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    August 28

    UTMB, Grand raid des Pyrénées... Encouragements !

    J'voulais envoyer un grand COUCOU à tous mes amis qui s'apprêtent à concourir sur l'UTMB ou le Grand Raid des Pyrénées !
    Attention aux cailloux ! lol
    Très sportivement...

    World Moutain Running Trophy 2008


    Aurélie DIDIER
    , 1e féminine au Trail du Bout du Monde le 6 juillet 08 dernier, est qualifiée pour le championnat du Monde de course de montagne 2008 !
    Elle fait partie de l'équipe de France qui sera en Suisse, dans la région de Sierre Crans-Montana, le 14 septembre 2008 !

    N'hésitez pas à suivre ses exploits !!!

    On lui souhaite tout ce qu'elle mérite !


    August 27

    La récup' s'annonce longue mais nécessaire

    Bientôt le 10 septembre et ma visite chez le chirurgien orthopédique.
    C'est avec un genou capricieux que je dois me résoudre à entamer la rentrée de septembre 2008.

    Les rencontres avec des "sportifs malheureux", des kinés, des médecins,... m'encouragent à privilégier une récup' douce : 6 mois à opter pour des sports "portés" comme la natation ou le vélo en considérant 1 ou 2 footing hebdomadaires comme nécessaires à la consolidation de l'articulation mais pas comme des séances d'entrainement ! Il y a tout de même de quoi se concocter un beau p'tit planning d'entrainement de triathlète et ne pas laisser filer les capacités cardiaques !

    On ne me verra peut-être pas sur le challenge Salomon l'an prochain bien qu'il ne faille jamais dire jamais !
    Il faut savoir être sage et ménager sa monture pour "trailer" plus longtemps ! En tout cas c'est ma bonne résolution du moment !

    Comme il m'est impossible de ne pas progresser dans un domaine ou dans un autre je me suis inscrite au Master 2 de la fac de médecine de Brest intitulé "Alimentation, droit, nutrition, santé" !
    Je n'hésiterai pas à rédiger quelques articles sur le sujet sur ce blog ! Ca peut forcément aider les trailers à performer !
    @bientôt !


    August 07

    Vidéo 6000D 2008 : une 'tite dernière pour la route !

     
    Parfois on a envie d'y retourner, de revoir les sentiers que nos pieds ont foulés..
    Ici la queue du peloton est à l'honneur,
    Merci JB de Kikourou.net !
     
      
    6000D
    par JB365grr
    August 06

    Course du Canigou et bilan du challenge Salomon Endurance 2008

     
    Dans le cadre du challenge Salomon Endurance, l'année 2008 se termine. Le trail de clôture a été la course du Canigou dans les Pyrénées. Un trail super technique dont l'ascension est terminée par la montée d'une cheminée.
    Il faut absolument voir ça : Cliquer ici pour lire le compte-rendu de la course, du challenge et surtout visionner les superbes photos !
     
    Félicitation à tous , à tous les trailers bretons et notamment Maurice qui a fait toutes les courses du challenge, et a terminé celui-ci en courant la course du Canigou et en la gagnant dans sa catégorie qui est celles des porteurs d'une charge de 8kg !
     
     
    Dans un mois il y aura présentation du programme 2009 du challenge Salomon Endurance !
     
    NB : On regrette un peu que l'équipe organisatrice ne nous invite pas à une fête de cloture du challenge... Bah, au moins en créant ce challenge j'aurais été amenée à voyager, visiter d'autres régions et donc rencontrer des gens vraiment extra ! Ca, ça n'a pas de prix !!!
    August 05

    Compte-rendu de la 6000D - 27juill08

     

    Arrivée à la Plagne…

    Dans l’impossibilité de passer 3 semaines en altitude pour l’acclimatation, nous sommes 3 bretons : Gilbert, Xavier et moi-même arrivant donc le soir même du trail des 2 lacs, samedi 26 juillet 2008.

    Nous prenons l’avion (oui, c’est pas écolo tout ça…) vers midi à Brest pour arriver vers 14h30 à Lyon. Nous récupérons une voiture de location à l’aéroport pour filer sur la Plagne. A 17h30 nous repérons le lieu de départ de la course, la salle polyvalente où nous dormirons et le lieu de la remise des dossards.

    Il pleut à cause de l’orage.

     

    Dîner champêtre…

    Rapidement nous rejoignons la pasta party où un animateur de grande qualité tente tant bien que mal de détendre la salle que je trouve fort concentrée ! Le repas est plutôt correct avec une bonne platée de pâtes assaisonnée si besoin avec de la sauce bolognaise ou carbonara, des grelots (petits saucissons du coin), du fromage du coin, possibilité de yaourt, une part de flan … Enfin de quoi être rassasié !

     

    pastaparty1

     

    L’endroit reste assez bruyant et notre fatigue associée au stress nous amènent à quitter la salle de la Plagne pour redescendre à Macot La Plagne. A nouveau notre regard se porte sur les pentes assez verticales qui bornent la vallée. On retrouve le nom de villages que nous allons traverser le lendemain. Forcément devant cet inconnu qui se dévoile assez brusquement : l’hésitation de chacun est grandissante. Nous revenons sur les temps que nous avions prévus. Bien sûr ils sont revus à la hausse !

     

    Au dodo…

    Le rez-de-chaussée de la salle polyvalente est déjà complet. 2 bénévoles nous proposent un lit de camp enfermé dans une housse. C’est très propre : neuf peut-être ?

     

    dortoir

    Nous ne ferons pas salle comble à l’étage. Cela sera suffisant car il fait déjà bien chaud. Les ronflements intempestifs seront très supportables jusqu’à ce que sonne ma montre : 5h du matin…

     

    C’est bien 3h avant le départ… direction le hall d’entrée où une table, 2 chaises et le bar seront bien utiles pour la préparation du petit déjeuner. Quelques-uns prennent l’initiative d’allumer les lumières du hall… Puis de la grande salle. Tant pis pour ceux qui voulaient profiter encore un peu de la nuit.

    Non sans désordre je réussis à m’habiller, préparer mes affaires pour la course, déjeuner et ranger mon sac dans les temps. Le jour s’est levé discrètement pendant nos préparatifs et nous voilà prêts à reprendre la voiture pour rejoindre le point de départ de la 6000D situé au niveau de la base nautique de Macot la Plagne. Une fois dans la vallée, les nombreux panneaux nous permettent de retrouver notre chemin.

    Le parking est vaste. Il est 7h10, nous sommes assez tôt pour choisir notre place. Nous retrouvons Stéphane LEDUC et Maurice THEPAUT. Il faut beau. Arrivés près du sas de départ mes yeux parcourent la foule à la recherche des traileurs de renom comme Corinne FAVRE ou Dawa SHERPA.

    La pression monte un peu. Je ne m’échaufferai pas, échauffement que les autres trouvent inutile… A chacun sa manière de se plonger dans l’ambiance et de se détendre avant le grand départ !

    La voix du speaker est plus ou moins dissimulée au milieu du brouhaha général puis vient le moment de passer dans le sas et d’activer la puce électronique contenue dans le dossard. J’ai finalement abandonné la ceinture porte dossard pour les épingles permettant de mettre le dossard sur la poitrine comme insiste l’organisation de la course.

     

    Les tambours raisonnent faisant monter la tension des coureurs. Le décompte est déclenché… et c’est parti !

     

    6000d_musique

     

    Le parcours plutôt plat se vit dans la pénombre des sous-bois. Mes foulées se callent à un bon rythme : je me remémore les conseils de Sonia SEMMAD ("Pars à ton allure de croisière, soutenue mais facile, et dès que le bitume commence à prendre un peu de pente, ralentis sensiblement pour ne pas commencer à taper dans les réserves")

    En effet, juste le temps d’y penser, sauf peut-être le temps de quelques regards jetés vers l’avant pour rechercher le tee-shirt vert de Corinne Favre et le soleil inonde le macadam, la horde de coureurs s’élève devant moi. On tourne d’abord à droite, puis à gauche et puis… Les spectateurs sont déjà nombreux à cet endroit de la course. C’est parti, on va manger du dénivelé pendant au moins une heure ! Mes pieds foulent déjà la terre souple du sous-bois !

     

    Ca monte : Premiers pas marchés. Puis je reprends un petit trot sur quelques foulées. Avant de s’engager sur la pente, Sonia m’a encouragée en me disant qu’il fallait que je me donne car j’avais les capacités de réussir. Alors « Au trot mademoiselle, si vous le permettez ! »

    L’alternance du pas et du trot permet de gagner du terrain sans saturer les muscles des jambes. Coté cardio ça tourne bien. Il faut faire quelques choix dans les lacets en sous-bois. Couper tout droit et doubler quelques coureurs ou bien prendre le lacet, ne pas se bruler les jambes mais ne pas progresser non plus. Je choisis de couper quelques lacets afin de rester dans les foulées de Gilbert TOUDIC dont le gwen a du honore la Bretagne en ces terres montagnardes (nom du drapeau breton blanc gwen et noir du pour les non-initiés) Nous montons relativement bien puisque nus doublons pas mal de gens. Comme cette ascension me paraît facile je suis assez sereine !

     

    Bientôt nous quittons le chemin forestier, empruntons un peu de bitume pour plonger à nouveau dans l’ombre. Une ferme en bois et une dame appuyée contre. Oui, je lui fais un signe auquel elle me répond le visage illuminé par un large sourire : c’est la petite dame interviewée dans la vidéo de la 6000 D 2007 visible sur le site web de la Plagne. C’est amusant de croiser cette personne qui me paraît familière !

     

    Bientôt dans un chemin en pente (et oui !) et à découvert des personnes ont installé une table sur laquelle on peut saisir un verre d’eau : Quelle agréable attention !

     

    Ca continue, ça monte encore et soudain la foret disparaît. L’alpage s’installe, nous sommes aux alentours de 1200m d’altitude. Bientôt un coureur m’invite à regarder sur ma gauche : le Mont Blanc et son voile de neiges éternelles impose le respect !…. Et me motive ! Qu’on est bien à la montagne ! Justement le photographe nous invite à un large sourire pour la photo. Cela tombe bien, j’ai de la gaieté à en revendre !

     

    virg_aime_foxphoto

     

    Je double bientôt la 3e féminine à l’occasion d’un petit raidillon poussiéreux : 2e motivation ! Un traileur m’avait raisonnée juste avant alors que j’étais sur ses talons. Apparemment elle était alors plus en difficulté que moi.

    Je regarde ma montre : 1 700m ! Aime 2000 est toute proche !

     

    Le reste de la course je le vivrai en 3e position. C’est amusant car les spectateurs aiment vous le rappeler. J’ai adoré l’ambiance de ce trail. En montagne, et surtout sur cette course où l’ascension se prolonge, la marche permet de discuter un peu avec les personnes venues nous encourager !

     

    6000d_spectateurs

     

    1e ravitaillement (la Plagne centre – Alt.1980m) : je fais le plein de boisson énergétique, un verre d’eau, un verre de coca et un morceau de banane. Voilà 1h40 que je suis partie. Mes doutes sur la quantité de boisson dont j’allais avoir besoin n’étaient pas fondés (j’ai tant lu que la montagne déshydrate davantage) Sur moi j’avais 200mL d’eau pure et 800mL de boisson énergétique. C’était suffisant pour les 12 premiers kilomètres (attention ici mieux vaut parler en terme de dénivelé : 1300m D+)

     

    C’est reparti. Le soleil est généreux mais l’altitude atténue ses effets coté thermomètre. Je repense à ma stratégie de course, plutôt à celle de Sonia. Avant la roche de Mio tu prendras un gel complet et tu boiras bien là dessus, tu feras de même juste avant l’ascension du glacier. Cela aide à supporter les effets de l’altitude, le manque d’oxygène.

    Oui, le manque d’oxygène, voilà un adversaire qui m’est totalement inconnu. Je marche en montagne chaque année mais le rythme de l’ascension n’est pas le même, le corps a le temps de s’adapter.

    Quoi qu’il en soit, pour le moment je suis dans les temps pour faire ma course en 6 heures et cela me motive bien. Je sais que Josiane peut revenir et, à chaque fois que j’ai croisé son mari sur le parcours, ma langue me démangeait de lui demander si Josiane était proche.

     

    Je trouve l’’ascension de la roche de Mio (Alt. 2700m) facile malgré le fort dénivelé. Les sentiers sont larges, la chaleur n’est pas étouffante. La caravane de coureurs s’est bien étirée maintenant, il y a ceux qui ont choisi de marcher plus calmement, ceux qui se sont arrêtés plus longuement au 1e ravitaillement… Je ne vois plus Gilbert. Xavier dot être derrière. Le pauvre a eu un souci de santé dernièrement et son médecin lui a conseillé de ne pas trop se dépasser.

    1e descente sérieuse sur un sentier très large, rocailleux, en lacet. Cela fait du bien. Je me retrouve bonne descendeuse. J’allonge bien, je me méfie des virages serrés et je fais attention à ma position afin de ménager mon dos et mes genoux. Seule ma sacoche me gène un peu, trop mobile à mon goût. 3km de descente ( – 208m ) 2h40 que je cours et nous rencontrons le 2e ravitaillement (et 3e ravito) au col de la Chiaupe (Alt. 2490m). Les 1e ne sont pas encore descendu du glacier.

     

    L’ascension du glacier se fait assez progressivement d’abord. Il faut dire que je regarde davantage mes pieds que le paysage. On ne compte plus sur la pelouse pour amortir la foulée depuis longtemps mais on peut commencer à compter les gros cailloux ! Le pente s’accentue, le sentier est plus étroit. On peut mettre d’abord les mains sur le genoux, puis sur les cailloux pour prendre appui !

     

    6000d_montee_p-gal

     

    Je retrouve bientôt Stéphane Leduc. Je suis réellement surprise : Il souffre beaucoup du manque d’oxygène ! Il a signalé à Gilbert qui l’a dédoublé un peu plus tôt qu’il sentait les battements de son cœur dans ses oreilles. Je continue malgré cela car je ne peux pas vraiment l’aider. Bientôt les tambours de la fanfares accompagnent les cris des spectateurs : C’est le sommet ! J’arrive alors dans les talons de Gilbert avec lequel nous allons faire des glissades sur les névés. En effet, à peine passée le point de ravitaillement en eau au sommet que nous nous engageons sur la partie enneigée et glacée du parcours. Je n’ai pas de crampons aux pieds et avec un parcours en descente il n’en faut pas davantage pour me faire tomber sur le derrière. Je glisse immédiatement et trouve cela bien plus sûr que de me remettre sur mes pieds. Il faut tout de même rester vigilant car des blocs émergent ça et là de la glace !

     

    6000d_neige

     

    Rapidement la glace disparaît et c’est parti pour une belle descente jusqu’au ravitaillement du col de la Chiaupe (qui et aussi le 2e ravitaillement après la roche de Mio) On croise les coureurs qui n’ont pas encore atteint le glacier. Je ne manque pas de les encourager même s’ils m’encouragent. Ils doivent avoir un peu le même genre de pensées que j’ai eu lorsque j’étais à leur place et que j’ai aperçu Dawa Sherpa dévaler la même pente ! ça commence à être sérieux car il y a de gros blocs, les appuis sont peu fiables et il faut commencer à être sérieusement vigilant.

     

    Le ravitaillement est bien venu d’autant que je pense avoir fait le plus dur et que je me sens bien. Je n’ai pas du tout souffert du manque d’oxygène.

     

    Avec Gilbert nous repartons gaillards vers le chalet du carroley (40e kil - Alt.2042m) et le fameux col de l’Arpette ! Il faudra descendre 450m sur 5,4km avant de remonter joyeusement de 300m sur 2,5km... 

     

    Le soleil est haut dans le ciel. A mesure que l’on descend la chaleur se fait plus présente. Il y a moins de vent. Nous sommes un peu abrités par le surplomb rocheux. Bientôt on retrouve la pelouse alpine. Nous nous engageons alors dans ces sentiers de montagne creusés par les pas des promeneurs et les pluies d’orage.Oui vous savez, ces sentiers avec des monticules de part en d’autre dans lesquels on accroche ces bâtons de rando l’été !

    Tantôt on court dans le sentier, tantôt sur les monticules (Oups…La végétation endémique doit souffrir aussi). Le sentier alterne entre pente forte négative et soudaine et faux plat montant ou descendant. Ce faux plat montant est ce qui me gênera le plus. Peut-être demande-t-il plus de puissance dans les jambes ? J’avais la sensation de ne pas vraiment avancer, peut-être est-ce à cause de la chaleur ?

    La montée du col est le dernier passage difficile. Lieu possible du « negativ-split » pour celui qui a trop donné avant !

    Une seule portion bien raide de plusieurs centaines de mètres, sur un chemin rocailleux inondé de soleil et assez peu venté où vous voyez en haut la caravane des coureurs qui avance doucement vers le col. A ce stade Gilbert a pris de l’avance sur moi… oui, ce ne devait pas être seulement une impression : je n’avançais plus !

     

    Une fois le col passé on descend très vite sur la Plagne Bellecote.

    La pelouse est à nouveau bien grasse. Ca roule bien, c’est pas trop pentu, c’est agréable ! bientôt de nouvelles habitation apparaissent, j’entends les tambours et la voix du speaker. Bientôt on annonce la 3e féminine, je m’appellerai Jeannine pour l’occasion ;o)

    Je suis parfaitement bien à cet endroit. Je croise la mari de Josiane qui m’annonce alors 50min de descente (j’aurais mis 1h). Je serai donc en bas à 6h.

    Je quitte le village et m’engage dans la descente qui est d’abord très raide. Je crois que j’ai atteint les fameux cinq derniers kilomètres de descente en continue mais j’avais oublié qu’il y avait un replat de 2-3 km avec 2 p’tits coups de cul avant celle-ci. Et là, c’est dur pour le moral ! Plusieurs fois un faux pat montant de quelques pourcents vous coupe les pattes et surtout casse la préparation mentale solidement ancrée dans ma tête : descente, descente…DESCENDRE ! Cela semble une éternité avant que j’entende la voix de Stéphane Leduc qui revient sur moi : « J’ai fait le trou entre la 4e féminine et moi, on y va ! »

    Et c’est parti ! On termine alors le faux plat et on s’engage dans la descente. Ca file vite. Le sentier est tantôt gras, notamment en sous-bois, tantôt souple dans un chemin dont l’herbe a été asséchée par le soleil. Les passages au soleil ou à l’abri du bois alternent joyeusement et l’altimètre s’affole. De nombreux points de passage coupent la route qui descend en lacets alors que notre parcours est direct, plongeant droit sur la base nautique.

    S’il faut décrire les sensations ressenties, j’utiliserai les paroles de Stéph’ : « A force les cuisses brûlent comme lors d’une séances d’électrostimulation ! » On serre les dents tout en faisant l’effort de rester souple au cas où…

     

    Il y aura ce fichu caillou et ma chute. Je ferai les 150 derniers mètres de sentiers à l’épaule de Stéph, bien incapable de poser ma jambe droite solidement, et avec une jambe gauche qui commençait à gémir de devoir porter tout mon poids.

     

    Stéph repris sa route après s’être assuré que j’étais entre de bonnes mains et il terminera en 6h12. Aujourd’hui je sais que j’ai été sage de m’être arrêtée plutôt que de courir après le podium et la 2e place du challenge salomon. Dans un mois et demi j serai sur pied sans avoir eu à subir d’opération, de vissage-dévissage…

    Trailers, soyez conscients de ce que vous engagez lors de votre participation à un trail comme la 6000D. la montagne, qu’on la marche ou qu’on la court, offre des dénivelés et avec eux de beaux dangers que votre fatigue accentue !

    Bien assise sur une chaise au bord du chemin en attendant les pompiers j’ai vu certains coureurs arriver à ce point de passage dans un tel état que je me suis demandé comment ils avaient réussi à arriver jusqu’ici sans manquer un virage, comment ils avaient réussi, eux, à rester sur leurs 2 jambes !

     

    L’arrivée… 2km de bitume avec encore un peu de descente, le passage d’une voie ferrée qui surplombe la base nautique… je l’ai découverte le lendemain à l’occasion d’un pique-nique improvisé !

     

    La suite de mon we fut plus tourmentée que prévue mais j'ai tout de même pu assister à la remise des prix et j'ai eu la chance de gagner 2kg de grelots !... Merci de votre soutien à tous ! La pilule est finalement bien passée grâce à vous tous ! Le trail est une grande famille de gens sympathiques !

     

    Mon bilan : :

    • Organisation bien faite même si je ne peux rien dire de ce qui est proposé sur le lieu de l’arrivée. L’inscription comprend tout ce qui peut intéresser le coureur qui vient de loin : pasta party festive, repas d’après-podium où l'on peut retrouver des bénévoles croisés sur le parcours, tee-shirt technique avant la course, tee-shirt de finisher, possibilité de lit de camp (à réserver) dans une salle polyvalente tout confort !
    • Spectateurs au rendez-vous (il y a même des bretons qui m’ont donné rendez-vous sur le sentier côtier !) : c’est une vraie fête ! Merci à tous pour vos encouragements !
    • Climat idéal puisque rafraîchi la veille par l’orage (... qui a rendu certains passages un peu gras sur le retour mais en Bretagne, on y est habitué !)
    • L’option avion-voiture de location à plusieurs assez relativement économique pour qui s’y prend assez tôt pour réserver.
    • On peut être un coureur en plaine et assurer sur une course de montagne en la préparant avec des séances de VMA en cote de 1 à 1’30, des séances d’escaliers et quelques gros trails à dénivelé cumulé comme le trail de la vallée de Chevreuse ou Guerlédan dans l’année.
    • Un piège à éviter : la montée du col du Carroley pour trailer ayant tout donné avant !
    • Coté positif n°1 : J’ai bien fait de suivre le plan « affûtage » et d’écouter mon corps durant les 3 semaines qui se sont écoulées entre le trail du Bout du Monde et la 6000D,
    • Coté positif n°2 : Gestion alimentaire avant et pendant la course maintenant plutôt satisfaisante,
    • Coté positif n°3 : Je me suis découvert une bonne adaptation à la course de montagne. Maintenant faut y mettre un peu plus d’audace !
    • Coté positif n°4 : Mon entrainement était bon puisque je n’ai pas vraiment souffert musculairement et que j’ai très bien récupéré !
    • Coté positif n°5 : Les 5 derniers kilomètres très pentus et donc très difficiles et risqués seront peut-être modifiés l’an prochain pour offrir un final plus cool (ça n’enlèvera rien à la beauté du parcours !)

    6000D-09

    Compte-rendu de la 6000D _ résumé

     

    La course des géants : La 6 000D

    http://www.la-plagne.com/ete/evenements.phtml

     

    Lieu de départ et d’arrivée : Base de loisirs de Macot la Plagne (alt. ~690m)

    Distance : 55km rallongés de 2km,

    Dénivelé positif : ~3000m fractionnés en environ 4 grosses cotes de plusieurs kilomètres.

    Dénivelé négatif : ~3000m fractionnés également en 4 grosses descentes.

    Types de terrain : sentier en sous-bois au départ et à l’arrivée, chemins souples d’alpage et pierriers avec quelques névés au-dessus de 2200-2400m. Vous trouverez 2-3 km de bitume au départ et pour rejoindre l’arrivée.

     

    Mon temps : 6h02 lorsque le chemin atteint la route, environ 2km avant l’arrivée (toute en descente) à Abandon pour blessure au genou.

     

    Difficultés du parcours :

    Selon les individus, il faut aimer les longues cotes, souvent marchées et avec de nombreuses relances au petit trot dès que la pente est plus douce. Il faut aimer dévaler les descentes à fort pendage et sur plusieurs kilomètres. Il faut être capable de reprendre une allure correcte lorsque le terrain redevient plutôt plat ou vallonné afin de grappiller du terrain. Eventuellement on peut être amené à courir ou « surfer » sur de la glace dure ou en train de fondre (il est 13h à 15h lorsque les coureurs accèdent au glacier)

     

    Mes temps de passage :

    1h40 au 1e ravitaillement à Plagne-centre,

    2h40 au col de la Chiaupe (2e ravito)

    3h40 au glacier

    vers 4h je repasse au col de la Chiaupe

    A 5h je suis à la Plagne bellecote.

     

    Coté cardio-fréquencemètre :

    Fcmax atteinte :            191 batt/min (ma Fcmax est à ~205 b/m)

    FC moyenne :               176 batt/min

    Temps passé entre 85 et 95% de Fcmax : 3h11

    Temps passé au-dessus de 95% : 0

    Temps passé en dessous de 85% : 2h50

    Vitesse verticale ascensionnelle : maxi 1300 m/h, moy 805 m/h

    Vitesse verticale en descente : maxi 3000m/h, moy 1435 m/h

     

    Ma préparation :

    J’ai commencé les trails longue distance avec le trail de Guerlédan 2007.

    Ma saison 2008 a commencé avec le trail des lavandières fin mars (13km) à Quemperven (challenge de la Solidarité) suivi immédiatement du trail de la vallée de la Chevreuse (51km_challenge Salomon Endurance)

    Il y aura la Rando Muco (15km_challenge de la Solidarité) le 27 avril qui précéda le trail de Guerlédan (52km_ challenge Salomon Endurance)le 11 mai.

    Un petit break puis le trail du Méné Bré (10km_ challenge de la Solidarité) me permet de me tester un peu. Ensuite vient le trail du bout du monde (39,5km_ challenge Salomon Endurance) et enfin la 6000D.

     

    C’est donc une année beaucoup moins chargée en compétitions que les années précédentes et beaucoup plus réfléchie en terme de récupération (semaine de régénération respectées, kiné et sauna) et de surveillance de l’alimentation (surtout les 7 jours précédant les grosses épreuves et recherche d’aliments qui me soient adaptés pendant un trail).

     

    Coté entrainement trail, cette année j’insère des séances spécifiques type VMA (30-30 à 1min30) en cote et je pratique le VTT et le vélo d’appartement afin de travailler le renforcement musculaire des jambes. Je suivrai pas avec assiduité les conseils préconisant de réaliser des séances de PPG spécifiques type chaise ou gainage.

     

    Coté « pied montagnard » je connais la montagne l’été ayant l’habitude de réaliser des périples de quelques 150 à 200km chaque été, en semi autonomie avec sac de rando de 15-20kg.

     

    J’ai préparé mes pieds afin de limiter la formation d’ampoules. La semaine précédent la course je pommadais mes pieds tous les soirs avec une crème type Nok. BILAN : Aucune ampoule à l’issue de la 6000D !

     

    J’ai suivi ma préparation alimentaire (notamment pas d’alcool et de plats gras contenant des graisses saturées, des charcuteries, des viennoiseries, …) durant les 10 jours précédant l’épreuve et recherche d’aliments peu acides ou alcalins lors des 4 derniers jours. L’hydratation a été maintenue satisfaisante autant que possible.

     

    Matériel emporté :

    Toilette/pharmacie

    Alimentation

    Vêtements

    6000D

    Bain douche,

    Serviette (2)

    Brosse à dents/dentifrice

    PQ

    Crème solaire

    Crème Nok (podo)

    Anti-moustique (non utilisé)

    Aspirine,

    Vitamine C

    Huile de massage,

     

    Sandwich (aller)

    Eau (très utile notamment pour p’tit déjeuner et préparation de la boisson énergétique de course )

    Ptit déj’ perso

    Bidon pour boisson d’attente,

    Barre de céréale 1h avt

    Alimentation de course

    Alimentation de récup’

    P’tit déj du lendemain matin.

    Pyjama

    Chaussures légères

    Chaussures de trail

    3 paires de chaussette,

    3 tee-shirt ou chemises

    Sweet léger

    Gore-tex

    Veste polaire,

    Pantalon de rando

    Short (massage ou après course)

    Sous-vêtements

    Lunettes de soleil

    Tenue de course, chaussures trail,

    Ceinture porte bidon,

    Epingles à nourrice (dossard)

    Casquette

    Gants de cycliste (non utilisés ici)

    Sifflet - Couverture de survie : n’étaient pas demandés

    Boisson énergétique,

    Gels, barres,

    Sporténine,

    Veste de course légère (pluie)

    Couchage

    Sac de couchage

    Tapis de sol (inutile cette fois-ci)

    Lampe de poche

    Boules Quiès très utiles !)

     

    Test du collant Skins :

     

    virg_glacier_endurancemag

     

    J’ai porté ce collant long en faisant confiance à une description du vêtement essentielle à mes yeux parce que je crains la chaleur : « Optimise la température corporelle dans des endroits froids et chauds ».

    Le collant est censé améliorer la circulation sanguine (retour veineux) et par-là même, réduire l’excédent d’acide lactique, concentrer la force et la puissance musculaire et réduire la vibration musculaire, améliorer l’endurance et enfin gérer l’humidité (+ traitement anti-microbien et protection UV)

     

    Mon bilan :

    Je n’ai vraiment pas ressenti de chaleur au niveau des jambes notamment lors du passage dans les endroits les plus chauds (voire étouffants) de la course : voici une des qualités que l’on peut attribuer sans risque au textile.

    J’ai réalisé une course en cote assez facile, réussissant à reprendre le trot assez régulièrement lorsque d’autres marchaient encore. La descente n‘a pas été particulièrement douloureuse. Ce sont plutôt les faux-plats avant la montée au Carroley et surtout après La Plagne-bellecote qui m’ont marqué.

    Doit-on attribuer ces « facilités » physiques au collant ou à mon entrainement ? Difficile ici de conclure.

    J’ai très vite pu remettre en service mes jambes après la course : le collant permettrait-il effectivement de réduire les douleurs musculaires après l’effort ?

    C’est un collant fort agréable à porter.

    Il maintient les muscles des jambes ce qui ne peut pas être mauvais compte tenu des chocs qu’encaisse le système veineux.

    J’avais lu sa fragilité à l’usure. Je peux certifier qu’il ne s’est pas déchiré lors de ma chute.

     

    Chaussures : Je n’ai pas utilisé les Wings de salomon. J’avais les Salomon XA pro 3D qui ont très bien fait l’affaire. De toute façon sans crampons, difficile de tenir debout sans glisser sur le glacier ;o)

    J’avais mis des mini-guètres. Je pense qu’elles m’ont évité de me soucier des gravillons qui auraient pu sauter dans mes chaussures lors des descentes dans la zone des pierriers.

     

    Ma montre Polar AXN 300 : très juste et efficace pour les calculs de dénivelés ! ça me remontait le moral de penser en mètres restant à gravir ou à descendre plutôt qu’en distance ;o)