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    June 28

    Conseils en nutrition by Bran GO2store.fr

    L'aubrac a été pour moi l'occasion de confronter mes habitudes de nutrition avec celles de l'équipe du team GO2.
    Le week-end a été plus qu'enrichissant : Bran nous a fait partager son expérience de terrain....
    Ne manquez pas les conseils de Bran en cliquant sur l'onglet "conseils" puis sur "préparation sportive" ici !


    Menus "déstokage" et période de meilleure assimilation des antioxydants

    Printemps et été sont propices aux compétitions. Vous vous "encrassez" lors des entrainements, lors des compèt', et peut-être lors d'apéro ou autres barbecues,... Vous savez que le sportif  met son corps en état de stress, que son corps demande des suppléments en vitamines et minéraux mais vous vous demander ce qu'il vous faut manger et quand. Des chercheurs ont trouvé quelques réponses.
    Nous allons d'abord vous proposer quelques menus de "décrassage" puis je vous résumerai les résultats des dernières études sur l'assimilation optimale des vitamines et minéraux chez le sportif d'endurance.

    1. Démarrer un programme de "déstockage" tout en préservant une énergie optimale (d'après le magasine Santé intégrative de mars/avril 2009)
      • Les grands principes : 
        • Choisir des aliments très riches en micronutriments vitaux,
        • Éliminer les calories "vides",
        • Préparer les aliments cuits dans l'eau avec de l'Hépar ou de la contrexeville (ex. thé, riz, légumineuses...)
        • Ne pas dépasser 100g de poisson ou de viande par repas,
        • Prendre 2 cuillères à soupe d'huile oméga 3  (exemple ici)et d'huile d'olive (ne pas se tromper avec la mention "1e pression à froid" : voir ici) par jour.
        • L'huile sera intégrée dans l'assiette avant de déguster et non à la cuisson,
        • Légumes en conserve ou surgelés conservent leurs qualités nutritionnelles et peuvent donc être consommés faute de produits frais.
      • Menus,
        • Lundi : PDèj : Thé vert, fruit de saison, yaourt soja nature ou nature bifidus et oléagineux natures/Déj : crème de betterave à la coriandre fraîche, filets de sardines marinées servis avec des pâtes agrémentées de ratatouille, carré de chocolat/ Diner : soupe de légumes variés avec coquillettes et un fruit de saison.
        • Mardi : PDéj Thé vert, fruit de saison, pain 1/2 complet biologique et une cuillère à soupe de pâte à tartiner aux amandes/ Déj : crudités diverses, saumon mariné à l'huile d'olive, bol de riz basmati, carré de chocolat/ Diner : courge butternut à la crème de soja et un fruit de saison.
        • Mercredi : PDéj : Thé vert, fruit de saison, pain 1/2 complet biologique et une cuillère à soupe de pâte à tartiner aux noisettes/ Déj : un 1/2 avocat citronné à la moutarde ancienne + une viande blanche avec des légumineuses parfumées à l'huile d'olive, ail, persil + carré de chocolat/ Diner : Une soupe de courge avec pain 1/2 complet biologique avec de l'huile de colza biologique + un fruit de saison,
        • Jeudi : PDéj : Thé vert, fruit de saison, yaourt soja nature ou nature bifidus et oléagineux natures/ Déj : 2 sardines à l'huile sur lit de radis noir + tofu nature sauté aux champignons et aux oignons + purée de pois chiches à l'huile d'olive basilic + carré de chocolat noir/ Diner : Salade mixte de tomates, haricots blancs, olives et oignons rouges et un fruit de saison,
        • Vendredi : PDéj : Thé vert, fruit de saison, pain 1/2 complet biologique et une cuillère à soupe de pâte à tartiner à la noix de cajou/ Déj : Crèpes de riz fourrées au Shiitaké sautés + crevettes sautées sur lit de salade de choux + carré de chocolat/ Diner : Une soupe de lentilles/carottes + un fruit de saison,
        • Samedi : PDéj : Thé vert, fruit de saison, yaourt soja nature ou nature bifidus et oléagineux natures/ Déj : Fonds d'artichauts tièdes au curry + thon germon sur lit de salade tomates/olives/oignons rouges + carré de chocolat noir/ Diner : Soba (pates japonnaises au sarrasin) à la crème de soja avec huile de colza biologique et tamari + un fruit de saison,
        • Dimanche : PDéj : Thé vert, fruit de saison, pain 1/2 complet biologique et une cuillère à soupe de pâte à tartiner aux amandes / Déj : Sauté de foie de volaille aux graines de coriandre + Tofu nature sauté à l'ail avec patates douces cuites à la vapeur + une boule de sorbet fraise (vérifier sorbet sans lait ) / Diner : Une soupe de tomates-aubergines avec pain 1/2 complet et de l'huile de colza biologique + un fruit de saison,
    2. L'adaptation du système antioxydant de l'organisme,
      • Adaptation du système antioxydant :
        • S'entrainer c'est aussi entrainer des transformations biochimiques : Faut-il augmenter les apports en antioxydants ? Quelle est la réponse de l'organisme au stress imposé par l'entrainement ? Quelle relation existe-il entre la charge d'entrainement et l'augmentation des besoins nutritionnels en antioxydants ?... Nous allons tenter de répondre brièvement à ces 3 questions.
      • Les systèmes d'action antioxydants : ils ont deux origines
        • Le système endogène comprenant les enzymes "anti-rouille" qui fonctionnent avec du cuivre, du zinc, du sélénium et/ou du manganèse (SOD du cytosol, de la mitochondrie ou encore glutathion peroxydase)
        • Le système exogène : il trouve son origine dans notre alimentation. Il s'agit des vitamines E, C et des caroténoïdes.
        • Ces 2 systèmes fonctionnent de manière synergique. Si on ne laisse pas l'organisme adapter son système endogène par l'apport exagéré de suppléments on observe une chute de la production de protéines antioxydantes et votre organisme ne sait plus répondre efficacement seul !...
        • Les apports quotidiens doivent augmenter avec l'augmentation de la charge d'entrainement. C'est valable pour la vitamine C l'apport nutritionnel conseillé (ANC) est de 110mg/jour. Tous les 1000kcal supplémentaires dépensés il faut ajouter 100mg de vitamine C. Pour les autres nutriments on sait que l'augmentation dépend beaucoup du métabolisme du sportif considéré. Enfin en ce qui concerne le zinc on n'augmentera la consommation que de 1/2 de l'ANC car son ANC est déjà proche de la limite de sécurité !
      • Conseils pour le sportif :
        • Tout d'abord vous avez noté qu'il existe une grande variabilité individuelle quel que soit le nutriment considéré.
        • Ensuite on note qu'au delà de 4000kcal/jour les sportifs d'endurance n'atteignent plus les ANC en vitamine C.
        • Si le sportif augmente sa consommation en aliments riches en micronutriments (végétaux notamment) en parallèle de l'augmentation de sa charge d'entrainement il maintient sa densité nutritionnelle.
        • Il faut penser à augmenter la consommation de sélénium parce que les sols en sont appauvris et que cet élément est indispensable (fonctionnement de la glutathion peroxydase qui lutte contre l'augmentation de la conso en 02 et l'augmentation du processus inflammatoire)
        • NB : Les personnes les plus carencées sont les "sportifs du dimanche" qui ne surveillent pas leur alimentation et augmentent la consommation d'aliments à faible densité nutritionnelle et plein de calories vides ...
      • Bilans et observations :
        • Les conclusions citées ici se basent sur l'expression protéique, sur l'expression génétique et sur les mesures de concentrations plasmatiques. Ces dernières restent peu fiables.
        • Pour la plupart des sportifs les vitamines E et C ne sont pas consommées en quantités suffisantes (on ne connait pas à ce jour les conséquences cliniques de ces déficiences) mais la carence en zinc est la plus fréquente, notamment chez les femmes.
        • Les atteintes liées au stress oxydatif sont variables. On sait que chez les sujets trop peu ou trop entrainés il y a une augmentation de ce stress par rapport à l'efficacité des systèmes antioxydants --> Attention à la fatigue et au sur-entrainement pour ces systèmes !
        • La consommation de sélénium, de vitamines A, C et E est inutile en cas de surentrainement ! La seule période d'efficacité réelle est celle de l'affutage, période pendant laquelle le coureur diminue l'intensité des séances sans pour autant sacrifier à la qualité afin de "faire du jus" pour un objectif majeur de compétition.On ne parlera donc pas de supplémentation mais de complémentation puisqu'il s'agit simplement de retrouver l'apport nutritionnel conseillé !
    Pour plus d'infos : une publication en anglais et le site officiel de la société internationale en nutrition du sportif.



    July 20

    Les bienfaits de la spiruline mis en évidence !

    Un article intéressant pour les fans d'endurance : voir ici !
     
    Références : Preventive effects of Spirulina platensis on skeletal muscle damage under exercise-induced oxidative stress. H-K Lu, CC Hsieh, J-J Hsu, Y-K Yang, H-N Chou. Eur J Appl Physiol. 2006 ; 98:220-226.
    April 20

    L'importance de l'alimentation en endurance

    Ce que vous consommez dans les jours et les heures précédant une épreuve importante peut avoir un impact positif lors des courses au delà de 1 heure... 
     
    Objectifs,
    * Diminuer les risques d'hypoglycémie (donc fatigue, vertiges et difficultés de concentration)
    * Diminuer les risques de déshydratation (fatigue, crampes)
    * Diminuer les risques d'hyponatrémie (taux de sodium_vérifeir avec votre médecin avant d'augmenter votre prise de sels !)
    * Fournir l'énergie nécessaire au cerveau et prévenir la fatigue du système nerveux central
    * Partir serein !

    Préparation d'un trail long (ou d'une épreuve difficile) : --> Une alimentation qui permette "d'encaisser" l'entrainement et de se forger des réserves de glycogène musculaire satisfaisantes pour l'épreuve sans saturer le système digestif.

    S6 à S1,
    - Céréales complètes ou légumes secs associés à des légumes verts : 1 fois/jour à 2 fois/jours quand il y a sortie longue, seuil ou VMA
    - Pas de viande rouge les jours de sport intense
    - Pas de course à jeûn si durée supérieure à 1H30
    - Si 4 séances d'entrainement par semaine toujours prévoir une boisson énergétique (risque de déficit s'installant incidieusement ! Récup' + difficile)
    - Après sortie >2h toujours prendre boisson de récup + fruit, fruits secs (même si repas 30'après)
    - Bien s'hydrater
    - Si journée de repos on est fatigué : 1 dose de boisson riche en acides aminés ramidiés + collation à base de noix, noisette, amandes.

    Semaine précédent l'épreuve : Dimanche à mardi midi,
    - Moins de glucides* (-50 à 65%) tout en continuant l'entraînement prévu--> Epuiser le glycogène musculaire
    - Fruits et légumes verts à chaque repas --> Equilibre acido-basique
    - Poisson, viande blanche, oeufs, soja midi et soir
    - Quelques noix, noisettes, amandes et chocolat à 70% de cacao.
     
    RQ : La dernière séance d'entrainement du mardi, avec un peu de montée ou de changement de rythme, doit laisser ressentir une désagréable sensation de ne plus avoir rien dans les jambes ! --> Epuisement du glycogène sans sortie longue, donc sans casse musculaire et avec plus de fraîcheur pour SURCOMPENSER !
    Attention tout de même aux excès : pas question de vivre une hypoglycémie ou de tomber malade juste avant le trail !
     
    1* 2/3 du pain habituel le matin. Ni riz, pâtes, semoules, pomme de terre, lentilles, haricots secs, pois chiches, quinoa ou pâtisseries.
     
    Semaine précédent l'épreuve : Mardi midi au vendredi soir,
    - Repas "hyper glucidique" : 1 source de protéines animales, légumes verts, une huile et des féculents (X2/début de semaine) - Ex : 1 grosse barquette de pâtes ou de salade de riz au poulet avec tomate, oeuf, poivron, huile de colza/olive)
    - 3h après : Collation avec fruits, fruits secs, biscuits ou fruits oléagineux*
    - Repas du soir : Dominante glucidique ~ repas de midi,
    - Eviter de courir ou pédaler pour ne pas contrarier la mise en réserve.
    - Pas de viande rouge ou fromage à pâte dure dans les dernières 72H (pouvoir acidifaint)
    - Bien s'hydrater (1g de glucose fixé dans le muscle nécessite 2,7g d'eau)
     
    RQ : Juste après la dernière séance du mardi, prévoir une collation : Fruits secs ou banane ou jus de fruits ou boisson de récup'.
     
    1* Privilégier les fruits aux céréales car ces dernières sont acidifiantes.
     
    Semaine précédent l'épreuve : vendredi soir au samedi soir,
    - Eviter le lait (béchamel, flan, gâteau de riz...) -> Inconfort digestif
    - Réduire la conso d'aliments riches en fibres (Poireau, laitue, chou)
    - Eviter les crudités. Préférer légumes cuits en salade.
    - Diminuer la ration de fruits sauf compotes ou fruits cuits (limiter les fibres)
    - Eviter les légumes secs et la charcuterie (sauf le jambon)
    - revenir à des portions normales (Excès de féculents diminue la digestion -> Amylase s'épuise ! Ceci explique pb survenant chez les adeptes des PastaParty la veille d'une course ! + Ballonements)
    - La prise de probiotiques peut aider à lutter contre les problèmes intestinaux liés aux efforts de longue durée) Ex le "lactibiane voyage" de chez PiLeJe à prendre 1 fois par jours à distance des repas vendredi, samedi, le jour de la course et le lendemain.
    - Plats de base de ces 24h : Riz, pomme de terre (Car - acidifiants que les pâtes et le pain), légumes et fruits cuites, oeufs, poulet, poisson et desserts au soja. Eviter les plats "exotiques" et la restauration à l'extérieur si possible...
    - Boisson à profusion ! (boire 1/2L de liquide avant le coucher)
     
    Le JOUR J :

    - Préparer son camelbak le matin (le produit fermente la nuit !), recompter les gels (~30-60g/heure), préparer la boisson d'échauffement (330mL de boisson d'effort dans une bouteille d'eau minérale) --> Vous devez avoir tester votre technique alimentaire à l'avance !!! J'ai testé le gel antioxydant avant le départ de course le jour d'une épreuve clé et je l'ai payé... Il faut apprendre à se servir de ces machins là !!!* pensez aussi qu'on boit moins facilement en course qu'à l'entrainement !

    - Choisir un petit déj' optimal pour l'intestin et peu perturbateur de la glycémie (pris 2-3h avant le début de l'épreuve). Exemples,
       - Gâteau de semoule au lait d'amande, raisons secs et miel, une boisson chaude,
       - Pain au levain + beurre et miel, yaourt, fruits secs, boisson chaude,
       - Dessert vanille soja "Bjorg" + Flocons d'avoine ou de maïs, une banane, une boisson chaude
     
    Les meilleurs p'tits dèj' sont les vôtres !!! Savoir s'écouter, se connaître !
     
    On conseille de fournir 50 à 75g de glucides dans l'heure précédant une course (si le p'tit dèj est pris 3-4h avant) et de boire suffisamment*... Ou encore, si course en fin d'après-midi, de prendre un repas léger 2h avant : plusieurs scénarios sont enviseageables pourvu que vous les ayez testés à l'entrainement en les calquant sur des compétitions réelles !

    - Ne pas augmenter la conso de café -> Accélération du transit et mobilisation des réserves en glycogène du foie + aigreurs d'estomac.
    - S'hydrater suffisamment jusqu'à et pendant l'échauffement (on conseille 2L le matin de l'épreuve !)
    - Pendant l'échauffement boire la préparation de boisson énergétique prévue (si habituel!) --> Optimiser l'aptitude à utiliser les glucides amenés ultérieurement.
    - Boire ~500 à 700mL de boisson énergétique/heure (en 3/4 prises pour préserver le taux de glucose sanguin et le glycogène musculaire et hépatique) Pour les courses longues on peut absorber des gels ou des barres (1 gel = 200mL d'eau) On peut alterner boisson de l'effort et eau !... Il faut se connaître puis s'obliger à boire un nombre défini de bouteilles durant une course en veillant à espacer les prises régulièrement (tout ça s'améliore avec la pratique !)
     
     
    *Propos tirés de l'ouvrage Nourir l'endurance chez De Boeck, de Monique Ryan : Déboires digestifs du genre "Accumulation d'eau dans l'intestin"
    - 1e cause possible : Siroter une boisson plutot que, dès que possible, boire par rasades de 100-200mL toutes les 15 min--> En effet les grandes quantités d'eau ainsi absorbées quittent l'estomac plus rapidement !
    - 2e cause possible : Si vous êtes déshydraté les liquides quittent moins bien l'estomac (n'attendez pas pour commencer à boire !)
    - 3e cause possible : les gels fournissent beaucoup de glucides par portion. N'oubliez pas de les accompagner de beaucoup d'eau sans quoi ils ne quitteront pas votre estomac ! banane, barres ou biscuits de fruits secs sont parfois mieux tolérés...
    - 4e cause : Evitez les boissons à forte teneur en fructose pouvant entrainer des troubles gastro-intestinaux.
     
    AYEZ une bonne CONNAISSANCE des aliments que vous aimez et tolérez juste avant l'entrainement !
    (puisque vos contraintes professionnelles vous forcent souvent à manger sur le pouce justement, dans les 4 heures précédant l'épreuve !)
    Etablissez un plan alimentaire solide pour soulager votre esprit avant l'épreuve !
     
    Stratégie de récupération après un trail : Reconstituer des réserves et "réparer les dégats"

    - Dans les 20 minutes suivant l'épreuve ingérer un gel ou une boisson de "récupération" associant glucides (pour le reconstitution des réserves de glycogène musculaire) peptides riches en BCAA (acides aminés ramifiés pour le reconstitution musculaire) et vitamines (retour à la normale des processus nerveux et immunitaires)
    - Bien s'hydrater
    - Quelques noix, noisettes et amandes (Processus hormonaux, nerveux, fonctionnement des membranes cellulaires... dépendent de la présence optimales des acides gras essentiels oméga 3 et 6)
    - Manger des fruits et légumes (effet alcalinisant - Vitamines et micro-nutriments)
    - Eviter tout ce qui surcharge le processus de détoxification de l'organisme (charcuteries, matières grasses saturées,...)

    Par la suite :
     
    - Si le repas d'après course est plutôt léger, le lendemain il est possible de manger copieusement (le corps reconstitue ses réserves et réalise un gros travail de récupération) --> Ecouter son corps. Inutile de se goinfrer si vous n'en ressentez pas le besoin !
    - Manger des fruits et légumes,
    - Ingérer au moins 2 cuillérées à soupe d'huile (1/2 olive,1/2 colza) -> Controle de l'inflammation et circulation + aptitude ultérieure du muscle à brûler des graisses à l'effort
    - Manger du poisson gras 2 fois/semaine (thon, saumon, maquereau, sardine, anchois*)
    - Manger au moins une portion quotidienne de viande de volaille ou de poisson et, idéalement, manger un oeuf ou une portion de fromage tous les matins -> reconstruction musculaire et synthèses cérébrales (Fractionner les prises protéiques alimentaires améliore l'assimilation)

    1* Attention qualité nutritionnelle : Sardine en début de chaine alimentaire est moins "polluée" que le maquereau...(phénomène de bioaccumulation des toxiques le long des chaines alimentaires, métaux lourds...)
     
    ***************
    Des propos d'athlètes recueillis ça et là :
    Interview Karine Herry
    Karine : ma formation particulière en matière de micro-nutrition et mes rencontres avec divers spécialistes de la nutrition ont orienté mon alimentation quotidienne vers le régime crétois, avec des apports raisonnables de protéines animales et au contraire un apport végétal conséquent en céréales, légumes et fruits biologiques de haute valeur nutritionnelle. Je consomme aussi une diversité d'huiles bio de santé, comme l'huile d'olive, de colza, de noix, etc. pour leurs apports en oméga 3 ou oméga 6. Sans oublier des apports raisonnables en produits laitiers qui, en quantité importante, pourraient être pourvoyeurs d'irritations intestinales.
    Tout ceci avec bien sûr de l'eau et de temps en temps un petit verre de vin. J'ajoute à ceci des compléments alimentaires en fonction du suivi médical, de blessures rares nécessitant une approche plus pointue.
     
    Bruno (son compagnon et entraineur): on a des repères de progression, d'année en année, qui nous permettent de voir les effets de nos pratiques. Il y a énormément d'athlètes de haut niveau qui disparaissent subitement du circuit à la suite de problèmes physiques, de blessures, de démotivation parce qu'il y a eu à un moment donné une insuffisance du suivi au niveau de leur pratique nutritionnelle, par manque de connaissances ou manque de temps. Très rares sont ceux qui font carrière dans le domaine des longues distances.
        Par une meilleure compréhension de ce que doit être une bonne assiette, Karine a encore amélioré sa forme pour ne plus savoir ce qu'est un rhume alors que les coureurs de longue distance se blessent facilement, et peuvent avoir une saison chaotique. Pour Karine, tout se passe bien, hormis l'an dernier une récupération difficile après sa victoire au championnat de France de 100 km sous la canicule, due aussi à un certain relâchement de notre part dans les jours qui ont suivi. La sanction a été immédiate et nous avons redressé le chemin.
        Ces dernières années, une meilleure utilisation des huiles puis l'apport du jus d'herbe d'orge ont produit des effets évidents sur la santé de Karine qui a de lourdes charges comme mère de famille et médecin de campagne. Il m'est impossible de dire la part exacte de chacune de ses réformes mais, depuis un an, elle est capable de charges plus importantes à l'entraînement et de meilleures performances en courte distance où elle était manifestement bridée par la haute vitesse qui produit plus d'acide lactique. Le jus d'herbe d'orge qui rééquilibre sur le plan acide-alcalin apporte là un vrai gain.
    Mais même avec cette alimentation de type crétois, on peut avoir en hiver des fluctuations de forme. On se pose donc la question du manque de soleil de novembre à février et de l'intérêt d'une cure d'héliothérapie douce tant qu'on ne peut pas courir en short et maillot.

     
    *******************
    Interview Jérôme Trotter
    Avec une telle boulimie de sport ton alimentation doit être en conséquence ?
    --> Régime dissoscié RDS permet des réserves de glycogène optimales. 4 fois par an de phases hypoglucidiques.
    La course de montagne est un sport qui touche à l'ultra endurance... Suis-tu une alimentation spécifique ?
    --> Oui, conseillée par denis Riché :
    Bilan micronutritionnel avec habitudes alimentaires, réactions mentales et état psychologique, signes physiques qui découlent de l'alimentation. Quelques bilans sanguins avec test d'intolérances comme les oeufs, le soja, le lait ou le gluten... Je manquait alors d'oméga 3 !
    Depuis conso quotidienne d'huile de noix, de colza...Poisson des mers froides. Plus de 80% ds sportifs seraine carencés en acides gras essentiels.
    Ton alimentation a-t-elle évolué ?
    --> Oui, C'est avant tout un aspect important pour la santé en général. Je consomme bio autant que possible, je ne bois pas de lait de vache pour une question de tolérance (remplacé par lait de soja et d'amande) Tous les écarts sont mérités. je ne me prive pas, c'est dans ma nature. Le vendredi doir il y a toujours un p'tit verre de vin !
    Tes connaissances en matière de diététique dans ton quotidien ouen nutrition sportive sont plutôt...
    --> Pointues ! Tu connais la composition de quasiment chaque aliment et ce qu'il représente sur le plan énegrétqiue, pour un soucis de performance et de bien-être permanent.
    Quels genre de compléments alimentaires utilises-tu fidèlement ?
    --> Germe de blé, levure de bière, lécitine de soja, produits de la game PiLeJe, green magma, vitamine C, aliments punch power avec lait de soja, produits homéopathiques si maladie.
    Effets recherchés ?
    ëtre en bonne santé en général, bien réucpérer pour pouvoir avaler un gros volume d'entraienemnt, sur le long terme, vivre vieux et sportif !
    Menus types ?
    --> P'tit déj : banane, oeuf à la qoque, céréales complètes, fruits secs, oléagineux avec lait de soja et huile de caméline, pain confiture (au fructose ou sirop de riz) et purée d'amandes.
    --> Midi : légumes verts/protéines, yaourt au lait de brebis chocolat (plus féculents si séance en matinée)
    --> Soir : Féculents, yaourt au soja-dessert
    Une bonne bouffe, ça se mérite. Je ne modifie jamais ma façon de manger (plat en sauce o gras ou cuisine au beurre interdits !) Je regarde scrupuleusement la composition des aliments vendus.