descente. Sur les hauteurs nous allons rejoindre le GR qu'emprunte la SaintELyon. La pelouse laisse place à des sentiers plus rocailleux mais aussi plus ombragés. Si ici les blocs roulent sous les pieds, plus loin il est possible de prendre appui sur du rocher bien stable. La prof de SVT qui sommeille en moi ne résiste pas à préciser que la région a conservé les témoins de la fermeture à cet endroit d'un très vieil océan il y a 450 millions d'année !

    Il y a de nombreux bénévoles afin d'assurer les croisements de chemins. Les ravitaillements sont riches et toujours bien situés pour profiter des mines réjouies de chacun éclairées par le soleil lumineux !

    Cela fera bientôt deux heures que le départ a été donné. J'ai parcouru 21km, il ne reste plus qu'à dérouler...
    de là-haut le point de vue est magnifique même si l'horizon est maintenant un peu voilé. Il y a beaucoup de blocs dans les chemins ce qui me laisse sur ma réserve : je pense aux conditions de ma chute sur la 6000D. Un coureur me distance vite fait bien fait : il va falloir que j'améliore ce point ! Je crois que j'étais meilleure sur la descente du Canigou cet été ! Même sur le bitume, la pente parfois assez forte empêche d'être bien souple : les jambes souffrent un peu. Oh, la difficulté ne dure pas bien longtemps, entrecoupée par des virages ou des changement de type de sols qui entrainent un changement de rythme. La descente reste longue... Un village : St Romain en Jarez approche !

    Un coureur entâme avec moi une petite grimpette à l'entrée du village : C'est une chance d'habiter ici dit-il ironiquement. Il se met à marcher. Je le laisse derrière moi. Il y a un beau point ravitaillement pour les marcheurs où se sont regroupés les musiciens invités pour l'occasion. Quelques centaines de mètres plus loin j'attrape un verre de coca au ravito qui nous ai réservé. Une grosse gorgée et c'est reparti. Nous nous engageons dans une ruelle pavée à l'ancienne. celle-ci avait été photographiée lors d'une édition précédente. Les photos étaient exposées dans la salle polyvalente où nous avions récupéré les dossards et où sera donné le repas de fin de course. C'est chouette ce coin : il y a un beau patrimoine architectural ici ! Il va falloir que je revienne prendre le temps de visiter ces contrées !
    Je ne me souviens plus bien du parcours jusqu'à Chagnon. Je l'attends avec impatience car je doute de ma capacité de relance après cette longue descente. Nous filons vers la Durèze. Nous la longeons un bon moment avant de grimper sur un parcours assez vertical.

    Génilac en vue,
    Il reste 3-4 bons km à parcourir, vallonnés nous dit-on. Je ne sais pas pourquoi je ne cours pas plus vite car, une fois Génilac en vue, le boudin d'arrivée un peu en contre bas derrière les barrières de sécurité... Je trouve la force de faire mes p'tits sauts de coté ! Forcément ça me ralentit un peu : On me dit que l'arrivée est un peu plus bas... et là j'déboule comme une balle, mes jambes se mettent à pédaler avec vigueur, j'écarte les bras comme pour mieux atterrir avec mes ailes déployées...

    Mes premières pensées vont à Philippe... Et oui, j'en avais encore sous la semelle !



    Le podium des pommes !
    En gagnant cette course, j'honore mon invitation et l'accueil chaleureux qui m'a été fait. Je discute joyeusement avant d'aller prendre ma douche. Nous nous retrouvons tous dans la salle polyvalente où les pâtes à la bolognaise sont servies avant la remise des prix.
    Je baigne dans une ambiance bien chaleureuse où je me fonds sans difficulté aucune.



    Je profite des différents podium féminins. L'organisation aux p'tits oignons récompense généreusement chacun ! Les lauréats reçoivent tous une superbe poterie en forme de pomme. Voilà une course qui vaut le détour ! Ca c'est le trail : il y a la course et l'après-course !

    15h, départ en gare de La Part-Dieu
    14h... Il est temps pour moi de quitter la Loire, de filer vers Lyon pour que le TGV m'arrache à cette région comme il m'y avait déposée quelques heures plus tôt...

    Les vainqueurs : 1e Julien Rancon, 2e Thomas Lorblanchet et 3e Eric Clavery.
    Photo : www.photogone.net

    Les résultats de la course ici !
    L'article paru sur le site de la FFA ici.
    August 30

    "Go go go !..." m'a dit Marie : J'suis désormais gonflée à bloc après ce superbe trail de Plougastel

    Le problème du balisage sapé par des "ptits rigolo" est vite oublié face aux superbes photos mises en ligne par les organisateurs du trail de Plougastel : voir ici ! Encore un grand merci à eux !...

    ****
    Quel plaisir que de courir un beau trail breton à deux pas de chez soi !

    Un peu d'organisation pour préparer les bagages de ma kawette (j'en profite encore un peu avant que la pluie m'oblige à remiser ma moto au garage) : matériel de course, les indispensables pour la douche improvisée, le rechange et mon jus de carotte bio post-trail Tire la langue A chacun ses rituels !

    Il fait grand beau temps. La météo nous offre même un petit vent douceureux qui atténuera la chaleur des rayons du soleil bien présents pour l'occasion.

    Vivien roule les mécaniques Rire


    Comme je retrouve les copains, Romu qui a quitté sa planche de surf, Vivien et son "double" Stéphane qui jouera les cameramen mais aussi Patrik Lucas qui était à "La Pire est née" avec moi cet été, et tous ceux que je nomment pas... L'échauffement est un peu écourté. Bon je trouve 15' pour dégripper mes genoux (Se faire plaisir en trail demande de se connaître un peu !) et 14h30 annonce le début de la course. Les organisateurs nous font patienter un peu et... C'est parti !

    Les 5 premiers km sont très roulants ce qui me fait partir un peu vite. Ça tombe bien puisque je veux me tester .

    Mes axes de travail sur ce trail :
    • "S'économiser" en montée,
    • Gagner du terrain à plat sans se cramer  : là était mon plus gros travail du jour. Il ne faut pas prétexter d'un sentier semé d'embûches pour roupiller coté rythme de course ! J'ai donc veillé au grain pour ne pas "m'endormir sur mes lauriers" et appuyer sur les guiboles : C'est moi qui dirige non mais ! Tire la langue
    • Et avaler du terrain en descente en tentant de ne pas faire baisser le cardio tout restant détendue.
    Les organisateurs ont parfaitement bien balisé le parcours. Je pourrai donc travailler sans inquiétudes même en étant seule. J'ai dû abandonner 2 charmants coureurs qui m'escortaient car ils bavardaient "Grand Raid de la Réunion". Hé, les gars, faut apprendre à bavarder sans réduire le rythme hein ! Clin d'oeil


    Entre le 5e et le 10e km on rencontre 2 petits "coups de culs" séparés d'un long passage en dévers et quelques passages scabreux en forêt où ils faut sauter par dessus ou passer par dessous des branchages dans un paysage de végétation dense. C'est sympa de jouer un peu ! Entre couvert végétal dense et parcours aérien avec vue sur la rade, je me régale ! Au 10e km un point de ravitaillement en eau me permet d'économiser l'eau de mon camel : Merci ! Des bénévoles tout sourire nous tendent les bouteilles d'eau. Un salut et hop, c'est reparti : Ça descend. C'est plutôt sympa pour se relancer !


    ... En cours de rédaction...



          





    August 25

    Ma "Pire est Née" 2009

    Le 20 juillet sonne le lancement de « La pire est née ». 5 jours au sud de Bagnère de Luchon s’enchainent à un rythme soutenu. Au programme grimpe, trek ou trail avec des dénivelés variables et ajustables.
    Arrivée sur le parking des Granges d’Astau le lundi 20 juillet au petit matin, je vide les sacoches de ma moto. Elles contiennent le matériel nécessaire à un mois de crapahus entre les Pyrénées et les Alpes en passant par le Massif Central. Manipulations faites dans la précipitation et je me charge démesurément…


    J1 : parcours Granges d’Astau vers refuge de Maupas.

    Le GR est interrompu par un éboulement. Contournement par un chemin plus court mais… Droit dans la pente !

    Forcément mon chargement ne me rend pas la chose facile. Au fil du dénivelé mes genoux souffrent. C’est à la descente que cela devient délicat puisqu’il faut forcément faire un choix entre accepter la douleur ou tenter un appui risqué … Massage aux anti-inflammatoires dès le premier soir ! Cela ne me rassure pas mais le gros atout de la formule « by GIPS Aventure » est de permettre à chacun de réajuster ses ambitions chaque jour, de pouvoir intégrer un groupe !

    Anecdote du jour : la plus petite du groupe porte le sac le plus lourd... Ci-dessous la photo de la vue sur la porte des WC à Maupas...


    J2 : Virée trail autour du refuge de Maupas,

    Je choisi de revoir mes ambitions premières pour cause d’inflammation dans les genoux : ils ont gonflé cette nuit ! Nous partons au petit matin faire une rando glaciaire avec crampons et piolet. L’ascension du pic de Boom est facile. Marcher sur la neige n’est pas traumatisant d’autant que nous partons léger. De retour pour déjeuner nous repartons pour un petit trail qui doit nous faire découvrir les lacs : le lac bleu, le lac Charles, le lac Célinda et le lac vert. La neige nous empêche de passer coté espagnol. C’est l’occasion d’apprendre à manipuler le GPS et la radio qui nous permet de rester en contact avec le QG du refuge.

    Comme les manip’ de GPS ne sont pas notre fort, cette première journée de trail se termine en « hors-piste » ! Un œil vigilant sur la qualité des flancs de montagnes nous évite un passage sur une terrasse occupée par une loupe de glissement … Ouf… On remonte ici et… Oups, la crête offre une belle vue sur le refuge mais entre lui et nous il y a le vide ! Contournement obligatoire ! Aujourd’hui j’en sourit. Cela nous a fait faire des efforts, du dénivelé, le tout dans la bonne humeur ! Que de souvenirs !

    Anecdote : 4 zigotos ont l'autorisation de dormir dans la pièce réservée à la gérante du refuge de Maupas. Yvette leurs a fait gouter l'after shock et ils ont donné un coup de mains pour la vaisselle ! Les gentlemen existent toujours ! Rire...


    J3 : Rando glaciaire fort ventée…

    2 guides de montagne nous ont rejoint à Maupas. Une journée de trek en randonnée glaciaire est proposée aux uns pendant que d’autres peuvent s’adonner au franchissement de crêtes qui mènent au pic de Maupas. L’objectif est de rejoindre le refuge du Portillon : On déménage ! Le vent vient jouer les trouble-fête. Le groupe partit pour les crêtes doit faire demi-tour. Je choisis la rando glaciaire. Je suis trop chargée pour les passages scabreux et pour ménager mes rotules…

    A quelques longues minutes de l’arrivée le vent bouscule les derniers marcheurs. Le groupe déplore 2 blessés. C’est ainsi que j’entrevois la possibilité de participer au championnat du Canigou usant d’un dossard désormais vacant !

    Anecdote : Les bourrasques de vent ressenties jusque dans la vallée ont pu atteindre 160 à 180 km/h !



    J4 : Journée de trail autour du refuge du Portillon.

    Je ne pourrai terminer ma journée trail. Je pourrais supporter la douleur mais j’ai peur d’hypothéquer mes trails de fin d’année. Après l’ascension des Spijeoles je rentre avec un p’tit groupe de trekeurs. Les crises de fou rire sont autorisées. Je me régale tout autant même si je ne gravis pas le Gourdon ou le Seil de la Baque.

    Anecdote : Il y a de la soupe aux lentilles au menu ! Surpris




     
    J5 : Retour au point de départ, aux granges d’Astau.

    C’est une journée de détente pour moi ! Redescendre le « barda » dans la vallée est l’occasion d’un pique-nique au bord du torrent qui nourri le lac d’Espingo. Une petite sieste et un bain vivifiant sont improvisés. Une partie du groupe est allée faire le Perdiguère et/ou le Quayrat. La soirée de clôture au restaurant des Granges d’Astau restera dans les annales du GIPS Aventure ! Voir la carte de la 5e étape sur le site web du GIPS.

    Anecdote : Jean-Claude bluffe Michel avec son nouveau soutien-gorge ! ;o)


    Pour conclure ce diplôme :


    … Et un grand merci aux gérants des Granges d’Astau forts aimables et qui me permettent de garer ma moto pendant les quelques jours d’ascensions pyrénéennes qui suivent…

    *******

    Les ascensions du Mont Perdu et du Pic d’Aneto,

    Invitée par Jacques Salaun de Yanoo.net je poursuis mon périple pyrénéen auprès d’un petit groupe de 6 bretons gonflés à bloc par les ascensions multiples, les grimpettes de cheminées à mains nues, les crapahus sur glacier et les glissades joviales…

    J6 : Repos… Et applaudissement pour les coureurs de la Montée du Plat d’Adet à St Lary Soulan,

    Le samedi suivant la Pire est Née 4 d’entre eux vont participer à la Montée du Plat d’Adet. Je privilégie le petit déjeuner d’Adieux aux granges d’Astau… C’est après avoir profité du copieux buffet de la course que nous décidons de filer vers Bielsa. Dès le lendemain nous projetons l’ascension du Mont Perdu et celle du Pic d’Aneto.


    J7 et J8 : Ascension du Mont Perdu,

    1e étape, 1390mD+ : Le balcon de Pineta, face à l’imposant massif du Mont Perdu,

    Je crois que désormais mes genoux sont prêts à tout encaisser !

    Nous dormirons sur le balcon. Je veux tester mon sac de couchage « -40°c » à la belle étoile. J’ai connu de beaux orages en dormant au refuge de Tuquerouye et, à peine endormie, quelques gouttes de pluie, quelques rafales de vent et de beaux éclairs me poussent à me réfugier dans une de nos tentes… J’aurais pu rester dehors ! lol

    Anecdote : Gérard est chargé comme une mule... Il apporte de quoi fêter dignement son anniversaire là-haut mais ne fait pas l'effort de transvaser le contenu de la bouteille en verre dans une autre en plastique !... Ce même soir Ramond veille sur nous ! (ne comprendront que les intimes ;o)

    2e étape, 800mD+ et 2200mD- : Ascension du Mont Perdu (Alt.3355m) et retour à Bielsa.

    Nous cramponnons pour traverser les différents névés et glaciers. L’ascension de pierriers ou les descentes rapides en glisse sur névé ou sur bloc de pierres ne nous effraient plus. La bascule sur l’autre flanc de la montagne nous laisse entrevoir de somptueux horizons ! La chaleur s’ajoute à la monotonie d’une redescente dans la vallée. Après l’excitation d’une ascension cela semble long mais ce n’est rien face à la surprise de trouver à la sortie du tunnel de Bielsa la bruine et la fraicheur de la vallée coté français !

    Anecdote : Chantal a perdu son panaché !... Qu'est-ce qu'on a bien ri !

    Pour voir le trajet approximatif : cliquer sur ce lien !


    J9 et J10 : Ascension du Pic d’Aneto,

    1e étape, 1400 D+ : Ascension vers le refuge de la Rencluse,

    Les véhicules sont garés à l’Hospice de France (Alt. 1385m). Nous sommes face à un cirque superbe et particulièrement vertical. Plus rien nous effraie mais je commence à accuser la fatigue. J’aurais presque déclaré forfait mais, tout de même, on ne refuse pas une ascension DU Sommet des Pyrénées !

    L’accès au refuge de la Rencluse (2140m)  se fait en 2 étapes. La 2ième étape n’était pas prévue mentalement. Cela fait drôle d’entrapercevoir le refuge sur le flanc de montagne situé de l'autre coté de la vallée qui se dévoile à nous après avoir déjà avalé plus de 1000m D+ ! … Mais avec un brin de volonté tout se fait ! Il faut dire que cette fois on ne porte pas de tente donc, légers, nous volons presque jusqu'à la rencluse. Hummm…. Oui j'ai trainer les pieds sur les derniers mêtres...

    Finalement 5 joyeux lurons viennent animer ce refuge espagnol ! Comme toujours dès que les sacs sont au sol tous les efforts et toutes les douleurs sont oubliés ! …

    Anecdote : Nous grimpons sur les mules du refuge, un peu grisés par quelques bières avalées trop rapidement après la fin de l'effort Tire la langue


    2e étape, 2100m D+ et 2700m D- : Ascension du pic d’Aneto et retour l’Hospice de France,

    Au petit matin, allégés de nos tentes l’ascension en devient presque trop facile : Nous sommes au sommet en moins de 4h malgré les hésitations quant au chemin à emprunter, à la dangerosité des crevasses du glacier...(les guides nous avaient annoncé 5 à 7h !) Après une bonne heure passée au sommet, parfois dissimulés derrière l’abri de blocs de pierre, à prendre des photos, grignoter ou que sais-je encore… Nous redescendons. Une pause déjeuner s’impose à la rencluse puis, après le passage du Port de Vénasque, quelques 10h d'efforts dans les guiboles et le sac vissé sur le dos, nous terminons les 6 derniers km en courant comme des fous jusqu’à l’Hospice de France.

    Anecdote : Partis à 7h du mat' soit près d'1h30 après sur les premiers alpinistes nous doublons 54 personnes avant de toucher le sommet ! les 2 derniers hésitaient à traverser le pas de Mahomet mais notre allant les a motivés ! ici une vidéo un peu longuette du passage plutôt vertigineux du Pas de Mahomet (heureusement qu'il y a de la musique ! lol) mais nous avons été plus rapide. Nous avions de l'expérience Clin d'oeil... Mais pas la neige : voir ici !

    Pour voir le trajet approximatif : cliquer sur ce lien !


    *******

    Si 3 d’entre nous doivent rentrer en Bretagne pour reprendre le boulot je tente de récupérer le dossard de Gemma....Il est vendredi : je téléphone à M. Capella, organisateur du championnat du Canigou. Rendez-vous est pris à 15h sur la place de Vernet-les-bains, à l’occasion de la remise des dossards.

    Très gentiment je me vois offrir le dossard en l’échange d’une bise sur le podium… Sans vraiment pouvoir anticiper de mon état de fraicheur et surtout de la solidité de mes genoux j’accepte joyeusement !


    June 25

    Aubrac by Adidas : petit CR de we du 21 juin 09



    Vous trouverez le CR du we à ce lien.
    J'ai quelques commentaires "pratiques" à ajouter d'ici peu.
    @mitiés !

    June 01

    Trail de Guerlédan 2009 : une onzième édition réussie !

    C'est en spectatrice que j'ai découvert Guerlédan cette année, reprise progressive oblige.
    Arrivée en moto samedi soir vers 21h j'ai d'abord découvert l'univers de réserve, de calme et sérénité apparents des parkings inhabituellement couverts de camping-cars, tentes ou véhicules de fortune aménagés pour les traileurs, pour les familles et amis partageant ce sport-passion qui se raconte, se vit, s'imprègne de la sueur, des échecs et des victoires sur la nature et sur eux-mêmes des corps et des esprits de ceux qui se nourrissent du trail !

    A cette heure où la pénombre invite au repos il reste beaucoup de places sur l'immense champs étagé qui fera office de parking. L'après-midi a été animé par les trails de 10km et 20km. Certains sont venus en spectateurs et attendent l'épreuve reine, d'autres oseront le défi de courir également le 55km enfin certains ont probablement quitté les lieux après leur course et ne reviendront pas... Je suis attendue au camping de Mur de Bretagne. Parcourir les 10km qui séparent le "village sport" du camping sera pour moi l'occasion de dominer l'immensité boisée percée à l'emporte-pièce par le majestueux lac de Guerlédan autour desquels les coureurs forceront leurs articulations et sueront généreusement sous un ciel bleu-azur merveilleusement inondé de soleil.


    En spectatrice j'observe calmement l'effervescence qui anime les sportifs. On annonce 3km et 150m de dénivelé de plus. Voilà qui ne rassure pas ceux qui connaissent Guerlédan, ceux qui l'ont forcément vécu "mi-humide mi-étouffant" comme ces 2 dernières années et qui savent qu'aujourd'hui le soleil ne sera pas leur allié. Courir sur des pierres grasses rend les derniers kilomètres difficiles mais le coureur sait que la fraicheur l'aidera à supporter l'épreuve alors que courir sous le cagna, quand on est breton, c'est dur et plus ça dure plus... Plus les crampes risquent de se déclencher ! Et il y en a eu des crampes, parole de spectatrice !



    Les amis sont tous là ! Les coureurs, en repos ou d'activ'
    Tire la langue , les non coureurs, les familles,  les amis de toute la Bretagne, les sponsors, les teams... C'est sûr le trail draine de plus en plus d'adeptes et Guerlédan est une épreuve reconnue par tous. A cette heure nul ne sait que Guerlédan va encore gagner de sa suprême car les organisateurs ont corcé l'épreuve ! Comme chaque année une quinzaine d'activités différentes, totalement gratuites, sont mises en place pour combler les familles, petits et grands, pendant les 55km qui occuperont certains participants toute la journée puisque les derniers passeront la ligne d'arrivée vers 19h45 !


    David P.

    Aller, Jacques, on y va ?

    Le départ a été donné à 9h précises. Nous sommes 4, short et baskets aux pieds, à aller retrouver les coureurs à quelques points stratégiques du parcours. Après une boucle de 6 ou 7 km les traileurs repassent sur le lieu du départ, une difficulté ayant permis d'étirer le peloton.
    Une petite demi-heure s'est écoulée lorsque la tête de course passe devant nous. Il fait déjà chaud.
    Quelques photos et nous filons alors vers le chemin de halage où les premières calèches promènent déjà les curieux.


    18e kilomètre et Pascal Giguet dévale un sentier ombragé suivi de près par David Pasquio : voilà près d'1h30 que la course a été lancée. Le 1e ravitaillement précède le passage de l'écluse. Même si la sueur recouvre bon nombre de visages, les coureurs, encore frais, ont le sourire. Les spectateurs les acclament joyeusement. Quelle belle fête !

    Régine (1ereF)
     

    Sylvie Lassue de Plaintel, une habituée des longues distances ici en 4e position

    C'est la fête au village du trail. Le temps s'écoule, les minutes, les heures défilent. Il fait chaud sur le site. La pause déjeuner a dû paraître brève pour les responsables des stands. Assez régulièrement le speaker donne des informations sur la course. Il y a du chamboulement dans la tête de course. David Pasquio aurait pris 7 minutes d'avance sur ses poursuivants et l'ordre de ces derniers a changé. Pascal Giguet du team salomon ou encore Eric Clavery du team Asics bien partis seraient maintenant en difficulté... On annonce David dans 30 minutes et ... En avance sur les pronostics son arrivée après 4:36' surprend tout le monde :  je manque son arrivée. Voici quelques photos,   
     
    Forcément éprouvé par une épreuve qui n'a rien d'une balade dominicale, d'autant qu'il n'est pas du genre à faire les choses à moitié, à l'arrivée David est d'un calme impressionnant. Petit débriefing à chaud avec JM puis avec les journalistes...
    Les 20 premiers arriveront dans l'heure qui suit ! Le podium sera 100% bretonnant. Ci-dessous Olivier Le Guern (2e en 4:50') et Thierry Gallou (3e en 4:52')



    Olivier LG.

     

    Thierry G.

    Pour finir voici quelques photos de féminines à l'arrivée (j'ai également manqué la 1e Régine Tuarze, en 6:22' en photo ci-dessus au niveau de l'écluse) :

    Tout cela donne envie d'y retourner ! ... Y retourner en spectateur et prendre le temps de profiter des amitiés nées de ce petit monde du trail fort de personnalités entières et généreuses à souhait ; Y retourner pour courir et pour vivre un autre défi ! Patience, patience Virginie. La nature a besoin de temps. Construire des bases solides et .......
    April 20

    Trail de la Drôme : Touchée mais pas coulée !

    Partie pour faire le 46km je "traine ma carcasse" jusqu'en haut et bifurque au 1e ravito sur le 24 (et non 22km). Je termine en 2h17, de manière inattendue 6e féminine et 3e SeF, récompensée et donc sur un podium ! Si si !

    J'ai passé 2 jours de galère, 2 nuits à tousser, les sinus congestionnés, fiévreuse et dans l'impossibilité de me soigner puisque Fervex et autres potions magiques renferment des substances susceptibles de rendre le contrôle antidopage positif. Très hésitante et venue de si loin je décide malgré tout de faire sonner mon réveil à 5h20 du mat' et d'emprunter le car de ramassage affrété par le département de la Drôme pour joindre Buis-les-Baronnies.
    Nous roulons vers Buis-les-baronnies. Nous sommes une dizaine à profiter de ce service de bus. La conductrice est loquace et sympathique. Nous faisons connaissances. Je suis la seule à envisager le parcours long.

    Nous entrons dans un village très typé provençal d'environ 2000 âmes. De petites rues pavées bordent des maisons en pierre solidement installées. On trouve des bannières publicitaires qui traitent de diverses festivités, des fleurs trônent un peu partout et des couleurs chaleureuses nous inondent : Ça sent les vacances !
    Une fois le nez passé au dehors par contre il semble que l'air soit plus frais qu'espéré. Il y a quelques nuages sombres au-dessus de nos têtes. Bientôt quelques goutes d'eau tombent mais rien de méchant. Au moins on n'aura pas trop chaud ! Arrivée près de Valence quelques jours plus tôt j'ai mesuré que la température n'est pas celle de Brest !

    Les dossards sont donnés dans un petit local où tout le monde se presse mais on ne s'y trouve pas bloqué car les bénévoles sont efficaces. Sur les vitres les numéros des dossards, les profils
    et parcours des courses de 10, 24 et du 42 km sont rappelés. Au dehors sous les platanes se trouve la place du marché faisant office de parking pour l'occasion et de l'autre coté de l'Ouvèze un petit pont donne accès au camping où les douches nous attendent. Les ostéo et kiné seront là pour détendre les guiboles fatiguées (voir les images ici )

    ... La suite bientôt !... Quand je n'aurai ni fièvre ni maux de tête... Et finalement la suite ici !

    Le CR du 46km (très bien mené d'ailleurs!) du champion ici : Julien Rancon
    Quelques photos ici (F.Rey pour le département de la Drôme)
    Et la vidéo officielle ici !

    April 06

    Trail de l'Aber Wrac'h 2009 : Du lièvre ou de la tortue, j'ai choisi la tortue !


    Cette année je vis ma saison de trails avec de multiples rebondissements. Selon une citation de Nicolas Boileau « le temps respecte peu ce qu’on fait sans lui »  et en ce sens je paie mes empressements avec des périodes de repos prolongé. Voilà 2 semaines que je cours sur la pointe des pieds (au sens propre comme au figuré). Lundi dernier l’idée de préparer le trail de la Drôme avec 4 semaines « d’affûtage » ne me sciait guère…

    Le trail de l’Aber Wrac’h je n’y pensais même plus. J’ai chopé une belle crève vendredi avec fièvre et sinusite carabinée. Samedi je ne sais pas si je me présente au départ du trail de l’Aber Wrac’h. Depuis Glazig je ne suis pas allée sur une compèt. Depuis je vis de hauts et de bas… Ma préparation est loin d’être harmonieuse avec des cycles d’entrainement incomplets, du repos forcé, des affections dont on ne sait pas à quels impacts à long terme il faut s’attendre… L’Aber Wrac’h est donc la dernière possibilité pour moi d’estimer mon niveau et ainsi soit de m’imposer la raison soit de me rassurer et de prendre la route de Buis-les-baronnies le cœur léger.

    Dimanche matin 7h30, je quitte Brest... C’est parti !

    Ah que c’est bon de pénétrer dans le gymnase. On balaie du regard les lieux, les concurrents et on recherche les ami(e)s ! Un coucou par ici, une embrassade par-là, et un « Comment qu’c’est ? » anonyme… Le trail est une grande famille, en passionnés on se comprend, on échange nos expériences, on se rassure, on oublie un temps la course et le stress qu’elle génère toujours un peu. Comme toujours chacun a ses certitudes mais aussi ses grands doutes qui donnent tout son sens, toute sa grandeur à l’épreuve. Si nous savions à l’avance de quoi demain est fait, diable que ce serait ennuyeux !

    J’avale ma barre de fruits secs bio (rétablissement des stocks de glycogène hépatique tout en limitant la sécrétion d’insuline… ou effets psychologiques : un peu des deux certainement Premier de la classe : 9h approche. Trois foulées autour du stade pour se détendre plutôt que pour s’échauffer car aujourd’hui je pars en queue de peloton : l’échauffement se fera lors des premiers kil’ avec les copains.  Je sais aujourd’hui que ma blessure rend nécessaire un bon échauffement articulaire et neuromusculaire. L’échauffement participe à la protection des articulations car après un effort de courte durée, le cartilage est momentanément plus épais grâce à l'absorption du liquide synovial.

    Le trail est lancé. Je ne vous décrirai pas les premiers kilomètres car je bavarde joyeusement avec Doriane Rovéré. On ne se voit plus si souvent et, si vous avez déjà croisé Doriane, vous comprendrez que je n’ai pu rester muette à ses cotés ! Sa joie est contagieuse et on ne s’en plaindra pas… sauf peut-être ces messieurs... C’est tout de même avec gentillesse que l’un d’entre eux nous a demandé si nous allions faire ainsi toute la course.

    La longue parade s’étire devant moi lorsque la courte portion de bitume qui nous guide vers les chemins prend un peu de dénivelé positif. Il doit bien y avoir 200 personnes devant moi. Sensation étrange et sympathique à la foie, j’apprécie de prendre le temps !

    Oui il y a un peu de dénivelé dès le début mais comme je papote, je m’y attarde à la seconde près. De toute façon ma course est relativement lente donc je ne risque pas grand chose à improviser. J’assure ma pose de pieds et m’aide des branchages pour limiter le poids porté sur mes rotules. C’est nickel, pas de douleur pour le moment. On rigole bien avec Doriane que je défie de trouver un homme qui nous porterait sur ses épaules pour passer les cours d’eau et donc ne pas avoir les pieds mouillés…Le terrain est un peu gras mais j’arrive à éviter les premières ornières un peu trop grasses à mon goût. A mesure que le parcours descend vers la mer le terrain est de plus en plus humide et, c’est certain, il faudra y mettre les pieds ! Clin d'oeil

    Après quelques longues minutes Doriane me distance. Je sens qu’elle accélère ou bien il me semble aller trop vite par rapport à ma planification et surtout par rapport à mes « vieux os » Sic ! Je la laisse filer et, de ce fait je dois chercher d’autres partenaires pour bavarder. Chemin faisant je remonte doucement la file de traileurs et je papote avec Henri puis avec Fabrice et Bruno de l’équipe de la "Breizh Team", j'arrive alors à la hauteur de Stéphane Madec de "Courir à l'infini" que je n’avais pas vu depuis bien longtemps. Nous échangeons au sujet de « l’ultra trail du loup aux pieds verts » en novembre prochain et nous parlons de Marie Gab’ Cadiou qui est sur le marathon de Paris, autre ambiance… (En passant Félicitations pour le record de notre championne française !) Je reviens sur Doriane qui adepte des courses sur route, se bat avec les cotes et la gadoue. Un petit coucou en passant près des trotteurs de la Penzé à qui je jure de participer au trail du même nom si cela reste raisonnable dans ma préparation et puis ça sent l’arrivée !

    Je noterai les nombreux points d’eau sur le parcours ! 2 points d’eau « officiels » bien positionnés pour se ravitailler et les autres… Traversée de cours d’eau sur galets, puis par immersion brève puis l’agréable bain d’orteils sous le pont et l’inoubliable passage de 100m (qui paraissent 200 !) qui vous glace les guiboles ! Le temps de vous les réchauffer, le temps laissé à vos semelles pour retrouver un peu d’amorti et vous vous engagez dans les montagnes russes qui entourent les fameuses fortifications dont j'ai oublié le nom et qui annoncent l’arrivée. On comprend que certains finissent « dans le dur ».

    Le soleil était au-dessus de nos têtes, dans le ciel et sur les surplombs d’où dépassaient les têtes des spectateurs généreux qui ne manquaient pas de nous encourager ! J’ai été ravie de voir la commerçante de la maison de la presse près de la librairie Dialogue à Brest où je suis toujours certaine de trouver mon bimestriel endurance trail Rire Nous avions justement parlé ensemble la veille de la course. Le passage du Pont du Diable est super agréable. Celui que l’on passe « par le dessous » était super équipé et l’équipe organisatrice était postée là pour rassurer et encourager.

    Il y a 2 ans j’avais dû faire la même erreur que nombre de coureurs : partir trop vite et mal gérer mon alimentation ! Les derniers coups de culs sur les 5 derniers kilomètres m’étaient parus interminables. J’étais en hypo et rincée : plus de jambes, plus de jus ! Cette année partie tranquille pendant les 2 premières heures de cours j’ai remonté tranquilou la file de coureurs. Ma distance avec Cathy était de plus en plus courte. A mes premières questions concernant la distance qui nous séparait on me disait : « Ouh là, oui, un peu loin quand même ! » puis on m’a dit « 4-5 minutes » puis « 3-4 minutes, si tu appuis un peu tu la rattrapes ! ». Comme je devais relâcher sur les derniers kil je me suis restreinte à maintenir mon allure. J’ai ainsi pu faire mes p’tits sauts de joie avant de passer la ligne d’arrivée parce que, oui, c’est vrai, j’adore voir les visages des spectateurs s’illuminer grâce à mes pitreries ! C’est si bon de partager son bonheur !

    Arrivée sur le podium et sans gros problèmes aux genoux sauf quelques soucis tendineux sans gravité que j’ai traité « en live » en buvant un peu plus et que je vais soigner cette semaine, je suis comblée ! Pour revenir sur le titre de mon billet : on peut donc y gagner à partir cool ! La course est belle, le spectacle superbe, le terrain très varié et rendu bien souple par le dernier mois plutôt ensoleillé. Nous avons été encouragés du début à la fin de la course. L’organisation est au top. Il est impossible de se perdre. On est bichonné tout du long. L’équipe nous a gâté avec un beau ravito, un passage sur France 3, un tee-shirt cool et un superbe panier de fruits frais pour les podium (voilà qui est une superbe idée !!!) accompagné d’un beau bouquet de roses aux épines discrètes lol

    Bref, un trail que je n’oublierai pas et que je vous recommande ! ... Si vous avez des photos je suis preneuse Sourire



    Après plus de trois heures et demi de course on peut s'offrir un bon repas au sommet du château d'eau-crêperie à Ploudalmézeau ...


    ... Et un bain de soleil tranquille face à la mer !

    Remarques :

    Coté matos : Les chaussures de trails équipées Gore-tex sont mieux que les non gore-tex tant que l’eau n’est pas rentrée à l’intérieur du chausson (usage d’une guêtre conseillée ;o) En effet jusqu’ici je courrais avec des « gore-tex » et j’étais ravie d’avoir les pieds au sec plus longtemps que d’autres coureurs. Mes dernières trails ne sont pas équipées de la membrane gore-tex. C’est vrai aussi que ça sèche plus vite ! Alors qu’en on traverse plusieurs fois les cours d’eau jusqu’à marcher 100m en pleine rivière inutile de mettre des gore-tex !

    Je portais un short Skin que je ne quitte plus lol et surtout j’ai découvert le confort des tee-shirts Skins (disponible chez Tri Running Brest) Aux dires des autres coureurs il a fait chaud. Pour ma part j’ai dû bénéficier de la régulation thermique qu’on peut attendre de ce type de textile. De là à souligner le bénéfice d’une meilleure oxygénation musculaire il y a du chemin lol

    Coté alimentation : Depuis peu je teste la marque GO2. J’applique aussi le conseil du centre médico-sportif de Brest pour la préparation de ma boisson sucrée. Je n’ai resentie aucune gène en m’alimentant comme suit :

    -          50 à 100ml de jus de raisin bio + 1 dosette de Sport Max de chez GO2 dans mon bidon de 600mL (conseil du CMS de Brest)

    -          2 fioles de 250mL d’eau pure.

    -          1 gel GO2 tonik’s ou tonik’s plus spécial finish dès 45 minutes et toutes les 45 minutes (environ : c'est à vous de tester ce qui vous convient) utilisés comme suis : le gel est consommé en 3 prises sur une ou 2 minutes, entrecoupées de prise d’eau pure avec un délai qui permet à l’appareil digestif de détecter l’arrivée de la solution sucrée et donc de déclencher la vidange gastrique. Cette technique doit éviter la rétention d’eau (à laquelle je suis très sensible)

    J’ai cependant consommé le 4ième et dernier gel en 2 fois afin de conserver un peu de glucides pour le finish. Je ne peux plus dire que ces gels sont indigestes ! J'ai probablement trouvé ce qui me va bien !
    Au fait, nous avons couru pour l’Association Française des Syndromes de Marfan et Apparentés.
    Voir ici !

       Et celle de la Breizh Team !

    February 13

    Compte rendu du trail Glazig 2009


    La récupération de ma fracture étant plus rapide que prévue, je choisis pour l’ouverture du bal le trail Glazig. Entre passion et raison je coupe la poire en 2 : Le noz trail + le 22 kil’ et non le 30 km. Il faut limiter la tentation de remplacer ce « décrassage de début de saison », par un vrai trail de compèt’, les mois de janvier et février étant réservés à établir les bases de la saison 2009.

    Samedi matin, en route pour un we costarmoricain comme je les aime pratiquant le challenge de la solidarité depuis 4 ans ! 

    Arrivés en milieu d’après-midi nous profitons du calme « avant la tempête » pour saluer les amis : Les traileurs du bout du monde ont installé leur stand ! Les couleurs "glazig" tranchent avec le rouge et vert basque des traileurs de l'euskal. Le village de partenaires et exposants est riche de dégustations/ventes de produits du terroir, présentations de courses remarquables ... Une salle des fêtes est équipée pour les repas, les douches et tables d'électrostimulation pour l’après course sont dans le gymnase, la musique est commandée pour le podium et un canitrail est prévu dimanche matin pour diversifier les activités et satisfaire pratiquants et spectateurs et enfin le centre nautique ANAS Tréveneuc avec ses hébergements tout confort avec chambres individuelles munies de wc et douche et bungalows pour les traileurs venus de loin. L’association « Dunes d’espoir » ajoutera sa note d’humanisme, de gaieté et de chaleur pour parfaire ce we festif.

    Dès 15h nous récupérons les dossards. J’ausculte le ciel tourmenté, le vent qui dévie la chute des grêlons… Je m’autorise une petite sieste au ANAS en musique (Era, le top !) … 18h il est temps de se rendre au village du trail Glazig pour l’apéro... Nous sommes nombreux à nous engouffrer sous les chapiteaux bien chauffés. Certains s’échauffent déjà. L’association Dunes d’espoir prépare les joélettes et habille les enfants.

    Samedi sur le noz trail : Décrire le noz trail est une tâche délicate puisqu’on y voit rien !!! Le départ est donné pour « Dunes d'espoir » puis nous nous regroupons par affinités ou objectifs (…),  nous nous éblouissons avec nos frontales lors des bavardages, des fumigènes s'allument… Et c’est parti ! 

    Le parcours est sinueux, boueux mais pas trop difficile car, comme convenu, les organisateurs ont fait en sorte de ménager un circuit roulant disposant de l’espace nécessaire pour éviter les collisions ou glissades en contre-bas ou fossés… D’autre part les chemins débouchent assez régulièrement sur le bitume ce qui permet de retrouver de la stabilité et donc de l’assurance. Des bains de pieds (voire plus si de petite taille vous êtes…) ont également été organisés assez régulièrement pour alléger les souliers…

    La fatigue ressentie après ce we festif est probablement liée à la tension nerveuse qu’exigent les noz trail boueux lol

    A l’arrivée je délaisse le stand COMPEXpour déguster quelques noix de Saint-Jacques délicieuses et foncer me doucher ! Surle podium les enfants de Dunes d’espoir ont été très joyeusement ovationnés. On nous sert un agréable dîner dans la salle des fêtes. L'ambiance est très bonne, l’accueil est chaleureux : Tous les ingrédients d’un événement trail réussi sont là !

    Il est temps d’aller se coucher. La chambre est bien chaude. Il ne reste qu’à baisser le thermostat… ZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzzzzz…

    Dimanche : Au petit matin, la grande salle de restauration du centre nautique accueille les coureurs pour un petit déjeuner copieux. C'est agréable de retrouver les amis : le temps est encore de la partie, il ne pleut pas et il n’y a presque pas de vent. Un petit échauffement : mes jambes sont déjà moins fraîches et la vivacité n’est pas la même qu'hier…

    J’assiste au départ du canitrail :  Excellent ! Il y a même le départ en différé d’un coureur dont la chienne est en chaleur. Les coureurs volent littéralement derrière leur animal. Je n’ose pas penser aux virages serrés… Ce n’est déjà pas facile quand son propre élan alors tiré par une laisse…

    9h50, le 30km est lancé, c’est au tour du 22km. Mon ami s’est fait une entorse hier et a choisi très raisonnablement de ne pas courir ce dimanche. Marie-Françoise, Marie-Gabrielle ou encore Cathy sont déjà parties sur le 30km … Bah, j’me sens un peu seule, pas trop sure de moi… Les 1e foulées dans la gadoue me déplaisent un peu et là de me dire : « Mémère, t’as bien fait de choisir le 22km pour commencer la saison ! » La fatigue est dans les jambes car coté cardio ça ronronne : 83% lorsque je jette un œil sur le compte tours…  Il fera bon tout le long : pas de vent, pas de pluie. Les sensations sont moyennes quand je croise Alain Le Tirant mais je lui souris généreusement. Je viens de dévaler une grande cale et la descente : j’adore ça ! En plus on bifurque vers le nord : on va courir en bord de mer. J’ai un repère par rapport au tracé dévoilé sur les cartes : ça me rassure. Le 22km est plus agréable que le noz trail car il est moins boueux. Ce n’est peut-être pas l’avis de ces coureurs et coureuses du 16 kil’ que j’ai fait sourire en m’écriant « Sainte Gadoue, priez pour nous » à leur rencontre.

    Pour ceux qui ont trouvé plaisant de courir en bord de mer, pour ceux qui aime les alternances, passage de cales/passages de rivières débouchant dans l’océan ; sable dur/sable mou ; sable grossier/galets ; galets ronds/galets tranchants… Je conseille le trail « A travers l’estran » qui fait partie du challenge de la solidarité et qui se déroule en septembre.

    Bon, je n’ai peut-être pas été très originale comparé à d’autres compte-rendus de courses.

    Pour moi qui suis une habituée des trails bretons réputés pour leurs relances, celui-ci est dans la grande moyenne. Le dénivelé « s’avale » bien mieux que la boue ! Les paysages sont variés puisque alternant entre terrains gras ou souples, chemins forestiers, passage de ponts, descentes ou montées raides facilitées par des "boots", passage de champs cultivés ou de prés, sentier côtiers, escaliers, plages, zones portuaires, rochers surmontés de constructions anciennes, … Et bien sûr une vue sur mer imprenable !

    Merci Samuel, Merci Alain, merci à vous tous bénévoles sans qui rien ne serait envisageable !

    Les vidéos "officielles" ici  : vidéo n°1 et la vidéo n°2.

    Aujourd'hui jeudi, j'ai repris l'entrainement mais ce we choc m'a sonnée !

    Si je devais donner quelques causes je proposerais :

    - Une alimentation non réfléchie, plutot encrassante doublée d'une hydratation insuffisante par rapport à l'intensité de l'entraineement en janvier,
    - Une fatigue accumulée depuis 5 semaines d'entrainement soutenu et révélée par une inflammation dans les jambes (ces trucs en "ite" tels des voyants rouge d'alerte) qui m'a obligé à stopper l'entrainement les 3 derniers jours précédent Glazig
    - c'est l'hiver et le manque de soleil, le froid, la neige et les attaques microbiennes à répétition...
    -...

    La pause s'est imposée d'elle-même :
    - Lundi de la pliométrie ? Même pas la peine d'y songer !
    - Mardi une séance de fractio ? Cela se limita à 40' de footing laborieuses...
    - ... Et mercredi : jour de SIESTE !

    Alors ce jeudi avec un peu de remords j'ai chaussé mes trails pour ma séance de cotes. j'ai d'abord cru faire un excès et puis, après l'échauffemeent et mes 2 premières cotes, sous le joue des endorphines peut-être, j'ai pris du plaisir à réaliser ma séance : dix fois 1'45'' sur des cotes à ~10%.

    Le coin des conseils et observations diverses :

    • J'ai été étonnée de voir nombre de vainqueurs sur un podium sans entrainement. J'ai aussi vu mon bon résultat au VAMEVAL après 5 mois de convalescence... Il est certain qu'entre le repos et donc le bon usage de ses potentialités naturelles à la course et le surentrainement menant à la perte de performances, mon cœur balance.

    Il me fallait trouver l'intérêt de l'entrainement du coureur amateur. Les séances de qualité comme le fractionné sur piste, les séances de pliomètrie, éventuellement les exercices de respiration enseignés en sophrologie, en relaxation ou en yoga, ... offrent cette possibilité de trouver des solutions aux multiples situations rencontrées en trail et ainsi à disposer de la capacité de ne pas souffrir pendant la course et donc de profiter au mieux de sa passion. Par exemple ici vous lèverez davantage les genoux mimant vos foulées bondissantes, ici vous utiliserez la respiration abdominale pour vous relâcher et profiter d'une meilleure oxygénation, là vous relèverez le torse gagnant en tonicité et donc bénéficiant d'une foulée plus efficace... Bref, un ensemble de possible à structurer peut-être mais 1000 et 1 petites solutions pour plus de plaisir !

    • Une remarque concernant la nutrition du sportif en course et dès l'arrêt de l'effort :
    Elle concerne l'absorption d'aliments en course, absorption (mais aussi hydratation) qui sera meilleure si vous l'absorbez avant de boire. En effet, l'arrivée d'aliments dans l'estomac va déclencher l'ouverture de celui-ci pour la vidange gastrique ce qui évitera à l'eau absorbée ensuite de rester dans l'estomac. Ne pas oublier de boire suffisamment tôt dans l'effort car la déshydratation accentue le phénomène de rétention d'eau. Enfin, après l'effort, penser à ne pas boire de l'eau "pure" mais  la couper avec du jus de fruit par exemple ou du miel. la présence de solutés, de glucides, facilité le passage de l'eau à travers la barrière intestinale et donc l'hydratation des tissus.

    February 08

    Trail Glazig : Un retour convainquant !

    En attendant mon compte-rendu voici un lien sur picasa et d'autres photos souvenir que j'ai reprises dans le diaporama ci-contre : Voyez les sentiers rencontrés, l'ambiance générale depuis la préparation de la course jusqu'au casse-croute des bénévoles en passant par une présentation des divers stands...
    Un super récit et un bel hommage à l'association "Dunes d'espoir" ici !



    Article Ouest-France du vendredi 6 février 2009,
    Olivier Le Guern sera l'un des favoris à Plourhan. : Xavier Bonny Olivier Le Guern sera l'un des favoris à Plourhan.

    Trail Glazig de Plourhan. Avec 1 800 engagés toutes distances confondues, il y en aura pour tous les goûts, ce week-end à Plourhan. Le plateau s'annonce très relevé.

    Pour cette 8e édition du Trail Glazig, Samuel Bourges et toute son équipe sont aux anges tant leur épreuve a trouvé un retentissement extraordinaire, puisqu'ils seront pas moins de 1 800 à s'élancer sur les différentes distances proposées et sur des parcours inédits entre terre et mer. Et il y en aura pour tout le monde, à commencer par la course de nuit (noz trail) qui rassemblera plus de 500 partants, samedi, à 19 h, pour 15 km dans la campagne plourhanaise.

    Cette course en nocturne sera jumelée avec le 30 km du dimanche matin avec un classement général sur les deux épreuves, formule qui a séduit 250 coureurs.

    Pour ce classement général, on misera une nouvelle fois sur Olivier Le Guern, double vainqueur de l'épreuve en 2006 et 2008, deuxième en 2007. Le coureur de l'UA Langueux visera une nouvelle fois la gagne mais il devra composer avec les quatre coureurs du Team ASICS, Alain Bohard, Nicolas Demaillacq, Enrique Gérard et Franck Bussières qui ne viennent pas à Plourhan en touristes. Le Morbihannais Christophe Malardé, un des cinq meilleurs trailers français en 2008, sera également à suivre de près, tout comme le triathlète Laurent Suppy.

    Sur les autres distances, on fera confiance à Denis Caillibot, Emmanuel Lebouc, Gérard Le Quéré, Stéphane Le Duc ou encore Eric Guilloux, mais il y a tellement de coureurs inconnus, puisque venant de 50 départements, qu'il est très difficile de dégager des favoris.

    Les femmes seront largement représentées, et la bagarre promet d'être belle entre Cathy Saulnier et Marie-Françoise Daniou sur le 30 km, tandis que sur le 22 km, la victoire devrait se jouer entre Virginie Govignon et Alexandra Hénin. Enfin sur le 16 km, on suivra plus particulièrement Gwénaëlle Chardon (Endurance 72). A noter que les engagements sont définitivement clos.

    Le programme. Samedi, 19 h Noz trail (15 km). Dimanche, 9 h cani-trail ; 9 h 40 départ des 30 km ; 9 h 50 le 22 km ; 10 h les 16 km et 10 h 10 les 9 km.

    Ouest-France

    August 05

    Compte-rendu de la 6000D - 27juill08

     

    Arrivée à la Plagne…

    Dans l’impossibilité de passer 3 semaines en altitude pour l’acclimatation, nous sommes 3 bretons : Gilbert, Xavier et moi-même arrivant donc le soir même du trail des 2 lacs, samedi 26 juillet 2008.

    Nous prenons l’avion (oui, c’est pas écolo tout ça…) vers midi à Brest pour arriver vers 14h30 à Lyon. Nous récupérons une voiture de location à l’aéroport pour filer sur la Plagne. A 17h30 nous repérons le lieu de départ de la course, la salle polyvalente où nous dormirons et le lieu de la remise des dossards.

    Il pleut à cause de l’orage.

     

    Dîner champêtre…

    Rapidement nous rejoignons la pasta party où un animateur de grande qualité tente tant bien que mal de détendre la salle que je trouve fort concentrée ! Le repas est plutôt correct avec une bonne platée de pâtes assaisonnée si besoin avec de la sauce bolognaise ou carbonara, des grelots (petits saucissons du coin), du fromage du coin, possibilité de yaourt, une part de flan … Enfin de quoi être rassasié !

     

    pastaparty1

     

    L’endroit reste assez bruyant et notre fatigue associée au stress nous amènent à quitter la salle de la Plagne pour redescendre à Macot La Plagne. A nouveau notre regard se porte sur les pentes assez verticales qui bornent la vallée. On retrouve le nom de villages que nous allons traverser le lendemain. Forcément devant cet inconnu qui se dévoile assez brusquement : l’hésitation de chacun est grandissante. Nous revenons sur les temps que nous avions prévus. Bien sûr ils sont revus à la hausse !

     

    Au dodo…

    Le rez-de-chaussée de la salle polyvalente est déjà complet. 2 bénévoles nous proposent un lit de camp enfermé dans une housse. C’est très propre : neuf peut-être ?

     

    dortoir

    Nous ne ferons pas salle comble à l’étage. Cela sera suffisant car il fait déjà bien chaud. Les ronflements intempestifs seront très supportables jusqu’à ce que sonne ma montre : 5h du matin…

     

    C’est bien 3h avant le départ… direction le hall d’entrée où une table, 2 chaises et le bar seront bien utiles pour la préparation du petit déjeuner. Quelques-uns prennent l’initiative d’allumer les lumières du hall… Puis de la grande salle. Tant pis pour ceux qui voulaient profiter encore un peu de la nuit.

    Non sans désordre je réussis à m’habiller, préparer mes affaires pour la course, déjeuner et ranger mon sac dans les temps. Le jour s’est levé discrètement pendant nos préparatifs et nous voilà prêts à reprendre la voiture pour rejoindre le point de départ de la 6000D situé au niveau de la base nautique de Macot la Plagne. Une fois dans la vallée, les nombreux panneaux nous permettent de retrouver notre chemin.

    Le parking est vaste. Il est 7h10, nous sommes assez tôt pour choisir notre place. Nous retrouvons Stéphane LEDUC et Maurice THEPAUT. Il faut beau. Arrivés près du sas de départ mes yeux parcourent la foule à la recherche des traileurs de renom comme Corinne FAVRE ou Dawa SHERPA.

    La pression monte un peu. Je ne m’échaufferai pas, échauffement que les autres trouvent inutile… A chacun sa manière de se plonger dans l’ambiance et de se détendre avant le grand départ !

    La voix du speaker est plus ou moins dissimulée au milieu du brouhaha général puis vient le moment de passer dans le sas et d’activer la puce électronique contenue dans le dossard. J’ai finalement abandonné la ceinture porte dossard pour les épingles permettant de mettre le dossard sur la poitrine comme insiste l’organisation de la course.

     

    Les tambours raisonnent faisant monter la tension des coureurs. Le décompte est déclenché… et c’est parti !

     

    6000d_musique

     

    Le parcours plutôt plat se vit dans la pénombre des sous-bois. Mes foulées se callent à un bon rythme : je me remémore les conseils de Sonia SEMMAD ("Pars à ton allure de croisière, soutenue mais facile, et dès que le bitume commence à prendre un peu de pente, ralentis sensiblement pour ne pas commencer à taper dans les réserves")

    En effet, juste le temps d’y penser, sauf peut-être le temps de quelques regards jetés vers l’avant pour rechercher le tee-shirt vert de Corinne Favre et le soleil inonde le macadam, la horde de coureurs s’élève devant moi. On tourne d’abord à droite, puis à gauche et puis… Les spectateurs sont déjà nombreux à cet endroit de la course. C’est parti, on va manger du dénivelé pendant au moins une heure ! Mes pieds foulent déjà la terre souple du sous-bois !

     

    Ca monte : Premiers pas marchés. Puis je reprends un petit trot sur quelques foulées. Avant de s’engager sur la pente, Sonia m’a encouragée en me disant qu’il fallait que je me donne car j’avais les capacités de réussir. Alors « Au trot mademoiselle, si vous le permettez ! »

    L’alternance du pas et du trot permet de gagner du terrain sans saturer les muscles des jambes. Coté cardio ça tourne bien. Il faut faire quelques choix dans les lacets en sous-bois. Couper tout droit et doubler quelques coureurs ou bien prendre le lacet, ne pas se bruler les jambes mais ne pas progresser non plus. Je choisis de couper quelques lacets afin de rester dans les foulées de Gilbert TOUDIC dont le gwen a du honore la Bretagne en ces terres montagnardes (nom du drapeau breton blanc gwen et noir du pour les non-initiés) Nous montons relativement bien puisque nus doublons pas mal de gens. Comme cette ascension me paraît facile je suis assez sereine !

     

    Bientôt nous quittons le chemin forestier, empruntons un peu de bitume pour plonger à nouveau dans l’ombre. Une ferme en bois et une dame appuyée contre. Oui, je lui fais un signe auquel elle me répond le visage illuminé par un large sourire : c’est la petite dame interviewée dans la vidéo de la 6000 D 2007 visible sur le site web de la Plagne. C’est amusant de croiser cette personne qui me paraît familière !

     

    Bientôt dans un chemin en pente (et oui !) et à découvert des personnes ont installé une table sur laquelle on peut saisir un verre d’eau : Quelle agréable attention !

     

    Ca continue, ça monte encore et soudain la foret disparaît. L’alpage s’installe, nous sommes aux alentours de 1200m d’altitude. Bientôt un coureur m’invite à regarder sur ma gauche : le Mont Blanc et son voile de neiges éternelles impose le respect !…. Et me motive ! Qu’on est bien à la montagne ! Justement le photographe nous invite à un large sourire pour la photo. Cela tombe bien, j’ai de la gaieté à en revendre !

     

    virg_aime_foxphoto

     

    Je double bientôt la 3e féminine à l’occasion d’un petit raidillon poussiéreux : 2e motivation ! Un traileur m’avait raisonnée juste avant alors que j’étais sur ses talons. Apparemment elle était alors plus en difficulté que moi.

    Je regarde ma montre : 1 700m ! Aime 2000 est toute proche !

     

    Le reste de la course je le vivrai en 3e position. C’est amusant car les spectateurs aiment vous le rappeler. J’ai adoré l’ambiance de ce trail. En montagne, et surtout sur cette course où l’ascension se prolonge, la marche permet de discuter un peu avec les personnes venues nous encourager !

     

    6000d_spectateurs

     

    1e ravitaillement (la Plagne centre – Alt.1980m) : je fais le plein de boisson énergétique, un verre d’eau, un verre de coca et un morceau de banane. Voilà 1h40 que je suis partie. Mes doutes sur la quantité de boisson dont j’allais avoir besoin n’étaient pas fondés (j’ai tant lu que la montagne déshydrate davantage) Sur moi j’avais 200mL d’eau pure et 800mL de boisson énergétique. C’était suffisant pour les 12 premiers kilomètres (attention ici mieux vaut parler en terme de dénivelé : 1300m D+)

     

    C’est reparti. Le soleil est généreux mais l’altitude atténue ses effets coté thermomètre. Je repense à ma stratégie de course, plutôt à celle de Sonia. Avant la roche de Mio tu prendras un gel complet et tu boiras bien là dessus, tu feras de même juste avant l’ascension du glacier. Cela aide à supporter les effets de l’altitude, le manque d’oxygène.

    Oui, le manque d’oxygène, voilà un adversaire qui m’est totalement inconnu. Je marche en montagne chaque année mais le rythme de l’ascension n’est pas le même, le corps a le temps de s’adapter.

    Quoi qu’il en soit, pour le moment je suis dans les temps pour faire ma course en 6 heures et cela me motive bien. Je sais que Josiane peut revenir et, à chaque fois que j’ai croisé son mari sur le parcours, ma langue me démangeait de lui demander si Josiane était proche.

     

    Je trouve l’’ascension de la roche de Mio (Alt. 2700m) facile malgré le fort dénivelé. Les sentiers sont larges, la chaleur n’est pas étouffante. La caravane de coureurs s’est bien étirée maintenant, il y a ceux qui ont choisi de marcher plus calmement, ceux qui se sont arrêtés plus longuement au 1e ravitaillement… Je ne vois plus Gilbert. Xavier dot être derrière. Le pauvre a eu un souci de santé dernièrement et son médecin lui a conseillé de ne pas trop se dépasser.

    1e descente sérieuse sur un sentier très large, rocailleux, en lacet. Cela fait du bien. Je me retrouve bonne descendeuse. J’allonge bien, je me méfie des virages serrés et je fais attention à ma position afin de ménager mon dos et mes genoux. Seule ma sacoche me gène un peu, trop mobile à mon goût. 3km de descente ( – 208m ) 2h40 que je cours et nous rencontrons le 2e ravitaillement (et 3e ravito) au col de la Chiaupe (Alt. 2490m). Les 1e ne sont pas encore descendu du glacier.

     

    L’ascension du glacier se fait assez progressivement d’abord. Il faut dire que je regarde davantage mes pieds que le paysage. On ne compte plus sur la pelouse pour amortir la foulée depuis longtemps mais on peut commencer à compter les gros cailloux ! Le pente s’accentue, le sentier est plus étroit. On peut mettre d’abord les mains sur le genoux, puis sur les cailloux pour prendre appui !

     

    6000d_montee_p-gal

     

    Je retrouve bientôt Stéphane Leduc. Je suis réellement surprise : Il souffre beaucoup du manque d’oxygène ! Il a signalé à Gilbert qui l’a dédoublé un peu plus tôt qu’il sentait les battements de son cœur dans ses oreilles. Je continue malgré cela car je ne peux pas vraiment l’aider. Bientôt les tambours de la fanfares accompagnent les cris des spectateurs : C’est le sommet ! J’arrive alors dans les talons de Gilbert avec lequel nous allons faire des glissades sur les névés. En effet, à peine passée le point de ravitaillement en eau au sommet que nous nous engageons sur la partie enneigée et glacée du parcours. Je n’ai pas de crampons aux pieds et avec un parcours en descente il n’en faut pas davantage pour me faire tomber sur le derrière. Je glisse immédiatement et trouve cela bien plus sûr que de me remettre sur mes pieds. Il faut tout de même rester vigilant car des blocs émergent ça et là de la glace !

     

    6000d_neige

     

    Rapidement la glace disparaît et c’est parti pour une belle descente jusqu’au ravitaillement du col de la Chiaupe (qui et aussi le 2e ravitaillement après la roche de Mio) On croise les coureurs qui n’ont pas encore atteint le glacier. Je ne manque pas de les encourager même s’ils m’encouragent. Ils doivent avoir un peu le même genre de pensées que j’ai eu lorsque j’étais à leur place et que j’ai aperçu Dawa Sherpa dévaler la même pente ! ça commence à être sérieux car il y a de gros blocs, les appuis sont peu fiables et il faut commencer à être sérieusement vigilant.

     

    Le ravitaillement est bien venu d’autant que je pense avoir fait le plus dur et que je me sens bien. Je n’ai pas du tout souffert du manque d’oxygène.

     

    Avec Gilbert nous repartons gaillards vers le chalet du carroley (40e kil - Alt.2042m) et le fameux col de l’Arpette ! Il faudra descendre 450m sur 5,4km avant de remonter joyeusement de 300m sur 2,5km... 

     

    Le soleil est haut dans le ciel. A mesure que l’on descend la chaleur se fait plus présente. Il y a moins de vent. Nous sommes un peu abrités par le surplomb rocheux. Bientôt on retrouve la pelouse alpine. Nous nous engageons alors dans ces sentiers de montagne creusés par les pas des promeneurs et les pluies d’orage.Oui vous savez, ces sentiers avec des monticules de part en d’autre dans lesquels on accroche ces bâtons de rando l’été !

    Tantôt on court dans le sentier, tantôt sur les monticules (Oups…La végétation endémique doit souffrir aussi). Le sentier alterne entre pente forte négative et soudaine et faux plat montant ou descendant. Ce faux plat montant est ce qui me gênera le plus. Peut-être demande-t-il plus de puissance dans les jambes ? J’avais la sensation de ne pas vraiment avancer, peut-être est-ce à cause de la chaleur ?

    La montée du col est le dernier passage difficile. Lieu possible du « negativ-split » pour celui qui a trop donné avant !

    Une seule portion bien raide de plusieurs centaines de mètres, sur un chemin rocailleux inondé de soleil et assez peu venté où vous voyez en haut la caravane des coureurs qui avance doucement vers le col. A ce stade Gilbert a pris de l’avance sur moi… oui, ce ne devait pas être seulement une impression : je n’avançais plus !

     

    Une fois le col passé on descend très vite sur la Plagne Bellecote.

    La pelouse est à nouveau bien grasse. Ca roule bien, c’est pas trop pentu, c’est agréable ! bientôt de nouvelles habitation apparaissent, j’entends les tambours et la voix du speaker. Bientôt on annonce la 3e féminine, je m’appellerai Jeannine pour l’occasion ;o)

    Je suis parfaitement bien à cet endroit. Je croise la mari de Josiane qui m’annonce alors 50min de descente (j’aurais mis 1h). Je serai donc en bas à 6h.

    Je quitte le village et m’engage dans la descente qui est d’abord très raide. Je crois que j’ai atteint les fameux cinq derniers kilomètres de descente en continue mais j’avais oublié qu’il y avait un replat de 2-3 km avec 2 p’tits coups de cul avant celle-ci. Et là, c’est dur pour le moral ! Plusieurs fois un faux pat montant de quelques pourcents vous coupe les pattes et surtout casse la préparation mentale solidement ancrée dans ma tête : descente, descente…DESCENDRE ! Cela semble une éternité avant que j’entende la voix de Stéphane Leduc qui revient sur moi : « J’ai fait le trou entre la 4e féminine et moi, on y va ! »

    Et c’est parti ! On termine alors le faux plat et on s’engage dans la descente. Ca file vite. Le sentier est tantôt gras, notamment en sous-bois, tantôt souple dans un chemin dont l’herbe a été asséchée par le soleil. Les passages au soleil ou à l’abri du bois alternent joyeusement et l’altimètre s’affole. De nombreux points de passage coupent la route qui descend en lacets alors que notre parcours est direct, plongeant droit sur la base nautique.

    S’il faut décrire les sensations ressenties, j’utiliserai les paroles de Stéph’ : « A force les cuisses brûlent comme lors d’une séances d’électrostimulation ! » On serre les dents tout en faisant l’effort de rester souple au cas où…

     

    Il y aura ce fichu caillou et ma chute. Je ferai les 150 derniers mètres de sentiers à l’épaule de Stéph, bien incapable de poser ma jambe droite solidement, et avec une jambe gauche qui commençait à gémir de devoir porter tout mon poids.

     

    Stéph repris sa route après s’être assuré que j’étais entre de bonnes mains et il terminera en 6h12. Aujourd’hui je sais que j’ai été sage de m’être arrêtée plutôt que de courir après le podium et la 2e place du challenge salomon. Dans un mois et demi j serai sur pied sans avoir eu à subir d’opération, de vissage-dévissage…

    Trailers, soyez conscients de ce que vous engagez lors de votre participation à un trail comme la 6000D. la montagne, qu’on la marche ou qu’on la court, offre des dénivelés et avec eux de beaux dangers que votre fatigue accentue !

    Bien assise sur une chaise au bord du chemin en attendant les pompiers j’ai vu certains coureurs arriver à ce point de passage dans un tel état que je me suis demandé comment ils avaient réussi à arriver jusqu’ici sans manquer un virage, comment ils avaient réussi, eux, à rester sur leurs 2 jambes !

     

    L’arrivée… 2km de bitume avec encore un peu de descente, le passage d’une voie ferrée qui surplombe la base nautique… je l’ai découverte le lendemain à l’occasion d’un pique-nique improvisé !

     

    La suite de mon we fut plus tourmentée que prévue mais j'ai tout de même pu assister à la remise des prix et j'ai eu la chance de gagner 2kg de grelots !... Merci de votre soutien à tous ! La pilule est finalement bien passée grâce à vous tous ! Le trail est une grande famille de gens sympathiques !

     

    Mon bilan : :

    • Organisation bien faite même si je ne peux rien dire de ce qui est proposé sur le lieu de l’arrivée. L’inscription comprend tout ce qui peut intéresser le coureur qui vient de loin : pasta party festive, repas d’après-podium où l'on peut retrouver des bénévoles croisés sur le parcours, tee-shirt technique avant la course, tee-shirt de finisher, possibilité de lit de camp (à réserver) dans une salle polyvalente tout confort !
    • Spectateurs au rendez-vous (il y a même des bretons qui m’ont donné rendez-vous sur le sentier côtier !) : c’est une vraie fête ! Merci à tous pour vos encouragements !
    • Climat idéal puisque rafraîchi la veille par l’orage (... qui a rendu certains passages un peu gras sur le retour mais en Bretagne, on y est habitué !)
    • L’option avion-voiture de location à plusieurs assez relativement économique pour qui s’y prend assez tôt pour réserver.
    • On peut être un coureur en plaine et assurer sur une course de montagne en la préparant avec des séances de VMA en cote de 1 à 1’30, des séances d’escaliers et quelques gros trails à dénivelé cumulé comme le trail de la vallée de Chevreuse ou Guerlédan dans l’année.
    • Un piège à éviter : la montée du col du Carroley pour trailer ayant tout donné avant !
    • Coté positif n°1 : J’ai bien fait de suivre le plan « affûtage » et d’écouter mon corps durant les 3 semaines qui se sont écoulées entre le trail du Bout du Monde et la 6000D,
    • Coté positif n°2 : Gestion alimentaire avant et pendant la course maintenant plutôt satisfaisante,
    • Coté positif n°3 : Je me suis découvert une bonne adaptation à la course de montagne. Maintenant faut y mettre un peu plus d’audace !
    • Coté positif n°4 : Mon entrainement était bon puisque je n’ai pas vraiment souffert musculairement et que j’ai très bien récupéré !
    • Coté positif n°5 : Les 5 derniers kilomètres très pentus et donc très difficiles et risqués seront peut-être modifiés l’an prochain pour offrir un final plus cool (ça n’enlèvera rien à la beauté du parcours !)

    6000D-09

    July 29

    Résultats de la 6000 D 08 : Ni tout à fait finisher, ni tout à fait 3e féminine...

     
    Photo sans titre
    Photo Endurance Mag.
     
    En attendant mon compte-rendu, vous pouvez visionner les photos disponibles sur le site d'Endurance Mag  ou encore celles de JMFV (cliquer sur les liens)

    Vous pouvez aussi lire le CR du site du Challenge National Salomon ainsi que visiter le site de La Plagne ou encore visionner les vidéos suivantes :

         
    6000 D 19eme édition en vidéo
    par Savoie-actu

     
    Et ci-dessous visible sur www.kikourou.net by Jean-Chris :
     
      
    6000D
    par jccasa
    ... En attendant la visite chez le chirurgien orthopédiste jeudi prochain, je me renseigne sur les CERS...

    @bientôt !

    July 09

    L'Bout du Monde... Pour tous mais c'était si bon !

    Avant de reprendre mon entrainement pour la 6000D je voulais saluer Fabrice et ses traileurs du Bout du Monde, ses bénévoles et tous les spectateurs qui ont bien voulu s'exposer à la folie des éléments ce dimanche pour nous encadrer, nous coccooner, nous encourager, nous sécuriser, nous faire sourire aussi !
     
    Imaginez vous à leur place, après des mois de préparatifs forcément motivés par l'espoir d'une journée aussi ensoleillée qu'en 2007, être obligé de remballer le matériel déjà installé dans l'enclos de la Pointe St Mathieu le samedi à 16h pour l'amener dans un gymnase à 4km de la cote, de la mer et son splendide panorama !
     
    st mathieu 21jan2007 0031 
     
    Alors bien sûr il y a des râleurs,... On vous comprend messieurs mais n'êtes-vous pas de la famille des trailleurs ?
    Suffisament "maso" pour apprécier d'avoir le nez fouté par les embruns vous rechignez à vous laisser timidement emporter par le zef  jusqu'à l'arrivée.
    4 kilomètres de plaisir en plus, ca ne se refuse pas ! 20' de plaisir solitaire pour vous reposer ensuite bien au chaud, à l'abri du vent et vivre quantité de plaisirs partagés  : Par exemple sous les mains délicates des kinés, ou encore à vibrer en pleine Compex attitude.
     
    Voici ce que l'équipe des Traileurs du Bout du Monde nous avaient réservé dans le gymnase de Plougonvelin :
    • Une bonne douche chaude pour tous !!!
    • La fanfare invitée chaque année pour l'occasion,
    • Un délicieux repas à déguster en compagnie de vos amis les plus chers,
    • En plus d'offrir à chaque coureur un superbe tee-shirt made in RAMINE (qui expose à Plougouvelin durant juillet et aout) les coureurs ont reçu ...

    teeshirt_18_TBM08  teeshirt_TBM08

    • une oeuvre d'art soit de ramine, soit de Brigitte COTTIN de Lanrivoaré (Tél. 02.98.84.36.12) qui exposait également dans le gymnase !

    podium1_TBM08

    Enfin, biensûr, les sponsors du challenge Salomon exposaient.

    Tri Running Brest doit recevoir les nouvelles Wings corrigées de leurs principaux défauts (point dur au lassage, poids revu à la baisse)

    Pour ma part j'ai trouvé le départ depuis le vélodrome assez sympa. Nous avions un petit parcours pour nous échauffer ce qui est important pour déstresser un peu. La grosse difficulté apparait tardivement dans le bois de St Anne puisqu'emporté par le peloton et en descente, on ne se rend pas trop compte des premiers kil' qui défilent.

    Je finis par connaître si bien le sentier côtier que j'ai pris grand plaisir à enchainer les grimpettes et les escaliers. J'ai trouvé sympa de faire le petit crochet qui précède l'arrivée au Minou. D'une part on quitte un peu le sentier, ensuite on peut poser pour la photo lors du retour sur le sentier côtier : ça j'aime bien Tire la langue

    Sensations fortes autour du Minou : Vous dévalez vers le phare et soudain vous vous faites bousculer joyeusement par le vent qui en une fraction de seconde vous pousse soudainement, vous tire vers l'arrière et vous transporte à nouveau de l'avant. Il faut alors rebrousser chemin et découvrir ces poursuivantes ! Cathy, Laurence entâment leur descente vers le phare... Bouh ! ca glasse le sang un instant, ça vous coupe les jambes et puis, en bonne compétitrice, vous saisissez l'occasion de ne pas vous endormir ! Fabrice, oui, je serai sur le podium et bien placée ! Chaud

    Après le phare du Minou, les blocos de Toulbroc'h, puis une première plage à Trégana et enfin le ravitaillement au bout de la plage de Plougonvelin.

    A cet instant je suis bien. D'après les bénévoles je maintiens la distance qui me sépare de la 1e, Aurélie. Inutile de chercher à la remonter. Mon objctif est de tenir mes temps, ma vitesse, afin de rester à distance des filles qui me suivent. N'entendant pas les spectateurs acclamer de nana dans mon dos je reste assez sereine.

    Un verre de coca et c'est reparti. Mon objectif : faire 3h à St Mathieu. Je sais qu'il reste les 2 petites montées de Bertheaume puis ces petites relances très proches les unes des autres sans vraiment être très longues sauf à la grève de Keryunam. Je me raisonne à ne pas me fixer st Mthieu comme lieu d'arrivée car il est vrai que je m'étais parfaitement conditionnée pour l'arrivée dans l'enclos ! 

    St mathieu : 3h04, contrat perso rempli ! Maintenant "pilote automatique" je règle l'allure et j'observe l'horizon. Pas de gymnase, des virages au bout de grandes lignes droites de 400 à 800m se succèdent. Je suis seule sauf les spectateurs qui remontent le chemin. Le décompte est lancé, j'attends les bruits de sono mais le vent n'est pas à mon avantage...

    Puis les éclats de voix s'élèvent, un dernier virage, des maisons,... Des spectateurs inattendus, des amis que je vois peu sont là, c'est super ! Je veux faire mes petits sauts sur la ligne d'arrivée mais tout de même, ce dernier effort en faux-plat montant m'a un peu diminuée...

    Oufff ! Merci à tous, c'était un régal, un de plus !

    Le trail c'est une passion, ce sont des amis, c'est une famille, c'est donc aussi un peu ça la vie !

    Arc-en-ciel

    départ_jeanmi

     

    May 15

    La vidéo de Guerlédan par Mouss TV et mon CR

     
    Et ici pour de belles photos ! 
     
    Mon CR maintenant :
     
    Vous avez peut-être lu mon compte-rend du TVC, j'écrivais ceci : "Qui veut réussir et durer doit être patient !"
     
    On peut dire que j'ai su appliquer !
     

    Au niveau de la préparation d'abord.

     

    J'ai d'abord su prendre le temps de récupérer du TVC.

    J'ai ensuite lu pas mal de doc' pour savoir ce qui pouvait expliquer que mon estomac se remplisse d'eau de la sorte, au point de me faire manquer des podiums alors que tout se présentait bien au départ.

     

    Bilan

    Coté récup' : Je me sens plutôt bien au départ de Guerlédan. La kiné, nouvelle venue dans ma pratique, m'a probablement aidé à récupérer et surtout me donne se petit coté "professionalisme", recherche de compétitivité... La course se joue aussi dans la tête n'est-ce pas ?! Alors Merci M. Béllec (kiné avec piscine rue Anatole France à Brest)

    Mes jambes ne me font plus souffrir, je dirais même que j'ai gagné en puissance sans perdre en tonicité. Les séances de cote associées au vélo me sont profitables.

    Coté gastro-entérologie je serai irréprochable avant Guerlédan ! Dernier verre de vin rouge une semaine avant (oui, toujours avec modération bien sûr lors de la pause hebdomadaire du vendredi soir mais pas juste avant un gros objectif), pas de charcuteries non plus, d'aliments qui passent mal, moins de fibres (certains légumes et fruits frais) 3 jours avant,... Et surtout une hydratation irréprochable ! Enfin j'ai aussi appliqué la technique de prendre des aliments de récupération après mes entrainements intensifs pour régénérer plus vite les réserves de glycogène musculaire.

     

    Pas de petit déjeuner trop copieux mais plutôt le p'tit déj habituel qui passe bien (de toute façon j'ai mal dormi, un peu trop anxieuse, et j'ai du mal à avaler mon p'tit déj') Un verre d'eau avalé au levé du lit complète le 1/2L bu avant le coucher. Une bouteille d'eau dans la voiture, une barre de fruits secs pour le fructose destiné à éviter la déplétion en glycogène hépatique 1h avant le départ et un peu de boisson d'attente (une fois sur 2 lors des prises de boisson)

     

    Malgré cela je suis anxieuse : mon estomac me laissera-t-il en paix ?

    J'ai prévu de charger plus en boisson sucrée et finalement, les propos d'autres coureurs avant le départ me feront vider une de mes petites fioles pour y mettre de l'eau pure...

    Je pars avec 2 fioles de 220mL d'eau pure et 1 bidon de 600mL d'eau sucrée (AC+ anti-crampes) J'ai décidé de commencer à prendre des gels isostar semi-liquide dès 20 minutes de course par toutes petites bouchées...

     

    La course.

    Je suis en 3e ligne, Josiane est devant. Il y a cathy  et Patricia : le plateau est relevé. La 1e du challenge Salomon et 2 bretones plutôt douées en trail...

    Je décide de partir "à mon rythme". A peine 200m et je double Josiane. Je pensais me fier à son expérience et partir avec elle mais là, elle ne va pas assez vite à mon goût. Nous avançons calmement sur le bitume et bientôt Patricia me double, puis une autre nana que je ne connais pas. Tant pis, la course est longue : je continue en restant à l'écoute de mes sensations. Cool, cool !!!

     

    Il va faire bon ! Le soleil est là et la Bretagne n'a pas été gatée ces temps-ci il va falloir gérer la chaleur. Je pense avoir souffert d'une légère insolation mais c'était peut-être de l'hyperglycémie ponctuelle (à vérifier)

    L'ascension du champs qui marque le début du parcours est  passée, viennent bientôt les ardoisières où nous sommes un peu ralentis. Il est temps d'apprécier le paysage car ensuite il faudra faire attention où on met les pieds !

    Tranquilement je me laisse emporter dans les descentes et je maintiens une bonne allure sur le plat. En cote un peu de zel mais sans excès : pas question de faire des acides lactiques dès maintenant. D'ailleurs, dèjà en vue de la 6000D je m'applique à marcher vite dès que la pente est trop forte à mon gout.

     

    Bientôt je remarque un coureur qui m'avait escorté à la Chevreuse après le dernier ravito. Je remarque sa manière de faire : Il est très cool en montée. On dirait qu'il fait de la rando de montagne ! Il semble super détendu. A plat il trotte à bon rythme et en descente il est quasi împossible à suivre. Je me prends au jeu : C'est parti ! je crois que pour Guerlédan ce sera la clé de ma réussite en plus on se régale en descente !

     

    Après les photographes de Trégnanton je n'ai toujours pas vu Jacques Salaun. Il faut que je double Patricia dans une bonne descente, que j'arrive au bas acclamée par les spectateurs (qui ont dû lire mon nom dans le journal car je n'ai jamais vécu telles acclamations!) pour le voir. Je suis maintenant 1e à ce stade de la course où rien n'est joué puisqu'on a même pas parcouru 15km mais je suis déjà super contente qu'il me voit ainsi car il sait que ce podium me tient vraiment à coeur, lui qui m'a mis sans le vouloir "le pied à l'étrier" en m'offrant un dossard pour Riantec !

       

    Ravitaillements et troubles gastriques (je reprends l'intitulé du TVC)

    Et bien je choisis de boire un verre de coca, 2 verres d'eau (car l'eau "embarquée n'est pas suffisante!) et de manger 2 morceaux de bananes à chaque ravito !

    Ca marchera à merveille ! 

    J'ai également imité mon coureur de l'occasion en buvant plusieurs grandes gorgées d'eau à une bouteille lors d'un ravitaillement improvisé sur une table abandonnée au milieu du parcours ! Ca a marché ! ;o)

    Bilan : Et si en fait, je ne mangeais pas assez, si je ne m'hydratais pas assez avant ?!!!

    Mon ravito solide : Un isostar par heure (mangé très progressivement) + un 1/3 de gel overstim en cas de coup de pompe (qui étaient peut-être de l'insolation à ce moment là je ne sais toujours pas) L'eau sucrée en alternance avec de l'eau pure, est prise à distance des prises de sucré. Le sucré est toujours accompagné d'une bonne gorgée d'eau pure.

     

     

    Bilan :

    Une course au mental, aidée d'abord par ce coureur que j'ai ensuite abandonné comme il me l'avait encouragé à faire, après qu'il est joué le rôle d'un excellent métronome. J'ai réussi à maintenir une vitesse constante, bien encouragée par les spectateurs et par mes amis, Jacques, Virginie, qui ont su m'encourager et me conseiller alors que je n'avais plus d'eau (40' avant le 3e ravito : ce fut assez dur à gérer d'ailleurs mais de savoir où est le ravito, aussi loin soit-il c'est forcément bon !) ou que la fin approchait et que, toujours en tête, Josiane et Cathy remontaient sur moi ...

    Une course au mental où chaque foulée était réfléchie en cote comme en descente (6 000 D oblige !) où chaque prise alimentaire semblait décisive, où les dernières descentes forcément plus douloureuses étaient courues à un rythme soutenu pour récupérer le temps "perdu" en cote, pour ne pas laisser mes adversaires revenir car, malgré tout je les imaginais à mes quelques dizaines de mètres derrière. Ouahah la pression et ... la délivrance quand, après la rivière et toujours pas d'acclamations pour ma poursuivante derrière moi, je courais vers la ligne d'arrivée pour ma 1e grande victoire cette année !

     

    Sur cette course j'ai gagné une victoire "avec ma tête que mon corps a volontiers accompagné" c'est ma 1e victoire et elle est très personnelle. Si j'ai été la meilleure en cette occasion et l'occasion étant là je la savoure : ce mois de mai 2008 m'a comblée !!!

     

    Maintenant rien est gagné. Le corps n'est pas une machine.

    Demain c'est tout ma vie pour vivre d'autres superbes occasions, découvrir d'autres horizons magnifiques et plus ou moins inaccessibles sauf entrainement sérieux, c'est le respect de soi et l'amour du trail pour déplacer de montagnes ou les gravir faute de mieux ;o)

     

    Guerlédan c'est du casse-patte, ca vous use les guiboles, ca peut vous causer des ampoules aussi ;o) Mais c'est beau, c'est varié, ombragé, ensoleillé, sec ou dans l'herbe grasse, sur de spontons ou dans les racines et la caillasses "branlantes"... ya de tout et donc y en a pour tous les gouts !

    Bien à vous !

     

     

     
    Et maintenant voici la prochaine grosse course à venir : La 6 000D !
    April 25

    CR du TVC 2008 sur yanoo.net

    Voici mon compte rendu du trail de la vallée de Chevreuse, publié sur le portail des courses en Bretagne mené de mains de maître par Jacques Salaun !!!
    Photo sans titre
    Le CR ici ! et ci-dessous :
     

    Un petit compte-rendu du trail de la vallée de Chevreuse (le TVC pour les intimes ;o).

     

    Au niveau de la préparation d'abord.

     

    A la mi-janvier je reprends l’entraînement après ma 1e vraie pause dans mon court passé de coureuse. Objectif majeur : Faire 4 épreuves du challenge Salomon Endurance Trail 2008. Après ce break un peu long j’ai repris trop vite. Ma faible expérience et ma motivation m’ont mené à la blessure. Je me suis donc présentée plutôt « fraîche » au TVC mais avec très peu de kilomètres dans les jambes, et surtout très peu de cotes puisque mon médecin m’a autorisé à reprendre il y a un mois mais en m’interdisant les dénivelés... Mon genou finit par se faire oublier ! Inscrite sur un trail de15km aux lavandières (Quemperven – 22) dernier test avant la Chevreuse ! Tout se passe bien ! J’irai à la Chevreuse sans demander d’avis médical…

    Comme quoi on peut écouter ce vieil aphorisme arabe « Ne baisse jamais les bras, tu risquerais de le faire deux minutes avant le miracle »

     

    Bilan, ce sera un départ à l’aveuglette,  motivée par mes résultats de 2007. C ‘est parti pour la 2e épreuve du challenge, ses 52Km et 2000D+ (autant D-) et ses « 100 coups-de-cul » légendaires. La course sera un peu plus difficile qu’en 2007, avec des conditions climatiques moins favorables, quelques difficultés supplémentaires et une distance accrue : 53,6 km au total et 2125 m de D+ (selon GPS embarqué)

     

    La course.

    *Samedi après-midi…

    Après 6h de voiture depuis Brest, arrivée à 16h30 à Auffargis. La reconnaissance du parcours est écourtée par les grosses gouttes de pluie qui s’abattent sur nous. La météo du we s’annonçait pluvieuse voire neigeuse et ventée : On prend cet avant-goût des choses pour acquis et pourtant…

     

    L’accueil est sympathique. Nous recevons nos dossards et découvrons le profil. Un bénévole nous décrit le terrain, des chemins en dévers, de bonnes bosses et de beaux panoramas si le ciel est clément. Le parcours pourrait s’avéré glissant avec la pluie. Le profil est en dents de scie car l’échelle des altitudes est toujours dilatée par rapport à l’horizontal pensais-je alors… Je reste avec mes préjugés : oui, des bosses mais on est habitués aux relances en Bretagne… Il y aura 3 ravitaillements régulièrement espacés, donc 4 tronçons quasiment identiques. On repasse par un chemin déjà parcouru pour joindre l’arrivée qui s’achève par environ 2 km plats « interminables »…

    Ce qu'il faut c'est estimer son temps de course : moi ce sera 6 heures (ou plus si genou douillet) et déterminer la fréquence cardiaque moyenne en conséquence : là je pensais 75-80%…. Sauf motivation de podium ?!

     

    *Dimanche matin…

     

    Levé à 5h dans un hotel à 6 km du village. La nuit a été courte… Ah ! L’excitation d’aller se faire plaisir et d’en découdre avec ces fameuses bosses ! On nous a conseillé d’arriver 1h à 40 minutes avant le départ prévu à 7h car les places de parking sont chères. En effet à peine sortis de l’hôtel nous venons compléter une caravane de voitures roulant vers Auffargis. Les bénévoles nous guident calmement : Il faut se garer le long de la route à l’entrée du village, en gardant 2 roues sur le bitume : Il a plu toute la nuit, les fossés sont gras !

     

    Avec un petit quart d’heure de retard le départ est lancé. Quelques kilomètres en faux-plat montant pour la mise en jambe et c’est une 1e petite bosse qui sert de mise en jambe. Ca y est, je suis fixée : La pente des sentiers est forte ! Elle est suivie d’une portion plane un peu boueuse passant à travers forêt et la plaine en lisière de forêt. Au bout de 2 ou 3 côtes on est vite fixé : les « montagnes russes » dessinées sur le profil sont belles et bien réelles ! 90 paraît-il ? là je n’ai pas poussé le vice jusqu’à les dénombrer ! Très rapidement, dès les premiers cinq kilomètres, le long cortège des concurrents s’étire. Le ciel bleu ravira les premières heures de course, nous livrant un soleil radieux jouant à cache-cache avec les arbres flamboyants du sous-bois : Un régal pour le traileur ! Certains auraient rencontré des animaux. Le parcours de ce trail est superbe ! Des surplombs de vallée en sous-bois qui, à cette époque, ne cache pas l’horizon faute de feuillage. Des rochers, du terrain souple, voire un peu boueux parfois cette année mais cela ne peut qu’adoucir les descentes n’est-ce pas ?! On peut relancer souvent grâce aux descentes, on peut jouer, ce qui me ravit !

     

    La partie entre le ravitaillement 2 et 3 était assez usante parce qu’un peu plus boueuse et plus vallonnée. Hors piste entre rochers et les arbres debouts et couchés, des sections presque verticales en montée comme en descente. Oui, voici un trail qui vaut le détour !

    Beaucoup de montées sont franchies en marchant lorsque l’élan gagné de la descente s’efface. Je m’efforce à courir jusqu'à un certain degré de pente ou dès que la pente s’aplanit. On finirait par s’y habituer ! Coureur sachez qu’il faudra attendre les 2 derniers kilomètres pour courir sans à-coups !

    Souvent en présence d’autres coureurs j’ai tout de même veillé à chercher le balisage. Un groupe s’est trompé au départ et le parcours sinueux masque parfois la rubalise. Le balisage était très bien fait.

     

       

    Ravitaillements et troubles gastriques :

    J’achève 1e tronçon en 1h40 (+16km) au 1e ravito où on ne trouve que de l’eau. Au 2e ravito (29e km à 3h20) je suis toujours avec Sonia, la 2e féminine. Mes troubles digestifs commencent à être gênants. J’ai été trop superficielle dans ma préparation coté nutrition. Je n’ai pas fait de course longue depuis 7 mois et j’ai beaucoup souffert l’an passé coté digestif. J’ai tendance à faire de la rétention d’eau dans l’estomac. La vidange gastrique ne s’effectuant pas je préfère ne plus boire et ne plus prendre de gels plutôt que d’aggraver le phénomène et c’est la déshydratation et l’hypoglycémie qui me guettent… En fait, après diverses lectures, ce serait un cercle vicieux…(Voici 3 causes possibles des troubles gastro-intestinaux : Siroter une boisson plutôt que boire par parce que les grandes quantités quittent l'estomac plus rapidement ; Si vous êtes déshydraté les liquides quittent moins bien l'estomac et enfin la 3e cause possible : les gels fournissent beaucoup de glucides par portion. Il faut les accompagner de beaucoup d'eau sans quoi ils ne quitteront pas l’estomac ! Banane(ok, pas cool dans le sac…), barres ou biscuits de fruits secs sont parfois mieux tolérés...)

     

    Au 2e et 3e ravitaillements vous trouverez une grande variété de produits pour vous ravitailler et notamment de la boisson énergétique (www.godrink.fr )

     

    Grosse galère digestive entre le ravito 2 et le 3 (qui sont les mêmes… Pour certains c’est le 1e passage ici…) : J’arrive au kilomètre 44 à 5h20. Prête à baisser les bras les bénévoles me conseillent de prendre le temps de manger du solide, quitte à vomir ce sucre qui me détruit. Un coureur me fait cette remarque : « Si tu abandonnes aujourd’hui, tu t’en voudras demain ». 15 minutes de repos. Je me ravigote. Je pars dans la foulée de 2 coureurs dont un coureur calme et régulier (c’est beau l’expérience !) Je finirai par les perdre de vue. Je finis et je suis comblée d’avoir terminé : merci à tous !

     

     

    Bilan :

    Finalement je finirai en 7h04 (115ième sur 485 finishers, 5é féminine, 3e SE).

    Josiane Piccolet m’a doublé vers 4h de course. Elle me met 40 minutes : Chapeau ! Dire qu’elle arrivait derrière moi au 1e ravito alors que je commençais à m’en éloigner... A quand les conseils d’entraînement et d’alimentation proposés par de grandes dames du trail ?!Dès le départ j’ai évité de partir derrière, dans le peloton où on se fait piéger par les goulots d’étranglement, puis j’ai pris le rythme de Sonia Semmad qui termine 2e. C’est sympa de pouvoir bavarder avec tout ce petit monde sans barrières. Je retiendrai les conseils

    de Sonia Semmad : Savoir gérer sa course (s’économiser dans les cotes, gagner du terrain sur le plat sans se griller et gérer les descentes musculairement parlant), éviter de trop parler (J’ai du mal à me retenir de bavarder…) garder un œil sur ses rivales voire établir des stratégies de course, apprendre à s’alimenter, trouver la bonne ration...

     

    Sur cette course, vu l’inclinaison de certaines pentes et leur fréquence d’enchaînement, il est difficile d’atteindre des vitesses faramineuses mais chacun peut chercher à dépasser ses limites. Il faut avoir les chevilles solides sur ce parcours exigent, d’autant que la fatigue en augmente la difficulté.

     

    Quoiqu’il en soit je me suis régalée. Je suis partie très à l’aise sur ce parcours! Le balisage est parfait, les bénévoles sont extra ! Les Bretons ont encore brillés à cette course. Tout d’abord il y a David Pasquio, le vainqueur en 4h54 :44 mais on retrouve aussi Maurice Thépaut (13e) et Stéphane Le Duc (16e) de la Breizh team et qui ont déjà participé à la 1e épreuve du challenge, ainsi que des coureurs de Plaintel, de l’asso Yanoo.net… Ils sont partout ces bretons !!!

     

    Petite séance de récupération grâce à l’électrostimulation proposée sur le site… Je mettrai quand même plusieurs jours à éliminer l’acide lactique et réparer de petites lésions musculaires (En « préventif » l’entraînement est essentiel, en « curatif » la kiné et la piscine sont très bénéfiques !)

     

    Un dernier mot de débutante sur le trail longue distance : Qui veut réussir et durer doit être patient ! …